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<title>Sauve toi Lola</title>
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<subtitle>10 ans avec un pervers narcissique</subtitle>
<updated>2012-05-17T16:53:44+02:00</updated>
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<name>Céc</name>
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<title>Ce serait donc la dépression ?</title>
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<updated>2012-05-16T23:46:47+02:00</updated>
<published>2012-05-16T10:20:00+02:00</published>
<summary> Mardi 15 mai 2012    Etait-ce la dépression ?   Depuis ce matin, je...</summary>
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&lt;strong&gt;Mardi 15 mai 2012&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Etait-ce la dépression ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ce matin, je suis à la télévision l'investiture du nouveau président de la République François Hollande. Le journaliste décrit alors le départ de l'ancien président qui, dit-il, après une longue période d'hyperactivité et de stress, risque de tomber dans une forme de dépression s'il ne retrouvait pas une autre activité compensatrice.&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/01/01/837270090.jpg&quot; id=&quot;media-3584208&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;depression.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Du coup, j'ai pensé à la cause de mon état de tristesse prolongé que je ne comprenais pas et que je ne nommais pas dépression (voir cette &lt;a href=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/archive/2012/01/09/j-11-pn-le-retour.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;note&lt;/a&gt;). Si je l'avais su, j'aurais peut-être demandé à un médecin la prescription d'un anxiolytique pour y faire face. Quelques lecteurs de mon blog m'avaient soufflé cette même raison, la dépression post-traumatique. Il m'est arrivée, pour insérer un lien, de retomber sur les notes sur les scènes de violence du passé (à partir de mars 2011). Cela me dérange toujours autant de les lire. En fait, je ne les lis pas, je survole à peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement, face à ces agressions quotidiennes, j'ai pu tenir en développant une sorte de carapace. Toute mon énergie était concentrée sur le fait de résister aux attaques de PN (mon futur ex-mari appelé pervers narcissique), je savais à quelle heure il allait frapper. Je savais plus ou moins ce qu'il allait dire. C'est comme si tout mon corps était arquebouté, tendu à l'extrême, dans un état de vigilance et de défense permanentes.&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/00/01/3321178308.jpg&quot; id=&quot;media-3584167&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;boxe.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Une fois que j'étais enfin partie de ma maison, à l'abri de PN, toute cette tension était retombée. J'ai été comme vidée. Je me sentais totalement vide, un corps en creux et qui résonne. Pas de joie. Pas de haine. Rien. Décompensation totale. Comme je ne revois plus mon psy, sans sa lecture analytique, il est des évidences que je ne découvre que maintenant. Heureusement, ce corps vide (et l'esprit bien sûr) ne se remplit à nouveau maintenant et petit à petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre jour, je n'étais pas allée à un cours de droit. J'avais déposé les enfants à l'école à 8h et je me suis arrêté à ce petit marché où j'ai désormais mes habitudes. Durant une heure, j'ai acheté des produits frais du coin, j'ai pris comme d'habitude mon pochon de mesclun qui vient de Pacé, la commune voisine, des tomates coeur-de-boeuf du papi bavard, des pleurotes à la maraîchère que je prends toujours pour un homme, etc. Mon esprit était entièrement tourné vers mon marché. C'est aussi une forme de méditation, ou plutôt une attention. J'ai ressenti, en portant mon lourd panier, une légèreté et un bien-être bienfaisant. A ce moment-là, j'ai eu envie de rester vivre à Rennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les makis&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme notre planning est beaucoup moins chargé en cette fin de préparation, je passe du temps à réviser avec Rosy. Je discute aussi longuement avec Tal sur les méthodologies des différentes disciplines. Je m'aperçois que Tal me donne pleins de conseils stratégiques pour réussir un devoir même avec des connaissances moindres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Tal, tu sembles avoir vraiment envie que je revienne ici l'année prochaine !&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Effectivement, en cas de réussite à un concours, nous revenons en janvier 2013 pour la formation initiale à l'exercice de notre fonction. Tal veut me voir réussir. J'ai l'impression que nous partageons des valeurs communes. Samedi dernier, elle avait déposé chez moi une assiettée de crêpes. Nous avons passé un moment à discuter au soleil avec nos enfants autour nous, ainsi que les enfants des autres camarades. Ce soir, après les cours, j'ai réalisé quelques makis avec ce que j'avais sous la main : des feuilles d'algue, du rizotto que j'ai mélangé avec du riz thaï, du jambon de poulet, du concombre et de la mayonnaise. Tout cela est bien loin des véritables makis mais c'était très bon. J'ai rendu à Tal son assiette avec quelques makis auxquels j'ai rajouté du gingembre en vinaigre. Elle a adoré et m'a donné en retour deux paquets de feuilles d'algue qu'elle n'avait pas le temps d'utiliser.&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/02/02/772533361.jpg&quot; id=&quot;media-3584155&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les révisions&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus j'avance, moins je me sens bien. Le programme est d'une vastitude sans nom et que je suis bien loin de couvrir. J'essaie d'avoir confiance et j'avance quand même. Tout ce qui sera su sera acquis. On verra bien après. Mais j'ai quand même l'impression d'avancer dans le grand vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis mon expérience de violence aiguë de la part de PN, lorsque j'ignorais totalement ce que je serais le lendemain, quel coup pendable il allait encore me faire, s'il n'allait pas se mettre à me frapper, si je n'allais pas devoir m'enfuir de la maison, j'avoue que j'ai appris à moins m'inquiéter face aux problèmes. Même si bien sûr il subsiste des peurs. Moi qui aime le confort des quotidiens ronronnants, je ne connais pas les contours de ma vie à 6 mois. C'est déjà un progrès sur le temps. Je ne sais pas encore si je vivrai en RP ou en Bretagne. Si ou bien quand je vendrai la maison. Quel métier j'exercerai à 6 mois. Je marche depuis un an sur un sol constamment mouvant. Je dois réajuster ma direction à chaque instant. Rien n'est tout tracé. &lt;strong&gt;Après tout, je fais l'expérience de l'impermanence, non ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<title>La mémoire</title>
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<updated>2012-05-12T11:57:38+02:00</updated>
<published>2012-05-12T11:53:00+02:00</published>
<summary> Samedi 12 mai 2012        Le premier concours débutera le 6/06/12....</summary>
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&lt;strong&gt;Samedi 12 mai 2012&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/02/02/10201569.jpg&quot; id=&quot;media-3578702&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;mémoire.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Le premier concours débutera le 6/06/12. Je ne vais pas décrire le programme de mes 3 concours, il y aurait de quoi se mettre une balle dans la tête ! (c'est juste une expression !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à il y a quelques jours, il m'était impossible d'apprendre et de retenir quoi que ce fût. Bon, je sais que je ne suis plus toute jeune, mais je suis quand même dans le processus de bachotage depuis deux ans. Mais ici, en prépa, je sens bien que c'est mon cerveau qui refuse d'apprendre. Aussitôt lu, aussitôt envolé. Je ne retiens rien du tout ! Même pas les éléments les plus simples. Cela m'inquiète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, il y a eu l'échange avec Rosy. Et le recul pris. Une sorte de lâcher prise. Je n'ai quand mêle pas fait tout ce chemin là pour rien ? Gravi toutes ces montagnes pour en arriver à un échec ? Et je me suis dit aussi, quand bien même j'échouerai aux concours, je me chercherai une autre voie. Il y a toujours une solution, une sortie possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je me suis dit que j'allais simplement faire de mon mieux. Arriver au concours avec les connaissances de base et me débrouiller avec. Faire de mon mieux de sorte que je n'aie pas de remords, faire ma part de miracle. Avec Tal, on plaisante et on se dit que le dernier mois avant le concours - c'est-à-dire maintenant ! - on n'avait plus qu'à brûler un cierge touts les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je travaille seule dans ma chambre, souvent je suis si fatiguée que je m'effondre de sommeil sur mes polycopiés. Ce n'est pas très productif. Alors j'ai fait quelques séances de révisions avec Rosy. On se prend un polycopié, on discute sur le sujet, on le commente, on en fait une fiche. Cela prend beaucoup de temps. Mon frère qui a l'habitude d'apprendre beaucoup m'avait conseillé d'alterner les phases de révision et les phases de repos. Depuis un bout de temps, je m'endors vers 1h-2h et je me réveille à 6h30 tous les jours. Je commence à être physiquement crevée. je dois faire attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, hier, vendredi 11/05/12, j'ai séché le cours de droit hospitalier qui durait toute la journée. Je ne le prends qu'à l'oral en octobre si je suis admissible. J'aurais du temps pour m'y mettre à fond. J'ai travaillé toute la journée avec Rosy sur les réformes du système de santé. Nous avons stoppé le midi pour déjeûner à la cantine avec d'autres camarades, dont Tal et JPhi. Puis nous avons repris. Une fois le bouquin terminé, nous nous sommes octroyées un café avec des petits gâteaux. Ensuite, je suis retournée à ma chambre regarder un film, et j'ai joué une heure au ping-pong avec Jumeau. Jumeau est très demandeur de jeux avec moi. Depuis une semaine, après les cours, je passe une heure à faire du ping-pong avec Jumeau pour me changer les idées et me bouger un peu physiquement. (On est assis toute la journée en cours) Parfois les camarades passent et échangent quelques balles avec nous. Je prends beaucoup de plaisir )à préserver du temps avec mes enfants. Je joue même si le repas n'est pas prêt, tant pis, on mangera plus simplement et plus tard. Cela surprend et amuse quelques camarades, qui sont tout le temps dans leurs bouquins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer, le déclic est venu de manière imperceptible. Je ne le situe même pas dans le temps. Je ne retiens pas tout mais un peu plus qu'avant où c'était le niveau zéro.
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<name>Céc</name>
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<title>Je tourne en rond</title>
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<updated>2012-05-12T10:36:45+02:00</updated>
<published>2012-05-01T13:01:00+02:00</published>
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<summary> Mardi 1er Mai : Un brin de muguet pour m'apporter un peu de bonheur.  Je...</summary>
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Mardi 1er Mai : Un brin de muguet pour m'apporter un peu de bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne en rond car l'échéance du concours approche à grands pas. Et que je dois engranger des connaissances. Apportez-moi un entonnoir, que je me gave comme un oie. Il y a tellement de choses à apprendre que je ne sais pas par où commencer. Je suis noyée. Chim m'a fait imprimer le programme, un truc de fou. Hier, j'ai croisé ma copine doctorante. J'aime bien cette fille atypique, nous avions eu une première approche assez rude, mais on apprend à se connaître. Elle me fait l'effet d'un animal craintif qui griffe. Elle est ici avec son fils de 18 mois, la vie estudiantine est difficile à gérer aussi pour elle mais elle est brillante et courageuse. Donc, Tal, c'est son nom, tombe sur moi dans la salle d'imprimante, on discute un peu et elle me donne quelques fiches qu'elle a préparées. &quot;Lola, le minimum que tu ingéreras sera appris et utilisable le jour du concours.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je croise ici sur le campus de belles personnes. Leur parler, voir leur gentillesse et leur beauté intérieure me donne parfois des frissons. Il y a aussi d'autres personnes avec un esprit de concurrence, égoïstes, je ne fais pas attention à elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La mémoire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/02/02/3067449966.jpg&quot; id=&quot;media-3578607&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;apprendre.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Hier, j'ai travaillé. Il faut que je lise et relise encore mes documents. Ce qui m'embête, c'est que je ne sais pas comment je vais retenir toutes ces informations, au demeurant très intéressantes, mais qui deviennent imbuvables dès lors qu'elles sont lues dans le cadre d'un concours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette problématique de la mémoire me déprime. Tous les soirs et tous les matins je me pose cette question, comment retenir ? Alors je repense à mes concours précédents ? Les concours de prépa n'exigeaient aucune connaissances particulières, mais de la culture générale et de la méthode. En revanche, celui de secrétaire médicale exigeait une connaissance du milieu médical et de la terminologie. J'ai dû engranger un maximum de points à l'épreuve de note de synthèse (je me défends assez bien là-dessus), et pour le reste, de fait, j'ai appris et retenu ce qu'il fallait savoir. Même à l'oral, je connaissais toutes les réponses aux questions techniques. Une chance manifeste, qui me fait penser au film &quot;Slumdog millionnaire&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces réflexions me font penser que la &quot;Vie&quot; m'avait donné un bon coup de pouce à ces moments-là. J'étais en pleine &quot;période difficile&quot; avec PN (mon futur ex-mari appelé pervers narcissique), alors les concours passaient presque au second plan, bien que leur réussite signifiait une possibilité concrète de partir loin de PN ! Je ne pouvais faire autre chose qu'avoir une foi inébranlable en la Vie, qui n'allait pas me laisser tomber et qui ne pouvait m'apporter que du mieux. Si elle m'avait apporté du pire, alors cela aurait été une profonde dépression voire plus encore. J'étais tellement au fond du trou que je ne pouvais que remonter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/02/01/3788379620.jpg&quot; id=&quot;media-3578595&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;foi.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;La conversation du samedi avec Rosy a porté sur la foi. Il ne me reste que la foi ! En y regardant de plus près, il y a eu tant de mini-miracles qui me sont arrivés ces derniers temps, ou plutôt des événements qui sont arrivés au bon moment, qui s'emboîtaient bien si bien au final. Par exemple, si j'avais réussi le concours d'attaché, je ne serais partie à Rennes qu'en avril 2012. Trois mois de plus avec PN auraient-ils été tenables, à ce niveau de violence et de haine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas quelle suite me réserve la Vie ? Mais il nous semble, avec Rosy, que nous sommes si petits et accomplissons parfois des choses qui nous dépassent. J'ai ici un camarade, JPhi, qui s'est inscrit deux fois de suite à la prépa de l'ENA et qui deux années de suite a commis des erreurs de procédures qui invalidaient son concours, il est pourtant juriste. Il faut constater que cette voie n'est pas la sienne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conversation avec Rosy a été apaisante dans ce sens que j'ai décidé d'avoir à nouveau la foi et de faire tout mon possible pour ce concours. On verra bien les résultats. D'abord, il faut être admissible. Puis, le cas échéant, passer les oraux d'admission en octobre. Les résultats définitifs seront en décembre, et en cas de réussite, suivra une formation d'un ou deux ans - en fonction du concours réussi - à Rennes encore à compter du 2 janvier 2013 . Pour ma part, je voudrais vraiment revenir à Rennes, car cette ville me plaît beaucoup. Nous y sommes heureux, les enfants et moi. Parfois, Jumeau me signale des panneaux &quot;à vendre ou à louer&quot; d'appartements qui lui plaisent bien. Et moi, je regarde les écoles et universités possibles pour les enfants. Et puis si je n'avais aucun des concours, et bien j'accéderai de toutes façons à la catégorie B et je verrais bien ce que je ferais ensuite, où j'habiterais, etc. Je dois faire chaque chose en son temps et pas à pas. Mais c'est difficile de ne pas stresser car c'est tout mon avenir que je joue en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essaie aussi de voir ces signes de la vie et d'essayer de les comprendre. J'avais lu le livre de Deepak Choprah sur les coïncidences, il y indiquait l'ouverture maximale et attentive à tout ce qui nous entoure. Il conseille par exemple, de se poser au milieu d'un centre commercial et de s'assoir tranquillement, en conscience. Alors des informations surgissent qui nous guident. Je n'ai pas essayé encore par manque de temps. J'ai essayé juste une fois, j'ai levé les yeux autour de moi et j'ai vu un magasin qui s'appelait &quot;Valentin&quot;, puis &quot;sélection&quot; et un autre mot, mais bon, toujours pas d'amoureux sélectif en vue ! Quand je suis allée au cinéma indépendant, j'ai regardé le nom de la rue, j'arrivais à la rue &quot;Bonne Nouvelle&quot;. J'attends la bonne nouvelle. Et puis il y a aussi ce fameux livre sur &quot;Le monde et Dieu&quot;, que m'a offert la dame d'OVS, en me disant qu'il m'attendait depuis un an ???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La dissertation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à mon super devoir de culture générale suivi le lendemain de mon oral lamentable, je me suis longtemps demandé quel sens avait tout cela. La vie m'aurait donné à avoir confiance en moi et le contraire le lendemain ? La vie me dit-elle que rien n'est joué d'avance, tel que les choses pourraient le laisser entrevoir ? Que malgré mon manque de connaissances, j'aurais la possibilité d'y arriver ? Je ne sais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/00/00/375580459.jpg&quot; id=&quot;media-3578604&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;dissertation.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Je repense à ce devoir qui semblait si fabuleux pour le prof pour qu'il s'en soit servi de corrigé pour toute la classe. Finalement, je n'ai rien fait d'autre que de parler de mes convictions et de ma vie ! La problématique que j'avais avancée était la suivante :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'Homme a-t-il encore la capacité de maîtriser les événements ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;I. L'évolution de la société actuelle pousse certains à cultiver une vision idéalisée du passé et des projections pessimistes quant à l'avenir.&lt;br /&gt;II. Toutefois, une modification de point de vue montre que l'Histoire a connu des périodes sombres et que le futur peut réserver des progrès bénéfiques.&lt;br /&gt;III. Enfin, si le choix de vivre au jour le jour représente un déni de la liberté de maîtrise de sa vie, pour autant il peut aussi indiquer la confiance en l'avenir et la capacité conservée d'agir sur le cours des choses.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais rédigé ce devoir avec mes tripes, alors que je ne possédais aucune connaissance philosophique ou sociologique. Je me rappelle que j'étais tellement surprise du résultat de mon devoir, que le prof m'avait demandé : &quot;Lola, c'est votre devoir ? Ce sont bien vos phrases ?&quot; &quot;Oui, c'est bien moi qui ai écrit cela.&quot; En fait, je suis partie très loin dans ce devoir et les idées me sont venues comme ça. Comme une fulgurance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se passe des choses dans ma vie que je ne suis pas en mesure de comprendre ou d'interpréter. Parfois, il me plait de penser que la Vie a des projets pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<name>Céc</name>
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<title>C'est pas facile</title>
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<updated>2012-05-12T10:30:20+02:00</updated>
<published>2012-04-30T13:46:00+02:00</published>
<summary> Lundi 30/04/12  Nan, c'est pas facile ce concours, cette vie entre...</summary>
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Lundi 30/04/12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nan, c'est pas facile ce concours, cette vie entre parenthèse, cette perte de repères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai même pas le temps d'approfondir ma note. Je jette des idées, des impressions. Au dernier oral blanc, j'avais beau me conditionner me dire, comme le répète mon amie Inge, que je vais faire de mon mieux, mais cela ne fonctionne pas. J'ai passé les 3 derniers jours à pleurer. Je ne sais pas  pourquoi. Il y a certainement quelquechose de plus profond que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir de l'oral, je chiale. Le lendemain, vendredi 27/04/12, nous avions, Elie et moi, RDV avec un professeur de droit pour recevoir un coaching pour l'oral, et qui était prévu depuis plus d'un mois. Elie s'est désistée, cela tombe bien. Je vais pouvoir aller au fond des choses avec cette femme qui était présidente de mon jury au 2ème grand O. Elle est professeur de droit et directrice de rel. internationales d'une faculté de droit. Je l'avais trouvée très humaine. J'ai 2 heures d'entretien avec elle. Je lui parle de mon problème de positionnement (ici on  parle de posture) par rapport à la fonction de directeur et de min incapacité à apprendre. En effet, je n'ai aucune mémoire et ne parviens pas du tout à emmagasiner les connaissances. Comme je le pressentais, elle a une écoute très humaine. Elle chercher à savoir  je bloque à l'oral : &quot;Vous vous positionnez en demandeur, en écolière.&quot; C'est totalement vrai, pourtant dans mes anciens entretiens d'embauche dans le secteur privé, je me positionnais en offreur de services, compétente et motivée, et je remportais systématiquement les postes après entretien. Aujourd'hui cette &quot;niaque&quot; est partie. Je lui avoue aussi mon divorce et lui demande de ne pas en parler au service de la scolarité. Tel un pacte, elle me parle en retour de sa vie privée. pourquoi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;De quoi avez-vous peur ?&quot; Je ne sais pas. J'avais lu quelques jours auparavant dans un bouquin de Jacques Salomé que derrière la peur, il se cache toujours un désir. Quel est mon désir ? Je ne sais pas. J'y pense tout d'un coup, quand les membres du jury me posaient les questions techniques, je ne pouvais répondre autre chose que &quot;je ne sais pas.&quot; En fait je ne sais rien. A l'oral, je n'ai même pas envie d' échanger avec le jury, je n'ai aucune joie, aucune motivation à traiter le sujet? j'étais tombée sur &quot;l'intimité en EHPAD&quot;, j'aurais pu m'en sortir pourtant. Cette femme me donne quelques astuces d'apprentissage, puis nous parlons du Viêtnam où elle se rend chaque année pour donner des cours de droit à des étudiants vietnamiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'après-midi, je croise dans les couloirs Chim, une juriste de 25 ans, devant qui je m'effondre dès qu'elle m'ait demandé si j'allais bien. &quot;Allez, Lola, on va prendre un thé ensemble.&quot; Je lui prépare un thé à la menthe dans mon studio. Chim m'avait déjà épaulée un jour où je me suis rendue au CCAS pour les documents sociaux. Elle me prend par la main et imprime pour moi le programme des concours, elle me dit de rayer chaque thème appris. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, samedi, je me réveille tard. la veille j'avais essayé d'avancer dans mon travail et avais veillé jusqu'à 2H du matin, mais cela ne me réussit pas, je ne sais pas me coucher après 1H du matin. Vers 11H,  on frappe à ma porte, Rosy se tient devant moi. Je lui demande si ça va. C'est à son tour de s'effondrer. Je la fait rentrer et s'assoir, elle est exactement dans le même désespoir et le même état d'esprit que moi. Je la rassure et la soutient et au décours de notre conversation c'est elle qui me remotive car je suis en larmes aussi. Notre discours glisse sur la spiritualité et le sens de notre vie et de notre chemin, nous partageons la même vision des choses. Puis Rosy me dit ceci : &quot;Ce matin, j'avais des choses à faire, je devais aller récupérer mes courses dans la voiture et emmener mes filles à tel endroit, mais une voix me dit que je devais aller voir Lola et me voilà chez toi.&quot; &lt;strong&gt;Effectivement, c'est la conversation avec Rosy qui m'apaise&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est étrange, la vie. Rosy arrive des Antilles. Nous nous disons que nous avons fait tout ce chemin-là, après des expériences de vie douloureuses et catastrophiques. Pourquoi sommes nous maintenant à Rennes à préparer un concours de direction alors que notre quotidien en était si loin ? Quel est donc le sens de ce long chemin ? Quoi qu'en soit le résultat, concours obtenu ou pas, nous nous disons que tout cela fait partie de notre route et qu'il faut l'accepter. Cette acceptation nous rend le chemin plus paisible et nous permet de prendre du recul face au concours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'après-midi, je sors avec les jumeaux faire des courses, le soir nous dînons d'aliments-plaisir. Les petits voulaient des lasagnes. Moi, j'ai pris une bourriche d'huîtres et un crabe. Depuis mon arrivée en Bretagne, j'ai acheté aussitôt un couteau à huîtres mais il n'a servi qu'aujourd'hui, il était temps ! L'Aînée avait passé la nuit chez une copine après négociations avec moi. Elle revient gentille et nous passons une bonne soirée entre nous. J'avais invité ma copine Véro à dîner avec nous mais elle a quelquechose de prévu, alors elle passe déguster trois huîtres en apéro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/01/02/2168461491.jpg&quot; id=&quot;media-3578587&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Film l'amour et rien d 'autre.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le dimanche, j'essaie de travailler un peu et nous sortons l'après-midi. J'avais une sortie prévue avec mes camarades d'allemand et notre prof d'allemand pour vois un film en VO, &quot;l'amour et rien d 'autre&quot; dans une salle indépendante. Du coup, j'ai demandé à l'Aînée d'emmener ses frère et soeur au cinéma avec ses amis. Après le film, nous prenons un verre, puis je rejoins avec Véro les enfants dans leur cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<name>Céc</name>
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<title>Les jours se suivent...</title>
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<updated>2012-04-27T00:41:51+02:00</updated>
<published>2012-04-26T23:51:00+02:00</published>
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<summary> ...mais ne se ressemblent pas   Jeudi 26/04/12   Après le succès...</summary>
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...mais ne se ressemblent pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 26/04/12&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le succès d'hier, je me suis aujourd'hui vautrée à l'oral. La vie est un combat perpétuel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, au petit-déjeuner avec mes camarades dans la salle commune, tout le monde était sur son trente-et un, les hommes en costume-cravate et les femmes en tailleur. Nous allons passer tout au long de la journée notre troisième oral blanc, le fameux grand O, devant des jurys composés de 4 à 5 personnes, des directeurs d'hôpitaux, des juristes, des financiers, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre le café et le jus d'orange, on m'accoste encore : &quot;Hé, Lola ! Il paraît que tu as fait des exploits hier !&quot; Je souris. Je devine que l'on a parlé de ma copie. Tout à l'heure encore, après les oraux, DJ, un  jeune camarade qui fait de l'allemand avec moi, me confie encore : &quot;J'ai relu mes notes d'hier. Tu rédiges les choses d'une manière tellement claire, tellement limpide. C'était vraiment nickel !&quot; Ma binôme sur un devoir m'avait aussi envoyé un mail de félicitation. C'est une doctorante avec laquelle j'avais travaillé sur un sujet qui avait été validé dès le premier jet. Bref, encore des perles à enfiler à mon collier de souvenirs positifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, je me rends à mon oral sans aucun stress. Je tire un sujet, le prépare et le présente au jury. Des élèves sont assis dans mon dos pour y assister, car nous passons chacun notre tour. Je présente un truc d'une platitude déconcertante et à la phase de &quot;conversation&quot;, je me vautre en beauté, ne sachant répondre à aucune question technique et affirmant parfois des inepties. A un moment, lassée, je leur dis que je me demande ce que je fais là. Au débriefing et à la notation, le jury me saque. &quot;Nous vous invitons, Madame, à repenser votre projet professionnel.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, la performance de la veille ne m'a rien apporté. Cet estime de soi regonflé n'a pas été suffisant. Je n'ai plus envie de jouer à l'étudiante. Parce que cet oral est une comédie, un jeu, une joute verbale. Ce sont les meilleurs qui s'en sortent. Jouer ne m'intéressait plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprends pas. J'étais pourtant très calme et maître de mes émotions, puisque j'avais déjà craqué auparavant. En revanche, dans mon groupe, une femme était en larme au milieu de son oral. On m'a rapporté ensuite que 5 ou 6 autres personnes avaient aussi pleuré. D'autres ne sont carrément pas venus, ils ont été rappelés pour se présenter à leur oral. Certains ont demandé à parler sans la présence de leurs camarades dans leur dos. La plupart des personnes ci-dessus ont avoué qu'elles se sentaient vulnérables actuellement. DJ m'a dit s'être senti mal toute la semaine précédente et avoir eu mal au ventre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'après-midi, Rosy me téléphone. Elle a aussi craqué après son oral et fondu en larmes devant son jury. C'est une mère seule avec ses 2 enfants qui, comme moi, fait tout pour réussir. Elle a envie de se faire du bien et d'emmener ce soir sa fille aînée au restaurant, le japonais dans lequel j'étais allée avec mes copains et une semaine après avec les enfants. Elle n'ose pas me demander de lui garder sa fille de 3 ans, mais je le devine et le lui propose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, j'ai 4 enfants à la maison. La petite cuisine avec moi, elle adore, elle touille une sauce. Spontanément, l'Aînée vient m'aider à faire des brochettes de poulet, c'est assez rare pour être mentionné. Puis je fais faire des dessins à la petite, nous parlons, nous faisons des câlins. Ensuite elle danse dans l'appartement avec mes enfants. Je retrouve la joie d'avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je suis une Mère. Ce sont des moments comme ceux-là que j'aime au dessus de tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<name>Céc</name>
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<title>Du baume au coeur</title>
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<updated>2012-04-26T23:26:26+02:00</updated>
<published>2012-04-25T23:08:00+02:00</published>
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<summary>  Mercredi 25/04/12   Depuis quelques temps, ma confiance en la réussite...</summary>
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&lt;strong&gt;Mercredi 25/04/12&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques temps, ma confiance en la réussite à mes concours est fortement altérée, en effet, mon moral était au plus bas et j'ai toujours le plus grand mal à me concentrer et faire travailler ma mémoire. Plus encore, je ressens bien que mon mental trébuche sur l'apprentissage, je suis en pleine procrastination, je n'arrive pas à m'y mettre, j'ai des wagons entiers de retard dans mes révisions. J'ai l'impression que mon cerveau refuse catégoriquement de retenir quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis deux jours, j'ai repris l'application de la méthode Coué et je réussis à me mettre presque dans le même état d'esprit de confiance et de foi qu'à la période des pré-concours de l'année passée. Ca va un peu mieux, je suis moins nouée. Il y a quelques jours encore, me lever et vivre ma vie était un calvaire. Ma poitrine était constamment opprimée. J'ai toujours des crises de pleurs le soir toute seule. Mais ça va mieux. Comme si je me vidais de toutes ces larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a 3 ou 4 semaines, nous passions la 2ème série de concours blancs. La dissertation de culture générale portait sur le rapport au temps, vivre au jour le jour, regretter le passé et craindre l'avenir. Le sujet me parlait bien, évidemment, puisque la vie au jour le jour avait été le fondement-même de ma vie durant les violences de PN (mon futur ex-mari appelé pervers narcissique) avant que je puisse le fuir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant qu'étudiante ici à l'école, je me sens plutôt mauvaise, je ne possède pas assez de matières, de connaissances pour nourrir mes devoirs. Je m'enfonce à chaque intervention de mes camarades en cours car je ne possède pas le dixième de leurs savoirs. Durant 5 heures, j'ai construit ce devoir sans stress et avec la volonté d'y mettre le meilleur de moi-même. &quot;Je ne sais rien, mais je dirais tout !&quot;, c'est mon crédo. Je n'avais même pas eu le temps de rédiger la conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet après-midi, le prof rendait les corrections, celui-là même qui avait fait partie de mon jury à l'oral précédemment et qui m'avait &quot;affichée&quot; devant tout le monde dans l'amphithéâtre en critiquant ma présentation plate et mon attitude de &quot;&lt;a href=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/archive/2012/02/08/la-strategie-du-sumo.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;sumo&lt;/a&gt;&quot;. Aujourd'hui, il a donné le corrigé-type du sujet : j'étais démoralisée et décomposée et n'avais même pas envie de lire son texte ! Et je pensais que j'en avais vraiment marre de cette formation et d'être constamment évaluée. Puis le prof a sorti de la pile de devoirs 3 copies en disant que l'une d'elle était vraiment bien construite et très brillante. A cet instant-même je pensais en mon fort intérieur : &quot;Ca ne risque pas d'être moi !&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&quot;Lola ! Elle est où, Lola ?&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lève le doigt, complètement surprise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prof : &quot;Vous avez fait une démonstration très brillante. Permettez-vous que je lise votre devoir à tous ?&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, souriante et les yeux écarquillés : &quot;Oui, bien sûr !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prof : &quot;Elle a parfaitement compris la problématique, il s'agit du rapport au temps. Son plan est construit en 3 parties, c'est très intelligent. Moi, j'adhère complètement à ça. Si je devais rédiger ce sujet, je n'aurai pas fait autrement. Ecoutez voir. Prenez des notes, je vous lis son plan.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il dicte le plan détaillé de mon devoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant tout ce temps, je souris bêtement, les yeux ahuris. Mes camarades se retournent vers moi pour me faire des clins d'oeil ou des sourires complices. Certains, jusqu'à présent ne me calculaient même pas, moi la mère de famille avec ses 3 enfants. Mon voisin me dit : &quot;Lola, c'est champagne obligé ce soir !&quot; Pendant que le prof me parlait, tout enthousiaste, mes mains tremblaient tellement que je devais coincer ma main droite sous mon bras gauche. Au milieu de la lecture, mon voisin - qui est un bon élève - me dit encore  avec une moue d'admiration : &quot;C'est vrai qu'il est solide, ton plan.&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que le plan en dissertation constitue la colonne vertébrale et prédétermine le reste du devoir. Habituellement il est construit en 2 parties, mais en philosophie, il est apprécié qu'il le soit en 3 parties,ce qui n'est pas toujours aisé en fonction de la démonstration contradictoire. Moi, j'avais décidé de parler dans la 3ème partie de la liberté ou au contraire de l'aliénation que constituait la vie au jour le jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auparavant, devant tant d'éloges, mon coeur aurait explosé de joie, mais, de fait, j'ai tellement morflé dernièrement que je n'arrive plus à ressentir des émotions fortes et bienfaisantes. Je suis contente, c'est tout. Je suis aussi très surprise. J'avais donné le meilleur de moi-même et je l'ai bien fait. Je n'ai cité aucun auteur, édicté aucune notion abstraite, mon point faible. Mais le prof a dit que les autres devoirs faisaient bien montre de connaissances d'auteurs et de notions qu'ils avaient saupoudrés, sans avoir réussi à les articuler ensemble. Moi, j'ai juste tenté d'apporter la meilleure réflexion que j'ai pu en puisant au fond de moi tout ce que je savais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ris encore en y repensant car en écoutant le prof détailler les différentes parties de mon devoir, je ne me rappelais plus ce que j'avais voulu dire ! Mon voisin répète mes phrases et me dit : &quot;Ouais, c'est fort, ça !&quot;. Et pourtant, je n'avais pris aucune substance illicite, lol ! A la pause, les camarades viennent me voir les uns après les autres, me caressent le bras, me donnent une tape amicale sur le dos, me félicitent. Ils demandent à lire ma copie. Je suis la star !!! Je n'en reviens pas ! Pourtant, je n'ai pas obtenu la meilleure note, j'ai eu 13/20 et la meilleure note était 14, la moins bonne étant 7. Mon argumentation était parfois &quot;décentrée&quot; me dit le prof.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je parviens à réitérer la même performance le jour-J, ce serait génial ! La culture générale est de coefficient 5. Ca vaut le coup !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'exemplarité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai encore cours de 17h à 19h, mais je repasse à la maison pour raconter tout cela aux enfants. J'ai envie qu'ils soient fiers de leur mère. L'Aînée est au cinéma avec ma permission. Seuls les jumeaux sont présents, qui m'avaient fièrement annoncé qu'ils avaient eu 18 et 20/20 ce même jour. Nous sommes tous heureux, finalement ! Je leur lis mon devoir, je les saoûle un peu avec mon histoire. Je le raconterai aussi le soir à l'Aînée qui se montrera sincèrement contente pour moi malgré nos différends récurrents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Réflexions sur ce fait&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très honnêtement, j'étais brillante, enfant. Puis cela a décliné et je ne me suis plus tard pas sentie forcément intelligente, académiquement parlant. Cela a longtemps été une problématique secrète. Un complexe d'infériorité, un regret qui a perduré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, plusieurs choses m'ont prouvé le contraire. Je n'ai pas compris comment j'ai pu arriver &lt;a href=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/archive/2011/10/08/major.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;première&lt;/a&gt; au concours de secrétaire médicale sur 650 candidats, dont c'est le métier pour certains. Ce n'était pas le mien et j'avais dû ingurgiter en deux mois deux livres de terminologie médicale. Cela, en pleine période de concours de catégorie A (ça a aidé) et en période de violence aiguë de la part de PN (cela n'a pas aidé !) Et puis aujourd'hui, cette excellence soulignée par le prof. C'est comme une revanche. Je ne sais pas quelle est la part de miracle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tous cas, cela vient à point pour me remonter le moral et me redonner confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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<name>Céc</name>
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<title>Contrariété(s) avec PN (2)</title>
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<updated>2012-04-22T23:05:32+02:00</updated>
<published>2012-04-22T14:50:00+02:00</published>
<category term="L'après-PN" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />
<category term="harcèlement moral; pervers narcissique; violence verbale; divorc" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />
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<summary>  La pension et la carte bancaire   Je reçois de PN (mon futur ex-mari...</summary>
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&lt;strong&gt;La pension et la carte bancaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reçois de PN (mon futur ex-mari pervers narcissique) le SMS suivant : &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je t'enverrai le chèque de N € à l'unique condition que tu me rendes par les enfants le chéquier et la carte bancaire du &quot;compte-joint&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je lui laisse un message oral sur son portable disant que je gardais les chéquiers au cas où je devrais emmener les enfants chez le médecin, comme ils sont sur son compte de la Sécurité sociale et qu'il devait m'envoyer la pension de mars et d'avril en temps et en heure, sinon j'agirais avec mon avocate auprès de son employeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me répond le lendemain par SMS :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&quot;Evite d'appeler, je ne veux plus jamais entendre le son de ta voix, d'accord ? Ca me gâche la journée.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande toujours ce qui me vaut une telle haine, ça doit être la grosse pagaille dans son cerveau. Il n'a pas changé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai remis aux enfants la carte bancaire en question, mais quelques jours plus tard, je me suis trouvé bête de l'avoir écouté, car cette carte est à mon nom, et je n'ai aucune raison de la lui remettre ? Je l'ai fait pour avoir la paix, car de toutes façons je ne m'en suis plus servie depuis le 20/02/12, jour de l'audience de non-conciliation devant le juge. Comme ça, il est content. Sa haine envers moi s'est reportée sur l'argent. J'apprendrais auprès de quelques amies divorcées que tout se jouera là-dessus faute de pouvoir agresser l'autre (physiquement), ce que réprime la morale !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant la pension, mon avocate m'avait dit par téléphone que PN me devait la pension de mars au prorata des journées à la date de la décision. PN ne m'a envoyé qu'un seul chèque. Quand je lui réclame le deuxième, il me répond que la juge a fixé le versement au 10 du mois à compter du mois d'avril et que par conséquent il n'avais rien à me payer pour mars. Je suis tellement dégoûtée que je n'ai toujours pas vérifié dans le courrier de décisions de la juge. J'aurai passé 4 mois sans sa participation financière, je n'en avais pas parlé à l'avocate avant de rencontrer la juge, car je n'avais pas jugé cela important à l'époque. Bref, je ravale ma colère et ferme les yeux sur cela. On ne peut pas gagner sur tous les plans !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les billets de train des enfants&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En rentrant de Tunisie avec son père, l'Aînée me dit que je dois payer les billets de train aller tous les 15 jours. Je lui explique, énervée, que j'ai leur garde et que je n'ai pas à payer les billets. Que leur père a un droit de visite et d'hébergement et que c'est à lui de s'occuper des billets. Quelques jours plus tard, l'Aînée revient à la charge. Répondant à mes questions elle me dit que son père leur en a parlé en Tunisie et par SMS. Là, je suis vraiment très énervée. Je rappelle aux enfants pourquoi j'ai divorcé, qu'il y a des raisons à cela, que leur père est un manipulateur. Je leur précise quels sont mes droits et de devoirs avec le divorce. Que peut-être PN a envie d'être plus disponible pour sa nouvelle copine le week-end et qu'il préfère de pas voir ses enfants. Et qu'il était plus facile de laisser croire aux enfants qu'ils ne pouvaient plus voir leur père car je refusais de payer les billets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'y suis allée avec mes gros sabots. Marre d'entendre des conneries pareilles. J'ai beau expliquer, je sens que l'Aînée ne m'écoute pas. Elle croit son père dur comme fer. Je sais qu'elle va encore revenir à la charge. Je sais bien que ce qui l'intéresse en revenant dans notre &quot;Ville&quot; tous les 15 jours, c'est de voir ses copines et pas spécialement son père. Je lui explique que lorsque son père prendra un logement en juillet, en fonction de son lieu, elle ne verra pas forcément ses copines. Elle m'affirme qu'elle est contente de voir son père. Attention, je ne cherche pas à l'éloigner de son père, mais je sais parfaitement que les week-end à &quot;Ville&quot;, l'Aînée est dehors toute la journée et ne dort pas à la maison. Cela me désole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le futur logement de PN&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, permettez-moi de me marrer. L'Aînée me dit que son père est en train de chercher un appartement. Où croyez-vous qu'il cherchât son appartement ? PN le recherche dans la résidence de Pa, son copain belge adultérin et qui habite déjà à 200 m de chez IR, ma fameuse ex-copine qui passe son temps avec PN. Le trio sera plus que jamais ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le trajet à l'aéroport pour la Tunisie, c'est IR qui a conduit PN est les enfants et Pa. qui est allé les chercher au retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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