30.05.2011
PN frappe même une femme à terre
Sur la photo, ce n'est pas une femme, c'est un chien. Mais, voilà, c'est ce que j'ai ressenti ce soir. J'étais à la place de cet animal.
Je n'ai encore pas compris ce qu'il s'est passé dans la journée de PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) ou avec qui il a parlé pourqu'il se soit mis dans cet état-là.
Aujourd'hui, je suis rentrée à la maison à 17h, car j'étais malade comme un chien (sic !). Fatiguée, le nez qui coule, une barre au front, les yeux qui grattent, un peu pyrétique. La voiture de PN est garée devant la maison. Je rentre, il ne me parle pas, moi non plus. Je me prépare un grog. Je lui demande s'il peut aller chercher les petits car ... , je n'ai même pas fini ma phrase qu'il me dit : "Non" Comme d'habitude, c 'est "démerde-toi", il ne veut plus rien faire pour moi. Je termine ma phrase ; "je vais me coucher, je suis malade". Il me dit de demander à l'aînée d'aller chercher ses petits frère et soeur à l'école. J'envoie un SMS à ma fille aînée. Je m'endors dans mon clic-clac.
Quand je me réveille vers 18h30, les enfants sont rentrés, sont venus me voir, me faire un bisou, me demander si je vais bien. Quand je me lève pour préparer à manger, PN voit mon état maladif et commence à m'attaquer :
"- C'est au cerveau ou au colon ?"
Phrase courte, compréhensible seulement par la victime du PN avec l'historique et le contexte. Il faut sous-entendre le cancer, puisque la mère de PN est décédée d'un cancer du cerveau et que PN a eu des saignements au colon il y a un an. Je ne relève pas, je ne comprends même pas pourquoi il dit cela !
Puis PN m'a lancé des volées dans tous les sens et sur tous les sujets, tellement vite que je ne comprends rien du tout. D'habitude, PN jouit quand je souffre ou quand j'ai un problème. J'en reparlerai car je le vois de façon claire avec le recul. Là, il a ouvert un courrier qui m'était adressé et qui regrettait de ne pouvoir donner une suite favorable à ma candidature. De la même façon, PN devrait se réjouir puisque je suis malade. PN devrait être content, mais il est hors de lui. Je comprends qu'il va me falloir, malgré mon état, rassembler toutes mes forces pour lui tenir tête, sinon c'est lui qui m'écrase.
J'ouvre le réfrigérateur et cherche le reste de merguez qui était prévu pour le repas de ce soir. PN a tout mangé : "Bah, quoi ? J'avais faim, j'ai mangé toutes les merguez avec mon amie S. qui était là, allongée sur la table." Je ne lui ai rien demandé. Je ne sais pas pourquoi il me parle d'elle. S. est une de nos connaissances avec qui P., un de nos amis, a trompé sa femme, cela s'est passé en même temps que PN avec sa maîtresse, les deux garçons sont devenus comme cul et chemise, ils ont dû faire monter une émulation à cette période et ont dû bien rigoler de tromper leurs femmes respectives !!! Peu m'importe désormais.
On arrive à une dispute qui part dans tous les sens. Entre deux insultes, PN relève ses manches et montre ses biceps, il dit qu'il est fort, qu'il a des muscles. Je regarde l'alcool disponible. Quelques bières ont dû être bues, il en reste encore, PN était à la moitié de la bouteille de vin, soit 3 verres, une bricole pour lui. Pendant que je lave quelques verres, PN vient me taper sur la tête à la façon de "Benny Hill" sur le petit vieux. Il avait fait ça dès qu'on s'était rencontrés il y a 18 ans, je l'avais prévenu de ne jamais recommencer. Ce soir, il m'a prise par surprise et je ne supporte pas ce geste dégradant. Je lui lance un verre d'eau dans la figure. Il sourit mais ne me touche pas. Je l'avertis que s'il me touche encore, j'appellerai la police . "Et pour quel prétexte t'appellerais la police ?" Pour menace et vilence morale. Là, PN me dit qu'il a déjà appelé le commissariat. Il se met à mimer sa conversation avec le policier en faisant un accent antillais, puis me sort le nom d'une policière. Je comprends qu'il a téléphoné pour vérifier si j'étais venue au commissariat et aussi la valeur d'une main courante. Il m'avait déjà laissé entendre, sans plus, qu'il avait contacté le commissariat. Je ne savais pas si c'était du lard ou du cochon. Maintenant je sais, mais à vrai dire, cela ne change pas grand-chose.
Puis la dispute part sur l'argent. Ah, l'argent ! PN me réclame 2000 € payés pour le voyage aux Caraïbes sur le compte-joint, car je n'avais pas assez sur mon compte-chèque, plus 600 € de participation aux impôts de 2010. Pour les 600 €, j'avais dit à PN qu'il ne verrait jamais la couleur de cet argent pour la raison qu'il m'avait fait cocue, d'autant plus que dans le même temps, PN me disait en novembre 2010 qu'il voulait donner 300 € à sa maîtresse (qu'il présentait comme une collègue) et 300 € à la collègue de celle-ci, car elles avaient beaucoup travaillé et fait plein d'heures supplémentaires que la boîte refusait de leur payer. Les pauvres Cosettes ! Je lui avais demandé à l'époque s'il se foutait de ma gu... et s'il se prenait pour le patron de la boîte. Mais PN persiste à me réclamer cet argent. Je précise que nous sommes mariés sous le régime de la communauté réduite aux acquêts...
PN me reproche d'avoir un problème avec l'argent, me menace de me faire payer (sic !), que j'allais crever la dalle, manquer de tout, qu'il en sera heureux. Qu'il sera heureux sans moi. Je lui réponds qu'on verrait cela avec un avocat, lequel fera le compte et divisera tout par deux. Mais PN n'est pas d'accord, il veut l'argent tout de suite !!! Je n'ai pas la somme sur mon compte, je lui fais un chèque de 2600 € et lui dis de le bouffer, ce chèque. PN le froisse et le jette par terre. En fait, PN s'en fout (je crois) de l'argent, il veut juste m'atteindre.
Pendant ce temps, la benjamine qui mangeait à côté de moi est en larmes. Je demande à PN de se calmer car il la fait pleurer, sur quoi PN se retourne sur elle et hurle : "Je m'en fous !" . J'ai consolé ma petite qui hocquetait de pleurs.
Aparté
Cherchant à comprendre la raison pour laquelle PN est dans cet état-là - car il y a toujours une cause à un effet. Je regarde les appels, mails et SMS passés sur le Blackberry de PN. Pendant que je dormais, il a téléphoné à IR., mon amie et qui était devenue sa confidente, en tous cas la 3è personne de la clique que PN formait avec P. (l'autre mari adultère). L'hiver dernier, les 3 passaient leurs journées oisives à boire des coups ensemble pendant la période de cocufication. Je prends mes distances avec IR. car leurs rencontres ou conversations donnent en général lieu à des représailles à la maison. Je crois IR. naïve, on me la dit perverse. Peut-être aussi, PN sachant que je n'apprécie plus qu'il contacte IR., se sente coupable de l'avoir appelée et me le fait payer... Pff ! N'importe quoi, quelle histoire.
Faut vraiment que je me tire de là !
Demain faut que j'appelle l'avocat ou que je fasse le 39.19 au moins.
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22.05.2011
"Grosse vache"
PN est dans un état d'excitation et d'hyperactivité verbale
En société, PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) montre un visage charmant, très sociable et s'intéressant à son interlocuteur. On sait que les gens aiment que l'on parle d'eux, de leurs origines et de leurs violons d'Ingres. PN est parfait pour cela. Je ne peux pas le lui retirer, il est assez cultivé, il lit et s'informe beaucoup, d'ailleurs il passe son temps à consulter des noms de personalités, des villes, ou des termes sur Wikipédia. Il a une très bonne mémoire. Il fait très bonne impression. D'un côté il manie le charme avec une sorte de timidité et de l'autre il impressionne souvent ses interlocuteurs avec ses connaissances encyclopédiques. Ca, c'est la façade. (Ce comportement correspond à la caractéristique N°17 décrite par Isabelle NAZARE-AGA. N°17.Il mise sur l’ignorance des autres et fait croire en sa supériorité)
Dans l'intimité, et notamment actuellement, c'est une toute autre personne. Il manie la HAINE et les INJURES, surtout en dessous de la ceinture. Cela se passe en famille en présence des enfants. Il y a 5 minutes, comme tous les dimanche soir, les enfants me montraient leur carnet de liaison et nous étions en train de parler de leur prochain séjour en classe transplantée. Les professeurs avaient établi une liste téléphonique des parents à appeler pour prévenir de l'arrivée des enfants. L'année dernière, nous devions téléphoner à une maman d'élève qui était assez désagréable. Nous découvrons encore son nom dans la liste cette année. Tout d'un coup, PN hurle - oui, il HURLE ! - "Grosse vache ! Si le la vois, je lui fous mon poing dans la gueule ! Encore un petit roquet qui veut faire la loi, un caporal ! La salope ! Putain, les petites grosses, je les baffe, moi !" Il va sans dire, qu' étant petite et un peu ronde et que les qualificatifs de "roquet" et "capo" sont ceux désormais utilisés par PN pour me parler, j'aurais pu me sentir concernée.
Malheureusement pour PN, après être passée par différentes phases face à ses attaques insidieuses et désormais frontales, (phase de malaise, incompréhension, tristesse, perte d'estime de soi, dépression, prise de conscience et enfin ré-affirmation de l'estime de soi avec en parallèle négation de l'égo), je ne suis plus touchée par ses insultes. Donc, dommage pour PN, mais ça fait plouf !
A table
j'ai eu droit à tout en terme de violence verbale. Pendant que je prépare le repas, puis à table PN présente une logorhée incroyable et une hyperexcitation. C'est en cela que je pensais à un moment qu'il pouvait être bi-polaire. En général, il parle dans tous les sens, fait rigoler les enfants, leur raconte de blagues de n'importe quoi, les excite, les énerve ; du coup les enfants rigolent, s'agitent. Moi, je vis ce moment de façon hypertendue, mais les enfants ne le savent pas, c'est comme le vent qui se lève et les feuilles qui s'agitent avant la tempête. Puis, soudain PN s'énerve, il ne supporte plus l'agitation à table (qu'il a lui-même créée) et il se met à disputer les enfants, leur crie dessus et les fait pleurer. Ces derniers n'ont rien compris et rien vu venir. Ce scénario se répète très souvent.
Ce soir, on a eu droit à : "Hé, A. (notre fille aînée), regarde ! J'ai une érection !"
Choquée, je lève regarde en sa direction. Son paquet de cigarette dans la poche de son short, lui donne une certaine forme. Ma fille rigole. Je les arrête aussi sec, disant qu'un père ne devait pas s'adresser à sa fille comme ça et que cela s'apparentait à de l'inceste verbal. Il balaie ma remarque du revers de la main, me reprochant mon manque d'humour. Ma fille me dit que cela ne la choquait pas car les élèves de 4ème avaient déjà abordé la reproduction en classe. Je lui dis alors de demander à son professeur principal ou au CPE de son collège, ce qu'ils en penseraient et si cela relevait de l'humour entre un père et sa fille. PN a arrêté et est passé à autre chose.
Avant le repas, sans les enfants, il y a eu un échange entre lui et moi assez corsé où je me suis vue reprocher d'être bête, d'être conne, de ne pas avoir de conversation, etc. Je lui ai répondu à chaque fois du tac-au-tac, car je ne voulais pas me laisser faire. Je lui demandai de grandir un peu et d'arrêter son attitude puérile de passage à tabac comme à l'école maternelle. Je l'interrogeai :
Moi : "POURQUOI TANT DE HAINE ? Tu n'as pas mieux à faire dans ta vie ? Passe donc à autre chose !"
PN : "Tu devrais le savoir ! qu'est-ce que t'as fait ? Et comment tu étais toutes ces années ?"
(Culpabilisation et retournement de situation). La veille je lui avais déjà posé la même question, ce à quoi il me répond : "Durant la semaine, je suis occupé tandis que le week-end, j'ai tout le loisir de penser à toi et de te faire payer !"
Et re-belote, passage en revue des connaissances et du voisinage, avec la même constatation :"Tous des mecs tenus par leurs bonnes femmes par le bout de la queue !" PN est misogyne. C'est flagrant.
Il veut me conduire à la dépression
Cela a été du pilonage systématique toute la journée en fait. Il ne m'a pas laissée de répit. Dès ce matin, dispute. je reste calme mais lui tiens tête. A un moment, je lui lance que son attitude est ... déprimante. Je ne trouvais pas de mot tellement j'étais affligée , c'est ça, jaurais du dire que son attitude était "affligeante". Il me reprend sur moin mot :"Ah ? Ca te déprime ce que de te dis ? Eh bien j'en suis fort satisfait. Je ne demande que ça."
Je vois que la violence est permanente. Je ne vais plus supporter longtemps. Pourquoi je suis dans ce merdier ? Mais ce que je redoute désormais, c'est ce comportement bizarre avec les enfants. D'abord, ils assistent à de la violence et de la brutalité entre leurs parents, je crains qu'ils ne soient déroutés par les sautes d'humeurs (pour ne pas dire bi-polarité) de leur père, qui passe des injures sur leur mère à des plaisanteries avec eux. Je crois qu'il est en train de les manipuler et les mettre dans sa poche. Et je n'y pourrai rien...
Sinon aujourdh'ui, j'ai aussi eu droit à :
-"Hé, Gros cul (en vietnamien, "dit bu", ça sonne mieux, c'est de l'humour), tu pourras prendre des places au Parc Asterix ?"
-Je lui demande s'il peut relever l'étendoir à linge qui est tombé, il me répond d'un NON net et sec. Il fait cela de plus en plus souvent.
22:35 Publié dans La Violence verbale / morale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Je ne suis pas sortie de l'auberge
Je tourne en rond
Une copine V et mon frère me bottent parfois le cul, en me disant de me bouger. Je me rends compte que j'ai assez consigné dans ce blog les éléments de harcèlement moral que je subis de la part de PN (mon mari appelé Pervers Narcissique). Je pourrais en coucher des centaine d'autres, plus violents les uns que les autres. Mais je tourne en rond.

Pendant longtemps je n'ai pas compris mon immobilisme et je le comprends toujours pas. Pourquoi je n'arrive pas à quitter PN ? Bon, OK , emprise, tralalère... Je ne sais pas s'il peut y avoir en ce moment des prémices de changement car je suis très réceptive à mes rêves et je vois des modifications dans ma posture dans ces rêves. C'est fouilli, PN est toujours présent, mais je me vois ailleurs. C'est bizarre, je n'arrive plus à rappeler concrètement de mes rêves, car j'en garde habituellement un souvenir hyper précis.

D'un côté, je dois prendre contact avec un avocat pour divorcer de PN. Mais je recule ce moment car depuis février 2010 et plus précisément dernièrment, je suis HYPER occupée à travailler pour passer mon concours administratif de cadre de niveau A. Cela me prend tout mon temps et mon énergie. Et je suis plus qu'étonnée d'avoir réussi en mars les 2 épreuves d'admissibilté au coeur de la tempête. En effet, la veille et le soir des concours, c'était toujours du harcèlement moral, du dénigrement, des disputes...
De l'autre côté, en cas de réussite à l'un de ces concours, je serai obligée de partir en formation pour plusieurs mois en province? Je serai également obligée d'emmener les enfants avce moi, parce que d'une part, PN dit ne pas pouvoir les assumer, son métier le mettant constamment sur les routes, et d'autre part, car le comprtement de PN pourrait être très dangereux pour les enfants et pour moi par ricochet. De plus, je suis déchirée à l'idée d'arracher les enfants à notre ville où nous nous sentons si bien et à leurs écoles respectives, risquant de mettre en danger leur année scolaire. Je me rends compte aussi, que tout accaparée par mes cours et mes révisions, je passe à côté de l'éducation de mon ado d'aînée qui part actuellement en vrille et de ma petite qui, à 10 ans, ne parle toujours pas à l'extérieur de la famille.
Et je ne parle même pas de ma phobie de l'automobile, conduire jusqu'à cette ville de province et y circuler en voiture me semble irréalisable. De même qu'assurer le quotidien entre mes cours et l'éducation et la gestion des enfants, seule, dans une ville inconnue. Tout cela me fait terriblement peur.

Je ne me sens pas les épaules et l'énergie pour assumer à la fois un divorce qui s'annonce très compliqué et une année supplémentaire de stress lié aux cours et concours.
Je serai fixée en juin. Je passe mercredi prochain un premier oral d'admission et mercredi en 15 le deuxième.
- Si je rate les deux, alors je ne bouge pas de ma commune et je divorce, puis je tente de trouver un autre boulot mieux payé (je suis actuellement payée des cacahuètes pour un boulot de cadre et un statut de merde). J'ai déjà répondu à une annonce. Et puis, je reprendrais la peinture et l'aquarelle que j'ai abadonnées depuis deux ans.
- Si je réussis, je me prépare à affronter pleins de difficultés avec, au bout (en juillet 2013), un très bon statut professionnel (cadre supérieur ou de direction) avec une bonne rémunération pour élever seule mes enfants dans un relatif confort.
Pff ! J'en ai marre que dans ma vie, depuis 20 ans se (re)présente régulièrement cette situation où je dois faire un choix important voire décisif. Celui devant lequel je me trouve n'a jamais été aussi cornélien et compliqué dans sa résolution et sa mise en place.
Chienne de vie.
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21.05.2011
Samedi, jour des cris
Depuis des années, je dis cette phrase le samedi matin. En effet, cela fait un certain nombre d'années, que PN, après son petit-déjeûner, se met à crier. Il crie sur moi, car il affirme que la maison est sale, que je ne fais pas le ménage, que c'est le bordel. Il crie sur les enfants, car pour lui leurs chambres sont en désordre. Il faut ranger, nettoyer, balayer, aspirer, laver, frotter. Au moins 52 fois par an, PN n'était pas content. Moi, je ne trouvais pas la maison particulièrement sale, je faisais ce qu'il fallait de ménage. Mais j'avoue que pour moi les priorités dans la vie sont autres que de briquer ma maison. De toutes façons, il ne me donnait plus envie de nettoyer quoi que ce soit. Je faisais le minimum syndical.
A l'époque, il ne faisait pas de jogging, comme maintenant. Il fallait supporter ses humeurs. Puis l'après-midi, ça passait. En général, j'en profitais pour sortir dès le matin faire les grosses courses : il fallait remplir le caddie, y avait du monde, ça me prenait 3 bonnes heures. 3 heures de tranquillité. Ce qui me chagrinait, c'était que les enfants qui restaient à la maison en bavaient. Le dimanche, PN ne criait pas trop. Ca lui arrivait de râler pour un truc qui n'était pas rangé. Il m'arrivait souvent de ressortir l'après-midi avec les enfants au parc, pour ne plus l'entendre. Combien d'après-midi de parcs j'ai fait, alors que nous avons un jardin et que j'avais pleins de choses à faire à la maison !

La continuité dans le changement
Ca fait plusieurs mois, presque un an que PN ne crie plus le samedi matin. J'en cherche la raison. J'ai repris le travail et ne suis pas plus disponible que lui pour faire le ménage. Et puis, on a fréquenté un couple d'amis de façon assez rapprochée, et dont l'ordre dans la maison n'était pas un souci et qui étaient forts sympathiques. Peut-être que ceci relativisant cela, et comme nous étions occupés socialement, PN ne criait plus. Il était devenu moins regardant sur le ménage et l'ordre.
Mais les reproches ne cessent pas pour autant. A chaque fois que je nettoye les vitres (une tâche que j'aime bien accomplir), PN critique la propreté des carreaux : "C'est ni fait ni à faire !", et reprend les vitres quelques jours après. Quand je lave le carrelage, PN critique ma méthode qui était "ni fait ni à faire" et prétend qu'il va re-lessiver le sol, ce qu'il ne faisait pas du tout ! Quand je ramène les courses du supermarché, il critique mes achats, les marques que je prends. En ce moment il fait une fixation sur le pain de mie d'Intermarché, il ne faut pas en acheter d'autres. Si je fais des courses dans une autre enseigne, il faudrait que je m'arrête quand même à Intermarché ?!? Il faut préciser que Môsieur PN connaît le directeur d'Intermarché, et même qu'il tutoie le boucher d'Intermarché. La belle affaire !
PN me harcèle moins avec le ménage. Depuis l'histoire avec sa maîtresse, il a hurlé quotidiennement (voir les notes de novembre 2010 à mars 2011), me menaçant, me maudissant et m'injuriant. Puis il s'est contenu en prétendant ne plus m'adresser la parole, cela a duré une poignée de semaines. Depuis disons un mois, depuis début mai, les cris ont recommencé le samedi soir et/ou le dimanche soir. Le responsable ou plutôt le déclencheur, c'est l'alcool ! L'alcool qui exacerbe les comportements et les émotions. Pendant que j'étais partie au Caraïbes, PN avait vidé toutes les bouteilles d'apéritifs et de digestifs de la maison.
Le fait qu'il se sente malheureux, vide, perdu et qu'il noie cela dans l'alcool, je peux le comprendre. Mais le constat est que j'en subis les dommages collatéraux. Et c'est peu de le dire !!! Comment faire pour qu'il ne boive plus ? Il ne boira pas moins, car il ne sait pas s'arrêter. Moi qui apprécie avec modération un bon vin rouge avec le fromage, un vin blanc avec les crustacés, une bière bien fraîche avec du saucisson, j'ai pris le parti de renoncer à tout cela et n'achète plus une seule bouteille d'alcool. Bien sûr PN prend le relais en faisant les courses lui-même ! Je vous laisse deviner où...
23:46 Publié dans La Violence verbale / morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cri, violence morale |
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3 litres de vin quand même
Quand PN (mon mari appelé Pervers narcissique) boit du vin, il finit toujours la bouteille. Il m'est arrivé de prendre des verres (2 au maximum) afin que, du coup, il en boive moins (soit 4 verres, si l'on considère qu'une bouteille de 75 cl égale 6 verres). Mais, j'avoue que ma méthode trouve sa limite ! En effet, PN vient de ramener un cubi de rouge de 3 litres ! MDR !!!
Ca promet des soirées animées. Je vais encore m'en prendre plein la g...
Bon , je vous rassure, il n'a pas encore fini le cubi. On verra demain.
Chienne de vie...
22:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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18.05.2011
Mais qu'y a-t-il dans la tête de PN ?
Je ne sais pas ce qu'il peut bien y avoir dans la tête de PN (mon mari appelé Pervers Narcissique). Je n'arrive toujours pas à comprendre.
Je vais relater le détail de ce qu'il dit lors d'un repas à table. Je précise que je ne lui parle toujours pas, sauf pour dire ce qui est indispensable. Donc c'est un monologue, avec parfois des réactions des enfants.
PN rentre du boulot, il a fait une grosse journée commerciale, plutôt satisfaisante, il est crevé. C'est mercredi, j'ai eu le temps de cuisiner un bon repas. Donc PN est plutôt de bonne humeur.
Pendant qu'on dîne en famille la fenêtre ouverte, on entend un chien aboyer dans le voisinage :
- PN : " Tiens, c'est Jean-Mimi qui est en train de fourrer sa femme."
- PN : "Quand je pense qu'ils partent en Espagne durant les prochaines grandes vacances à 6 avec leur vieux monospace ! C'est pas comme la soeur de L. (mon beau-frère) qui roule en 4x4 Volvo ! Ils n'ont pas les mêmes valeurs." (Je ne dis rien, je ne réagis pas. PN a dû le répéter 4 ou 5 fois le soir de mon anniversaire et quelques autres fois, ainsi qu'hier soir. PN se moque très régulièrement de L. disant qu'il est pédant.)
Nous mangeons des pommes de terre sautées, notre fille aînée lance que I., la mère de sa copine fait ses frites elle-même.
- PN :"Ah oui ! Ses frites doivent avoir un goût unique, elles doivent être parfumées à son haleine."
Chaque fois que l'on parle de I. où après qu'elle soit partie de chez nous, PN se moque de sa mauvaise haleine. Immanquablement, on y a droit. Je me retiens de dire à ma fille qu'il ne faut plus parler de I. car je ne veux pas qu'elle en arrive à contrôler ce qu'elle peut dire où pas par anticipation aux sarcasmes de son père. Cela signifierait qu'on agit en fonction de lui, ce serait de l'aliénation.
Un des petits demande s'il faut emmener tel ou tel vêtement en colonie de vacances. PN : "Vite ! Vite ! Il faut faire les valises ! Vous ne partez que dans 3 semaines." PN, qui ne s'est jamais occupé de préparer les affaires des enfants pour les voyages ou encore de les emmener chez le médecin ou quoi que ce soit, s'est toujours foutu de moi, car je m'organise longtemps à l'avance, j'anticipe les valises afin de savoir ce qu'il manque et de prendre le temps d'aller faire les courses.
Je ne me rappelle plus les autres dénigrements auxquels nous avons eu droit. PN répète à 3 reprises qu'il a eu chaud dans le métro, notre aînée lui fait remarquer qu'il l'avait déjà dit et qu'on avait compris. Lorsqu'il m'arrive de dire plus de deux fois quelquechose - parfois, je ne fais que répéter à une autre personne en présence de PN - PN me reproche aussitôt de rabacher.
Sous le prétexte de l'humour, un fonctionnement pervers
Voilà. Lors des repas, cela a toujours été une succession de dénigrements, sur les gens qui nous entourent -et encore plus maintenant, puisque PN lache son venin sans retenue. Je l'avais déjà écrit, cela fonctionnait comme ça dans la famille de PN. PN se targue d'avoir de l'humour. Mais il a un besoin irrépressible de casser et rabaisser les autres, une façon de se maintenir au-dessus des autres. De ne pas se sentir... rien.
Je repense à l'histoire de PN avec sa maîtresse. Dans les mails - professionnels - qu'il échangeait avec elle et que j'avais lus, il se moquait beaucoup de leurs propres collègues avec les termes : "dicke (grosse), blöde, abruti, fous, débile, etc. La fille rigolait avec lui, mais avec réserve quand même, je le lui accorde. C'était leur lien, c'était "nous seuls contre les autres cons". Elle devait tellement l'admirer pour son humour sarcastique, pour la finesse de son intelligence !!!
Le dénigrement est insidieux
Je me demande si moi aussi j'ai pu être admirative de cette façon d'être. Je ne sais pas, je ne me souviens pas. Mais je n'ai jamais aimé me foutre de la gueule des gens, je n'ai pas besoin de ça pour me sentir exister ou me sentir bien. En tous cas, PN se moquait souvent des autres. Puis, petit à petit, son "humour" s'était déporté vers mes proches, mes amis ou des membres de ma famille. Ses moqueries, d'abord légères, sont devenues plus dures, ce qui me mettait hors de moi. Plus je réagissais, plus PN devait "bander" : il me touchait par ses attaques. Il savait où me faire mal. Désormais, j'essaie de ne plus réagir. Cela me fait soudain penser au blog de Sophie, qui parlait de notre tendance à vivre par réaction aux autres. Très vite, "l'humour" de PN s'est détourné vers moi. J'en ai déjà parlé des mes anciens posts. "Lève-toi, t'es en train de marcher sur les genoux. Ah, bon, t'es debout ? Ha ha ha ! Bah quoi, je rigole ! T'as vraiment pas d'humour ! Pff ! Les nanas, toutes les mêmes, elles n'ont aucun humour."
Les attaques de PN ne sont jamais frontales. Il passe par le prétexte de l'humour. Ou bien il attaque les proches. Si bien que la victime n'osera plus mentionner telle ou telle personne. Ou même ne plus inviter cette/ces personnes ou encore ne plus la voir. C'est ce qui s'est passé avec moi et désormais avec l'entourage amical de notre aînée. Toutes ses copines sont descendues une à une, aucune ne trouve grâce à ses yeux. L'une est boutonneuse, l'autre est pétasse, une autre a deux de Q.I., etc
Voilà comment tirer sur qulqu'un sans même le toucher physiquement et sans laisser de trace physique apparente.

21:26 Publié dans Le Dénigrement - Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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14.05.2011
La mitraillette - suite

Voila, je viens de finir de dîner. C'était rapide. Et pour cause. Tourbillon de paroles dans tous les sens, de reproches, de cris. Les jumeaux n'ont plus supporté et ont pris leur assiette pour aller manger dans le salon (la grande est chez sa copine), je le leur ai permis et suis allée les rejoindre.
Mon coeur bat la chamade. PN me rejoint dans le salon. Me crie dans les oreilles qu'il "m'aura à l'usure." Zut, je n'ai pas pu enregistrer cela. Il me souhaite de "rater l'oral de mon concours, de me vautrer, sinon il fallait que je bachote, de devoir prendre un emprunt conséquent pour pouvoir garder la maison." "Que j'en baverai, que je crèverai la dalle..." Je lui réponds qu'il est vraiment malade. Je vais alors vérifier dans la poubelle combien de bières il a bu avant le vin pour être dans cet état là. Effectivement, il a bu 4 canettes de 33 cl, soit 1,2 l. Il me répond que cela s'est fait au long de la journée et qu'il n'est pas ivre. Il repart dans la cuisine et tout d'un coup, il revient pour me parler de ma collègue d'il y a 13 ans et dont il a discuté avec sa chef. Je ne l'écoute pas et lui demande d'arrêter de s'adresser à moi. Il me rétorque qu'il voulait juste me parler de ma collègue, me demande pourquoi je suis sur la défensive !!! Je lui dis qu'il est agressif, ce dont il se défend et affirme qu'il me parle juste de ma collègue et qu'il en a le droit... Puis il me parle du football, dont je n'ai rien à faire. L'alcool lui massacre vraiment le cerveau !
Je m'enfuis dans ma chambre. Il me suit pour me dire encore une ou deux vacheries. Et 2 mn après, pendant que j'écris cette note, sur le clic-clac, il ouvre brusquement la porte pour me demander si je voulais qu'il m'apporte un yaourt bio. Il est véritablement dans un état de FOLIE PURE !!!
Avant cela, dans la cuisine, alors qu'il me demandait si je savais quelle était la valeur d'une main courante, et comme je ne lui répondais pas, il m'a tapé fortement le ventre du plat de la main, pour me signifier que j'avais du ventre. Je lui ai demandé de ne pas me toucher. il m'avait répondu ironiquement qu'il avait peur car j'allais appeler "mes amis les flics".
Je pourrais en écrire des pages sur ses reproches, ses cris, ses menaces... A quoi ça sert, c'est une accumulation de phrases balancées à toute vitesse, avec entre autres des affirmations sur ma réputation qu'il me fait auprès de mes amis, notamment IG et son mari et d'autres. Je pense que cela ne lui a pas plus que IR m'ait répété qu'il leur a confié "qu'il voulait avoir ma peau".
PN m'a dit que ma réputation était finie et que j'allais finir ma vie seule. Cela ne me touche pas, je m'en fous complètement d'être seule ou pas, ce n'est pas quelquechose qui m'effraie. Je n'ai pas besoin d'avoir une cour autour de moi pour me sentir exister. Et je me fous encore plus de ma réputation.
Là, je ne sais pas trop quoi faire. Les personnes avec qui je parle de ma situation ne comprennent pas mon immobilisme. Je suis un peu coincée en ce moment avec mon concours qui m'accapare beaucoup l'esprit aussi et dont je ne connais pas encore l'issue. Je ne connais pas encore tous les paramètres pour pouvoir agir.

J'en ai vraiment marre ! Parfois JE PRIE LE CIEL de m'aider, d'arrêter cette situation. Comment est-ce humainement possible de vivre ça ? Ce niveau de harcèlement. J'ai l'impression d'avoir été son punching ball pendant une heure, si l'on comparait cela à la blessure physique. Evidemment, je viens d'y penser, j'ai déjà vécu cette situation, étant enfant, avec ma grand-mère... Je pense à mes enfants, ma petite est à côté de moi, en train de lire. Je lui explique bien que cette situation, ce comportement entre un papa et une maman n'est pas normale. Elle ne dit rien. Je crains qu'ils ne répètent dans leurs vies futures cette situation.
Je ne comprends pas pourquoi je vis cela. POURQUOI, nom de Dieu ! Pourquoi tant de méchanceté, tant de haine ? QUE DOIS-JE FAIRE POUR QU'IL ARRÊTE ? Quand il s'approche très près de mon visage et qu'il crie en écarquillant les yeux, je suis périfiée. Je souhaite alors qu'il crève. Je vois la haine dans un être humain, un homme que j'avais aimé et avec qui j'ai fait 3 enfants. Comment peut-on en arriver là ? Il me reproche de l'avoir dénigré durant ces années. Il a oublié qu'il avait un comportement détestable de dénigrement, justement !!! C'est lui qui n'a cessé de me dire que j'étais grosse, naine, c'est lui qui fermait les yeux, tournant la tête sur le côté et poussant un cri d'horreur quand je me déshabillai le soir dans la chambre, c'est lui qui faisait le bruit d'un crachat dès que je passais à côté de lui. PN me reproche précisément ce que je lui reproche !!! Je sais que c'est une des caractéristiques des agissements des Pervers Narcissiques : celle de savoir retourner les situations !
Quand je pense que j'ai ouvert ce blog depuis 2008. Cela faisait déjà des années que je subissais son harcèlement moral. Quand cela va-t-il s'arrêter ? Est-ce que c'est lui qui va m'avoir à l'usure, comme il le dit ?
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Je viens encore de recevoir une salve de mitraillette
Au secours !
PN vient de sortir la mitraillette ! En général il est comme ça quand il a bu. Là, il a pris une bouteille de vin, moins un verre car j'en ai pris un de sorte qu'il en boive moins. Il a dû se prendre quelques bière pour être aussi virulent déjà.
Là je viens m'isoler quelques secondes pour écrire une note. J'ai beau tenter de garder mon calme. Il parle et parle et caquète dans tous les sens. C'est affreux. Il y a de la menace, du dénigrement, du commérage, du normal qui serait très intéressant, s'il n'était pas atteint de folie. Tout ça dans un tourbillon de paroles qui ne s'arrête pas !!!
Je ne sais pas comment va se dérouler la soirée, mais je crains déjà le pire.
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11.05.2011
PN souffle le chaud et le froid
Je fais aussi le constat que PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) souffle finalement le chaud et le froid sur moi, sur ma vie. Parfois j'affirme qu'il ne m'atteint pas mais, à chaque fois, au fond, je suis touchée par ses attaques. J'ai beau me blinder, son harcèlement moral est efficace et me meurtrit à chaque fois.
Hier soir, je rentrais à la maison en étant persuadée, résignée, qu'il allait encore m'attaquer. Je rentrais le dos courbé, la tête rentrée dans les épaules, muette. Je préparais le repas du soir, déjà déprimée. Mais PN m'a ignorée. Surprise ! Dès le repas fini, je me suis vite enfermée dans ma chambre. Et finalement, ma poitrine a fini par se desserrer, mon mal de dos s'est atténué. J'ai passé une soirée tranquille, le coeur un peu plus léger.
Cela m'a contrariée de me rendre compte que mon état nerveux, mon état de bien-être ou pas dépendait du bon vouloir de PN ! De son état de folie ou pas. Je me suis balladée sur la toile et j'ai découvert cet autre blog : Le blog de Sophie qui décrivait bien la relation entre le PN et sa victime. La lecture de ces articles arrivait à point, car je me demandais justement comment et pourquoi PN avait pris possession de ma vie comme ça, comment j'ai pu le laisser faire. D'après "Sophie", ma propre histoire, mes souffrances, mon mode de fonctionnement ont laissé s'entrouvrir une porte par laquelle PN s'est empressé de s'engouffrer.
Maintenant, le moment est venu d'identifier et de refermer cette porte, afin que PN ne puisse plus m'atteindre et me nuire.
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Touchée ... coulée
Dimanche 8/05/11, après ma fête d'anniversaire, PN avait sorti la mitraillette.
En effet, après m'être reposée deux heures après le départ des invités, PN a chargé coups sur coups. Ce n'étaient pas forcément des insultes, juste des reproches. Des reproches, des allusions et des dénigrements répétés et à intervalles de plus en plus serrés. Je n'en pouvais plus, j'en tremblais. Peut-être avais-je ces dernières semaines trop enduré de stress, de fatigue et de harcèlement moral. J'ai trop courbé l'échine, essayant de parer les coups. J'en ai mal au dos aujourd'hui. C'est la première fois de ma vie que je somatise comme ça, j'ai deux pointes qui me brûlent dans le dos. "J'endosse" trop de choses, trop de peines, trop de soucis.
J'ai vite compris pourquoi PN était si virulent. Juste après que les invités furent partis, PN avait débouché une bouteille de rosé qui restait. On avait quand même déjà pas mal bu au cours de la journée ! J'ai dit à PN qu'il avait déjà assez bu comme cela et j'ai rangé la bouteille au frigo. Après ma sieste, PN avait ouvert une deuxième bouteille de rosé, comme il n'avait pas retrouvé l'autre. J'ai découvert ensuite la bouteille de whisky vidée (il en restait un bon verre à whisky plein). PN était ivre, et il a le vin très mauvais (comme son père). Voila l'explication de cette violence exacerbée, et puis certainement aussi la jalousie de me voir entourée de ma famille.
Sensation d'être prise au piège.
Lundi, au boulot, c'était dur. J'avais du mal à me concentrer. Trop triste. Trop malheureuse. Des envies de pleurer parfois. La sensation d'avoir un poids dans la poitrine et sur le dos. Je me sentais écrasée. N'arrivais pas à avancer. J'ai alors pensé à mon grand-père, "Pépé", qui était harcelé moralement et physiquement par sa femme. La mort, à 77 ans, l'a libéré. Ma grand-mère avait perdu sa victime. A reporté sa haine vers ma mère ou un autre de ses enfants, puis elle a vécu seule et a fini par perdre la tête. Aujourdh'ui, elle a 94 ans. J'ai très bien conscience que je vis une situation de répétition. Il qu'il faut que je casse cela. Mais lundi, j'ai ressenti dans ma chair ce que vivait Pépé au quotidien. Lui, arrivait à dépasser cela par le renoncement et la méditation. Moi, je n'arrive plus à méditer, à ne pas être touchée en développant une estime et une conscience de moi-même. Et en partant du boulot, j'avais l'impression que j'allais rentrer à la maison pour prendre mes coups quotidiens, tout comme une femme battue résignée se serait habituée aux coups de son mari : "C'est l'heure des coups et des claques". Je me sentais violentée dans ma chair. C'est une sensation terrible et bizarre. Subissement. Résignation. Je baissais les bras. Je touchais le fond. Plus envie de réagir. Plus la force. Des fois, je me dis, fermer les yeux, ne plus se réveiller. Ce serait fini. Ce serait si simple après tout. Mourir.
Mais bien sûr, je n'en ai pas le droit. J'ai trois merveilleux enfants qui ont besoin de moi pour les guider et les "porter" encore quelques années. Et puis, je dois bien avoir des années heureuses à vivre et qui m'attendent.
Au moment où j'écris, j'ai encore mal au dos. Je suis en train de ressentir le fait que PN m'a eue. Qu'il m'enserre et qu'il va gagner. Ce n'est pas facile de tenir sous les coups.
Mais en même temps, je me sais forte. J'ai une image et une sensation qui me viennent. je suis en train d'accepter les coups sans rien dire et de les "digérer". Comme une boxeur sur un ring et qui est en train de se faire massacrer. Qui tombe. Je me noie et je m'enfonce dans l'eau, très lentement, les yeux fermés, le corps mou, les cheveux flottant autour de mon visage dans la mer. Un peu comme dans le film La leçon de piano, cette femme qui coule au ralenti, toute pâle et bleue, avec le pied attaché par une corde à son énorme piano. Mais j'ai aussi la sensation que ce temps est nécessaire, comme une sorte de repos, de répit. Une sorte d'extrême qui est nécessaire. Avant que le corps, alors, ne rebondisse contre le le fond marin... et ne REMONTE !

Car je ne m'imagine pas vaincue par PN. C'est impossible. Cette histoire DOIT bien finir ! Dans le sens, avoir une fin favorable ! C'est les gentils qui gagnent, non ?
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