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  • Le harcèlement moral - Exemples, #3

    PN continue de m'agresser. Je me demandais dans une note ce que PN avait dans la tête et quelle raison il avait pour me harceler psychologiquement ainsi. J'ai compris. Le fait dêtre démarqué comme Pervers narcissique et manipulateur l'a fait sortir de ses gonds. Il ne supporte pas de perdre son jouet, l'objet de sa manipulation perverse et tant qu'à faire, ilo faut casser le jouet !

    Morceaux choisis de manipulation

    • Lundi 05/07/11, nous sommes tous dans la cuisine prenant le petit-déjeûner. Le pantalon que je porte est froissé, je l'enlève pour le repasser (la planche à repasser est dans la cuisine). Je suis en slip. PN est dans mon dos, fumant la fenêtre ouverte. Soudain, j'entends un léger bruit. Je me retourne et le regarde droit dans les yeux. Je lui demande ce qu'il vient de faire.

    PN : "Rien du tout.

    Moi : ...

    PN : Je viens de te prendre en photo avec mon téléphone portable.

    Moi : Qu'est-ce que tu vas en faire ?

    PN : tu verras bien..."

     

    • Samedi 16/07/11, nous emmenons les jumeaux en colonie de vacances au point de RDV à 6h30 du matin. Je monte dans la voiture de PN en lui disant que cette fois-ci je n'avais pas l'intention de rentrer à pied. PN me répond un truc du genre "Quelle conne". Arrivés sur place PN, nous nous garons à côté de mon (ex ?) amie IR et son mari D, dont les enfants partent aussi en colo. PN voit régulièrement ces amis sans moi. PN ferme sa voiture et se dirige vers le car sans prendre les valises.

    D. lui dit : "Bah alors, t'aurais pas oublié quelquechose ?"

    PN : "Ah ! C'est l'émotion. ... N'est-ce pas Lola ? Y a Pol Pot qu'est pas contente, elle va encore faire des histoires."

    Moi : Tu n'as pas besoin de m'humilier devant nos amis !"

    Eh oui, c'est comme ça qu'agissent les Pervers narcissiques. La tension est en place, PN lance des insinuations devant des tierces personnes et que seule la victime comprend. La victime se met en colère et PN s'étonne devant ces témoins de l'attitude de sa victime et constate avec les autres que la vicitme est folle.

    Pour ce qui me concerne, IR était une proche amie, mais elle a refusé de choisir entre PN et moi quand la situation s'est détériorée. IR a même choisi PN puisqu'elle déjeûne avec lui et P. (la veille de cette anecdote) et me parle ensuite sans rien me dire de son déjeûner.

     Il y a d'autres exemples. Je les relaterai plus tard.

    pissenlits

     

  • Pourquoi j'ai craqué

    Je suis humaine. Je suis un petit bout. Il y a trop de choses à porter sur mes épaules.

    Il y a le harcèlement quotidien de PN (mon mari appelé Pervers narcissique), ses humiliations et ses insultes. Il y a les démarches innombrables à faire pour se séparer. Il y a le changement qui fait peur. Il y a l'ignorance du lendemain. Il y a la peur. Celle du comportement de PN quand surgira la réalité de la convocation au commissariat, de la requête de divorce et celle de partir dans une autre ville et de ne pas réussir à gérer. Il y a la charge de travail que représentera la préparation aux concours. Il y a toutes les "plumes" que je vais laisser dans ce divorce (l'argent dont PN va me délester). Et puis, il y a surtout les enfants, leur scolarité qui sera forcément affectée, leurs habitudes qui seront modifiées.

    Ce soir-là, Jumeau a pleuré, puis Jumelle a pleuré aussi. Nous nous sommes serrés dans les bras tous les trois en laissant sortir tout notre chagrin. Cela m'a brisé le coeur. Je leur ai expliqué que leurs parents ne pouvaient plus continuer comme ça, que cette situation n'était pas normale, qu'un papa n'avait pas le droit d'insulter une maman comme ça tous les jours, que nous allions divorcer. Je leur ai aussi et surtout expliqué que le départ dans une autre ville était provisoire seulement et n'était pas insurmontable, puisque moi-même j'avais quitté mon pays à l'âge de 6 ans, que la perspective d'avoir un meilleur travail avec un meilleur salaire me permettrait de leur assurer un avenir plus sûr.

    Ce soir-là j'ai laissé les jumeaux dormir avec moi dans le clic-clac. Lorsqu'ils se sont endormis, je me suis effondrée. J'ai pleuré tout mon saoûl. Le lendemain, sur le route du boulot, je pleurais dans la voiture.

    Aujorud'hui, j'habite chez ma soeur qui est partie en vacances. J'ai dû aller au commissariat pour faire une n-ième main courante précisant que je ne quittais pas le domicile conjugal, les jumeaux sont partis en colonie de vacances samedi matin.

    Ce dimanche et hier soir, seule dans la grande maison vide, j'ai décompensé. Pas de collègues devant lesquels rester souriante et professionnelle, pas d'enfants devant qui rester forte et imperturbable, pas d'amis ou de famille devant lesquels rester digne. Pleurer, pleurer et encore pleurer.