Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Samedi, #4 et fin

    PN harcèle ma mère au téléphone

    téléphone_homme.jpg

    Au milieu de l'épisode violent du samedi 30/07/11 après-midi, PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) me reproche d'avoir parlé de sa liaison avec sa petite assistante russo-allemande à son père. Il dit que ce sont des histoires de couple et qu'il faut assumer et ne pas en parler. Ah ! Les bons principes des PN ! Il peuvent sortir tous les principes de MORALITE quand ça les arrange !

    Je réponds fermement, et je l'ai répété cent fois, que durant son séjour en Allemagne au mois de février (à cette époque, nous voyions une thérapeute de couple en vue de rétablir la communication !) sans me donner de nouvelles pendant une semaine, son père m'avait téléphoné.

    Le vieil homme me demande toujours comment ça va entre PN et moi. Depuis la "fâcherie", je lui fait la conversation de façon succincte faite de banalités et ne l'embête pas avec mes problèmes de couples. Je réponds invariablement que cela va très bien. Il se doute bien que non.

    Puis au bout d'un moment (je savais par la collègue de PN que sa maîtresse avait fait le déplacement sur la foire commerciale pour les (le) voir), j'ai craqué. J'étais folle de colère et de jalousie (Eh oui ! Femme harcelée, j'étais aussi une femme trahie avec des blessures de femme). J'ai tout balancé au père de PN. Que PN m'avait annoncé en novembre qu'il voulait me quitter pour sa jeunette - alors qu'à ce moment précis, il ne lui avait pas encore déclaré sa flamme -, qu'il voulait se prendre un appartement dans la Capitale, qu'il épluchait les offres d'emploi en France pour elle, qu'il était en train de lui chercher une école de journalisme en France à 9000€ pour qu'elle parfasse son français, qu'à l'instant où je lui parle, PN est avec sa maîtresse, que j'étais effondrée de cette situation, que je n'en pouvais plus de raconter que tout va bien alors que notre vie de couple est catastrophique, etc. Le père de PN m'a dit qu'il lui parlerait. C'est depuis ce jour que PN a OUVERTEMENT ET QUOTIDIENNEMENT EXPLOSE de violence envers moi. Depuis février 2011.

    J'ai expliqué à PN que j'en avais assez de raconter des bobards à son père et que j'ai craqué. J'étais en larmes au téléphone.

    téléphone.jpg

    • Sur ce, PN attrape le combiné de téléphone et appelle ma mère : "Oeil pour oeil, dent pour dent ! Je vais l'appeler aussi, ta mère ! (Pour mémoire, note sur l'épidsode où PN veut téléphoner à ma mère alors qu'elle sortait de l'hôpital pour un problème cardiaque !!!).

    PN à ma mère : "Bonjour, c'est PN. Vous savez qu'elle va pas bien votre fille ? Vous savez qu'elle est folle ?"

    Ma mère : "Ah, c'est toi, PN ! Je suis désolée, mais j'ai une autre ligne qui sonne, je dois raccrocher." (Elle m'a raconté leur conversation 10 minutes après quand je l'ai appelée du jardin)

    Moi : "Raccroche Maman ! Raccroche ! Ne lui parle pas !"

    PN : "Ha ha ha ! "Raccroche Maman !" Idiote, va ! T'inquitète pas ! Je vais la rappeler ce soir à 23h30."

     

     PN nous suit partout

    • Le soir, je prépare le repas. Je décide de ne pas reconduire la pierrade même s'il me restait de la viande. Cela nous obligerait à manger dans la cuisine avec PN, ce qui m'insupporte au plus haut point. Je fais saisir les lamelles de viande crue dans une poêle et annonce que je vais manger sur la terrasse car "je n'ai aucune envie de manger avec toi". Jumelle s'installe avec moi. Puis, STUPEUR ! PN arrive avec son assiette et un verre de vin à la main. D'habitude, il ne vient pas, car il n'aime pas manger dehors.

    Moi : "Qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi tu me suis ?" Qu'est-ce que tu vas me chercher encore ?"

    PN : Bah quoi ? J'ai plus le droit de manger et de parler à mes enfants ?"

    Je me tais. j'ai compris que les ENFANTS vont devenir l'ARME par laquelle PN va pouvoir continuer de me toucher. C'est un classique.

    Les autres enfants s'attablent avec nous. PN parle et parle encore. Il parle aux enfants de leurs colos. Il me parle de "ses amis" les voisins, Jean-Mimi et sa femme, qui sont revenus d'Espagne, de ses Kms de jogging, qu'il s'est encore amélioré sur son endurance, ... Je mange en silence en fermant les oreilles. Je regarde ailleurs. PN, ostensiblement, regarde dans la même direction en faisant mine de chercher ce que j'observe.

    • Après le repas, les enfants regardent Fort Boyard. Je m'installe auprès d'eux. Nous sommes pris dans les jeux de l'émission et commentons les joueurs. Pendant ce temps PN est dans la cuisine à fumer à la fenêtre et à écouter la radio. Mais il ne cesse de venir, d'ouvrir et fermer la porte, il passe la tête pour dire deux où trois mots qui n'intéressent personne. Il agace Jumeau avec des résultats de foot. Jumeau lui crie plusieurs fois : "Arrête Papa, Laisse-moi regarder Fort Boyard." PN tourne autout de nous sans arrêt. Il passe à plusieurs reprises devant la télévision. Les enfants râlent.

    Moi devant les enfants : "Arrête de faire le papillon et de voleter comme ça autour de nous."

    PN : "Ha ha ha ! Un papillon ! C'est vrai que je suis gracieux comme un papillon !"

    Plus tard, Moi : "Bon, c'est bon maintenant ! Laisse-nous tranquille ! Arrête de venir nous embêter comme ça ! On dirait la mouche du coche. Qu'est-ce que tu cherches ?"

    PN : "Faudrait savoir, je suis un papillon ou la mouche du coche ?"

    Ce comportement est typique de la manipulation et du harcèlement moral : répéter encore et toujours un comportement anodin jusqu'à ce que l'autre craque.

    Allez porter plainte pour harcèlement moral ! Le policier demandera "Rapportez-nous les faits, Madame. Ah, votre mari vient dans le salon alors que vous regardez la télévision ?" Qui tiendrait cela pour du harcèlement moral s'il ne le VIT pas ? Les personnes extérieures ne vivent pas l'USURE et l'EXASPERATION permanentes entraînées par les comportements pervers des PN.

     

    PN fait des bruits de crachats

    • Vers 21h30 je laisse les enfants pour enfiler ma robe de nuit et me brosser les dents. Depuis le Vélux de la salle de bain ouvert et qui donne sur la terrasse, j'entends soudain des bruits de crachats et de mouchage. C'est PN qui m'imite en train de faire mes ablutions. Il le fait depuis 5 bonnes minutes.

    Moi, par la fenêtre, très calmement : "Tu es ridicule. Tu n'est plus un humain, tu es un animal. Tu es un chien."

    Puis j'entends à nouveau PN en bas dans le salon qui continue de faire semblant de cracher. Il fait cela durant encore 10 bonnes minutes.

    Je ne sais même plus comment qualifier ce genre de comportement !!! C'est BAS ! C'est VIL ! C'est DEGRADANT (pour l'auteur) ! C'est BESTIAL ! C'est tout simplement du harcèlement moral !

     

     Quand je pense que les enfants sont spectateurs de tout cela, ça me mine. Ce n'est pas la normalité, ils vivent une situation complètement tordue, dans tous les sens du terme, distortionnée.

    ------------------------------------------------------

    23h15

     

  • Le samedi 30/07/11 #3

    violence conjugale,violence morale,violence psychologique,tenir tête à un pn,contre-manipulation

    En une seule journée, PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) m'a balancé plus de paroles de haine et de débilité profonde qu'une personne normale pourrait n'en dire en une vie.

    Je poursuis donc mon témoignage pour ne pas oublier ce par quoi je suis passée.

    • Sur sa lancée philosophique sur les amis, PN me demande pourquoi je n'ai pas d'amis ? Pourquoi je ne les vois plus ? (J'ai des amis et ils me téléphonent. Je ne les vois plus à la maison car avec la présence collante de PN, impossible d'être à l'aise et apprécier réellement leur présence. Enfin, je ne leur téléphone plus beaucoup, étant en dépression. Mais je ne me justifie toujours pas, je laisse PN croire ce qu'il veut)
    • PN : "Pourquoi tu te fâches avec tout le monde ? Tu ne t'es jamais demandée pourquoi tu te fâchais avec tout le monde ? Tu ne te poses pas de questions ?"

    PN utilise la généralisation : "Toute le monde, on, les gens etc." Mais cela n'a aucun fondement. Tout le monde, c'est V., une amie proche, compliquée et logorrhéique, mais une amie quand même. Elle a été jalouse lorsque j'ai fréquenté d'autres personnes qu'elle et m'a dit des choses assez blessantes. J'ai préféré m'éloigner d'elle. Enfin, tout le monde, c'est IR. La fameuse IR du trio infernal. IR était mon amie. Puis petit à petit, PN se l'est accaparé. Quand il a été oisif entre deux emplois, lui et son copain adultérin ont fréquenté assidûment IR. Confiante en IR, je ne voyais pal le mal. Je me confiais même à IR des violences que PN me faisait subir. IR n'a pas souhaité prendre parti (ce que je peux comprendre) et m'a dit : "Vous n'avez qu'à divorcer." Comme IR travaille chez elle et PN parfois aussi à la maison, ils se voient de façon régulière. Moi, j'ai pris ça comme un coup de poignard dans le dos de la part de IR et j'ai décidé de m'éloigner d'elle. Elle continue de déjeuner avec PN -qui à la base est mon mari et IR est à la base ma soi-disante "amie" !- et de lui envoyer force SMS dans la journée. Je vois passer des SMS pas très agréables à mon propos, où PN lui écrit : "Elle est tarée, Elle me fait vomir, etc." PN se victimise et IR saute à pieds joints dans le panneau.

    • PN : Hier, c'était l'anniversaire de DR (le mari de IR). Tu lui as souhaité sa fête, j'espère. Quoi, tu ne lui as pas téléphoné ? C'est pas bien !" PN me l'a répété 3 fois dans la journée.
    • PN : "Mes amis allemands m'ont appelé hier. Quoi ? Tu t'en fous ?"

    Ce sont des amis de longue date de PN, un couple d'une cinquantaine d'année que nous connaissons depuis 20 ans et chez qui nous allions de temps en temps en vacances. PN les a connus alors qu'il était jeune stagiaire pour une société en Allemagne dans les années 90.

    Moi, j'attaque : "Dis donc, tes amis allemands, tu te souviens quand Brigit a découvert que ton père était toujours vivant au décours d'une conversation avec moi, alors que tu leur a raconté pendant 10 ans que ton père était mort ! Et que l'homme qui vivait avec ta mère était son 2ème mari ! Alors comme ça, ton père est mort ! Il va être content de le savoir ! C'est qui le taré ?"

    •  Moi : "Qui est-ce qui raconte dans ses mails à sa maîtresse qu'il souffre depuis 10 ans de la mort de sa mère et qu'il ne s'y habituerait jamais ?" Le cerveau de PN s'est complètement détraqué à la mort de sa mère et c'est là qu'il a commencé à décharger sa haine sur moi, comme si j'en étais responsable. Mais, à cet instant je fais comme PN, je creuse et j'appuie la où ça fait mal. PN a toujours fait ça avec moi, allant chercher ma souffrance dans mon histoire familiale. C'est abject, je ne prends pas de plaisir à faire cela, mais je dois le faire pour lui rendre la monnaie de sa pièce.

    PN commence à être fébrile, mais il continue de m'attaquer. Il ressort les vieux dossiers.

    • PN : "Et puis, d'abord, pourquoi tu as mal reçu mon cousin venu du Canada, il y a deux ans ? Pourquoi tu t'es enfuie comme une lâche ? Tu m'as fait honte. Je ne l'oublierai jamais ! T'es qu'une salope !"

    A cette époque, PN ne m'accompagnait plus dans ma famille, ni pour les repas dominicaux (pas systématiques) ni pour Noël, ni pour le nouvel an chinois ni les fêtes des père ou mère ("mes parents ne sont pas les siens !"). Ma famille avait prit l'habitude de me voir arriver seule avec mes 3 enfants et me questionnait parfois. Je leur mentais pour ne pas avoir à  leur raconter mon quotidien avec PN. Je répondais d'abord qu'il était fatigué de sa semaine (le pauvre travailleur ! les autres ne travaillent pas ?) puis qu'il regardait le foot ou le sport à la télé, enfin je disais qu'il n'y avait rien à attendre de lui, et qu'il fallait qu'on passe un bon moment entre nous et c'est tout.

    J'avoue que lorsqu'il a fallu accueillir la famille de son cousin - au demeurant tous fort sympathique - je n'avais pas le coeur à faire semblant. je leur avais préparé le petit-déjeuner et j'avais conduit Jumelle à son cours de natation, puis j'ai fait les courses assez longuement. Quand je suis arrivée à la maison, les Canadiens étaient partis, car ils avaient RDV chez la filleule l'après-midi.

    PN ne m'a jamais pardonné de les avoir reçus seul. J'imagine que PN voulait leur montrer l'image reluisante de la famille idéale, de ce qu'il avait construit, mais c'était raté.

    Je réponds à PN dans les faits : "Je suis allée faire les courses et ce n'est pas de ma faute s'ils étaient déjà partis quand je suis revenue. Je les ai reçus correctement à leur arrivée, j'ai fait la conversation."

    •  PN me couvre d'insultes. "T'es q'une pauvre conne. Tu vas crever la dalle. Mais les enfants, eux vivront bien. Je te le dis, moi !" "Tu ne sais pas te remettre en question, T'as pas d'amis, tu sera toute seule. Je vais te laisser crever avec tes..."

    Moi : "solitude."

    J'avais fini sa phrase.

    PN : "Non pas du tout. Tes CERTITUDES ! Ha ha ha ! En voilà un beau lapsus. tu vois, t'es seule, ma pauv'fille !"

    Mais, je ne me laisse pas décontenancer, j'attaque encore : "Lapsus ? Arrête d'utiliser des mots que tu ne connais pas ! Depuis quand tu connais ce mot ?" (c'est n'importe quoi, mais j'attaque quand même !) "Allez, dis-moi ! J'attends ! Qu'est-ce que ça veut dire ? hein ? Ca veut dire quoi ? Explique-moi !"

    Je fais de la contre-manipulation. J'agis en miroir de lui. Je suis debout face à lui. Je le presse de questions, je crie, je le pousse dans ses retranchements. A cet instant je sens que le cerveau de PN déraille. Blessé par les paroles précédentes, il ne sait plus réfléchir, il perd ses moyens. PN se met à bégayer ! Aussitôt, je mords. Je l'imite en train de bégayer. "Alors, on bégaye ? On ne sait plus s'exprimer ? On ne sait pas aligner trois phrases correctement ?"

    PN a les yeux hagards. "Pauvre conne ! T'est qu'une conne." Il sort du salon. Fin du troisième acte.