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  • Des rêves, l'insconscient

    Je fais des rêves que je ne comprends pas. Je dois avoir beaucoup de choses refoulées.

    Un premier rêve

    Je suis encore à Rennes quand je fais ce rêve, nous sommes la première semaine de juillet, après les concours et avant mon retour à Paris.

    images (5).jpegJe suis un personnage de jeu ou de dessin aimé, genre Mario Bros ou Astro Boy, je déambule dans un immense dédale couleur pêche. J'affronte des méchants avec quelques compagnons. Je crois que je dois délivrer quelqu'un, une fille je crois (moi-même ?). Mais nous sommes encerclés. Cependant, nous parvenons à nous échapper.

    Nous nous retrouvons dehors, nous sommes en Inde, sur le parvis en marbre d'un palais magnifique. Tout autour de nous est couleur pêche rosé et lumineux. C'est le lever du jour, un matin plein de promesses. D'un avenir neuf et heureux. Je suis en compagnie des enfants, mais aussi avec PN ! Nous formons une famille unie et heureuse. Nous sommes souriants et nous avons confiance en l'avenir.

    Ce rêve m'a déconcertée pendant plusieurs jours. Je ne le comprends toujours pas.

     

    Un deuxième rêve

    Je suis rentrée à Paris depuis quelques jours. Je me sens bien chez moi. Je pensais qu'il me fallait changer très vite la configuration de ma maison, afin de ne pas visualiser PN dans les fdifférentes pièces. Mais finalement, je ne le ressens pas du tout, je l'ai complètement occulté.

    images (6).jpegJe suis dans mon salon. Soudain je perçois une sorte d'ombre dans mon dos. c'est PN qui est en train de passer la serpillère ou le balai. Je lui dis qu'il n'a pas besoin de le faire car j'avais déjà lessivé le sol. Il s'obstine, car il est maniaque. Je lui signale qu'il n'a pas le droit de se trouver là. Que le jugement lui signifie de quitter la maison depuis le 30/06/12.

    Je pense que j'avais fait table rase trop vite de PN. Qu'en réalité, la crainte persiste. Et que cela ressort de mon inconscient.

     

     

    Un troisième rêve

    images (7).jpegJe suis dans un lieu qui est une université ou un lieu de travail. Je cherche des toilettes. J'en trouve finalement, des toilettes publiques dans une grande salle, il y en a plusieurs alignées, elles sont propres. Je m'assois pour uriner, mais je ne peux m'assoir que sur le bout des fesses, car elles sont entravées par une barre. Il y a du monde autour de moi mais cela ne me gêne pas.

    En fait, j'ai une problématique avec les toilettes. Cela fait des années que les rêves sont récurrents, en général je n'arrive pas à trouver un endroit pour me "soulager" où quand j'en trouve, soit elles sont dégueulasses et puantes, soit il y a du monde, elles n'ont jamais de porte. Ma psy avait avancé une interprétation assez intéressante : je ne parviens pas à trouver un lieu de protection pour me soulager, pour être bien, pour me poser, être moi-même. 

    Au fur et à mesure que je reprenais confiance en moi-même et que je m'affranchissais de l'emprise de PN, ces toilettes devenaient de plus en plus propres, je pouvais pisser dans un endroit clos. Ces rêves devenaient alors un bon indicateur de ma reconstruction et de mon équilibre. Mais en ce moment, ces rêves régressent, les toilettes redeviennent sales et inaccessibles, ou sans intimité.

     

  • Des larmes résiduelles

    Jeudi 26/07/12

    J'ai encore beaucoup de choses à raconter sur ce blog, mais je dispose de peu de temps.

    images (1).jpegHier, mercredi, je ne travaillais pas. J'avais prévu d'aller à la piscine avec les enfants comme il fait très chaud. La veille, PN m'a envoyé un SMS désagréable, d'habitude je ne réponds pas, mais parfois, il faut savoir mordre aussi. Je lui réponds : "Gros débile, on a des choses prévues mercredi." (Je raconterai l'anecdocte dans un autre billet). Mon téléphone étant saturé de ses SMS que je n'efface pas, je n'ai pas reçu de réponse et je pensais qu'il en était resté là (en fait, j'ai reçu ses multiples réponses vers 2 heures du matin).

    Le fait est que dans la journée du mercredi, je ne me sentais pas bien dans ma tête, une sensation de faire du sur place. Pourtant, dans ma vie, beaucoup de choses ont bougé, en bien, en très bien même. Maintenant il faut être patient et laisser le temps faire les choses. Nous ne sommes finalement pas allés à la piscine car nous étions prêts trop tard et elle est bondée l'après-midi. Du coup, j'avais besoin de m'occuper. Je devrais être en train de réviser mes cours pour les oraux en septembre (si je suis admissible bien sûr), mais je n'y arrive toujours pas. Alors j'entreprends de réparer ma machine à coudre et de nettoyer la terrasse et les meubles de jardin.

    Toute la journée, je me sens vide. Je suis devenue apathique (sans pathos), insensible. Sans joie, sans colère. Rien ne me touche (à quelques exceptions). Deux mots me viennent à l'esprit : Solitude et Incertitude. J'ai l'impression de me traîner dans la vie sans but, alors que je suis sur mon chemin. Ce chemin que j'ai tracé (ou que l'on m'a tracé) et que je suis. Quand je suis au travail, parfois, j'ai envie de rentrer chez moi, de me coucher dans mon lit, recroquevillée et ne penser à rien.

    Le soir, je regarde une série policère française en deuxième partie de soirée, une histoire de braquage de banque avec prise d'otages. Une jeune policière se fait passer pour la banquière pour pénétrer dans la banque et agir de l'intérieur, elle est découverte et battue. Elle est enceinte. Cela me tire de violentes larmes.

    Je connais cela, ce n'ets pas la première fois que je pleure en regardant la télé. Elle n'est qu'un prétexte à me soulager de mes peines et de mes traumatismes. J'ai compris comment je fonctionne désormais. Je n'ai pas besoin de savoir pourquoi je pleure. Je n'ai qu'à me vider et cela va mieux. Alors je laisse remonter les larmes. Pourtant je croyais avoir déjà tout sorti ! Je ne fais rien de plus, je constate, c'est tout.

    La nuit, je peine à trouver le sommeil. Et c'est à 2 heures du matin que les SMS de la journée arrivent, dont ceux de PN. Des SMS toujours aussi incompréhensibles, pleins de haine et de sarcasme. Je les lis avec lassitude. Quand me lâchera-t-il enfin ? Je me balade sur les sites relatifs aux PN : il faut vraiement qu'il se trouve une autre victime à harceler !