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Au commissariat - Pré-audition

Lundi 22/08/11 après-midi, PN est parti en vacances chez son père avec les enfants.

Moi, j'étais invitée à un barbecue à une vingtaine de km, mais je n'ai pas réussi à vaincre ma phobie de la voiture, alors je n'y suis pas allée. J'ai passé l'après-midi à faire de l'aquarelle. Le soir, l'Aînée me SMS pour me dire que PN et son père avaient déjà commencé à se disputer.

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Le mardi 23/08/11 après-midi, je me suis rendue au commissariat principal où j'avais RDV. Ce dernier a duré 3h30. La policière m'a demandé de lui expliquer ce qu'il se passait à la maison étant donné qu'elle avait pris connaissance des mains courantes que j'ai déposées depuis février de cette année. Elle m'informe dès le départ, que le dossier n'est pas assez lourd pour donner une suite à la plainte pour violence sur descendant. Car PN a frappé main ouverte et non poing fermé !!! Je n'en crois pas mes oreilles. Je n'étais effectivement pas présente, mais toutes les autres fois, j'avais VU PN corriger sa fille. Il n'y allait pas de main morte !!! PN ne se contrôle pas et même avec une main ouverte, il peut facilement lui dévisser la tête !!! Mais l'audition va quand même faire peur à PN.

J'ai raconté les grandes lignes de mon histoire avec PN, avec des exemples de rabaissements et de harcèlement moral. Entre autres conseils, j'ai surtout retenu qu'elle m'a fortement conseillée de m'occuper de moi, de prendre soin de moi, de sortir avec des amies, afin de retrouver de l'énergie, avant d'attaquer l'étape de la non-conciliation qui semble être vraiment épuisante. Je me rends alors compte que la lutte va surtout être d'ordre financier, et que j'allais beaucoup perdre dans l'histoire. Bien que PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) me le reproche, je n'ai jamais vraiment profité de son argent durant toute cette période de vie commune. Et aujourdh'ui, alors qu'il gagne très bien sa vie, je ne vais pas en profiter. C'est dommage ! Mais tant pis ! Je veux ma liberté ! Mon interlocutrice semble très bien connaître le processus des violences psychologiques. C'est tellement rare !

Je le répète, tellement de gens ne peuvent pas s'imaginer mon calvaire quotidien. Je rapporte des faits qui apparaissent anodins : il critique mon pantalon, il se moque de ma famille, il m'imite, etc. Ce sont des choses qui peuvent sembler simplement puériles, mais qui mises bout à bout et surtout tous les jours, constituent de la violence psychologique. La policière me le dit dans les yeux : "Votre mari ne vous cogne pas, mais il vous donne véritablement des coups tous les jours !" Je craque. Car on m'écoute et on me comprend. Enfin ! On me croit enfin.

Nous discutons des différentes options et risque concernant ce divorce. Je suis effondrée car un des risques est que le juge confie à PN la jouissance du logement et la garde des enfants durant ma formation.

Mais, j'ai appris, dans mon malheur, à ne pas me précipiter et prendre les choses comme elles viennent. Je vais y réfléchir au calme et au fur et à mesure.

Je sors du commissariat à 18h, je suis lessivée. J'appelle ma soeur pour passer chez elle. Finalement j'y resterai dîner et puis dormir. Le lendemain, je repars avec ma nièce avec qui je fais une journée de shopping et restaurant. Elle passe la nuit chez moi et je la ramènerai le lendemain soir.

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