30.11.2011

J-28 (logorhée)

Mercredi 30/11/11

 

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Avec mon système de compte à rebours, je vais devoir m'efforcer de poster régulièrement. Lol.

Je regrette de n'avoir pas pu éditer de notes au coeur de la tempête, à l'automne 2010 et surtout au coeur de la violence au printemps 2011. Mais à cette époque je préparais mes pré-concours, je me couchais très tard avec les livres sur le nez, en plus de la vie quotidienne professionnelle et familiale.

J'espère pouvoir continuer à poster une fois à l'école à Rennes, car le rythme d'étude va être très soutenu.

 

J'ai trouvé sur le Net une image forte de la campagne contre les violences faites aux femmes.

fnsf, violence conjugale, 3919,

 C'est une image qui a été imaginée par des hommes. L'article se trouve ici.

 Encore quelques visuels :

fnsf, violence conjugale, 3919,

fnsf, violence conjugale, 3919,

fnsf, violence conjugale, 3919,

Cet après-midi, je suis allée livrer à Ca. le portrait de ses enfants. Je suis restée bavarder durant deux heures. Je lui relate l'épisode de la raie, elle est surprise et consternée. Mais on en rigole. Elle sait aussi que son mari passe beaucoup de temps avec IR, elle a pris de la distance avec cette dernière tout en maintenant des relations cordiales.

Le soir, je prépare à dîner. PN arrive alors que nous sommes déjà attablés. Il défait un sac de courses d'Intermarché, avec invariablement les mêmes produits. Il pose brutalement et bruyamment une bouteille de rouge sur la table, faisant sursauter les enfants et moi. Je n'y touche pas.

A table, il est hyperlogorrhéique. Moi, je me renferme complètement, muette. Cette cacophonie m'épuise. PN discute avec lAînée sur le films "Intouchables", qu'elle a vu cet après-midi avec ses copines. Il la bombarde de questions : "T'es allée à quelle heure ? Y avait du monde dans la salle ? T'étais avec qui ? T'es descendue en bus ? T'es remontée comment ? T'as mis combien de temps en bus ? T'aurais dû faire la moitié de la route à pieds ! Tu sais que Omar Sy a 4 enfants avec une femme blanche ? Qu'il vit à la campagne ? On n'aurait pas cru, hein ? etc."

Pour répondre à une question d'Elisa, c'est une des caractéristiques de PN, il s'intéresse à des faits CONCRETS. Cela a toujours été ainsi, il s'adresse de cette exacte façon aux gens qu'ils rencontre pour la première fois et aussi avec les autres. J'interprète cela comme une manière de s'intéresser à l'autre, mais qui est brutale et intrusive. Les interlocuteurs de PN (dont j'ai fait partie) sont véritablement bombardés de questions et à peine a-t-on fini de répondre à l'une qu'il passe déjà à autre chose. Je trouve cela assez déstabilisant. Ce n'est pas du tout une conversation où PN se met au rythme de l'autre, au contraire, c'est lui qui mène la danse. On se sent un peu étourdi par ses questions et en même temps, on peut se sentir valorisé par un tel intérêt.

Avec l'Aînée, il n'a posé aucune question sur l'histoire du film, sur ce qu'elle en a pensé, sur la condition de handicapé, etc. L'Aînée a répondu aux questions pressantes de son père avec joie car il s'intéressait à elle. Mais leur conversation hyper rythmée, telle un match de ping-pong, m'était épuisante ! J'en avais mal à la tête. J'ai mangé à toute vitesse et me suis levée de table.

Depuis le salon, j'entendais PN qui parlait ensuite à Jumeau. De la même manière, il était hyper oppressant, lui posant - cependant très joyeusement  - des tonnes de questions sur les derniers matches de foot, lui donnant des ordres. Il m'a lancé deux ou trois vannes indirectes par le biais des enfants, je n'en ai bien sûr pas tenu compte.

Cette logorhée et cette hyperexcitation me stressaient. Je suis partie très vite dans ma chambre. Je m'attendais à ce qu'il surgisse d'un instant à l'autre. Mais heureusement, il m'a laissée tranquille.

Je crains tout de même que le départ approchant ne m'amène de nouveaux problèmes. PN va-t-il péter un câble ?

 

 

 

 

 

29.11.2011

J-29

Mardi 29/11/11

J-29

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J'ai rencontré plusieurs fois PN dans le Finistère, dans une grande maison pleine de copains, nous étions tous quasiment célibataires. Nous y sommes retournés régulièrement avec les enfants.

 

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Aujourd'hui, j'ai été convoquée par la directrice de mon établissement. Elle souhaitait me parler de mon avenir professionnel après Rennes. Elle me félicite de mes différents concours, me dit que je suis très courageuse de partir ainsi sur de nouveaux projets en évoquant ma "situation" (seul ce mot a été prononcé, quelle délicatesse). Je pense que ma chef lui a parlé. Elle envisage pour moi, à mon retour de Rennes, un poste dans un établissement parisien, au sein d'une direction, avec une possibilité de logement (de fonction ?). C'est le mot "possibilité" qui me gêne. Je dois rencontrer bientôt le big DRH, je lui poserai toutes les questions. Quoi, comment, quand, pour combien de temps, combien ?

Avant de rentrer à la maison, je passe chez ma soeur et lui demande son avis. Je suis plutôt gagnante dans l'histoire. Je ne m'interdis pas de rester en Bretagne si les conditions s'y prêtaient. Je reste étonnée d'être arrivée première à mon concours. Mais comment ai-je fait ? Je n'ai même pas l'impression d'avoir fourni un quelconque effort. Pour reprendre le système de la psy de Moua, Effort : 20%, satisfaction attendue : 60%, satisfaction réelle, 120% !!! Je suis aussi surprise de la tournure que prend déjà ma vie. Bien sûr, il y a plein d'inconnues. Mais heureusement, j'ai appris à faire avec, et sans peur.

Je dis aussi à ma soeur que je ne comprends pas pourquoi PN se conduit comme ça avec moi, je ne suis même pas une fille méchante ou énervante ! Elle me dit qu'il relève de la psychiatrie. Elle n'a pas tort, je le pense aussi.

harcèlement moral; violence psychologique; pervers narcissique;

PN (mon mari appelé Pervers narcissique) rentre à la maison un peu après moi. Il pose du pain sur la table et dit tout haut : Poterne. C'est une des boulangeries de "Ville". Je devine qu'il est passé en centre-ville, au bout de cette rue se trouve la rue JJR, la rue de son avocate. Cela m'aidera à comprendre son état d'énervement et la suite de la soirée.

Il m'apostrophe sur l'état d'avancement du cas de Jumelle à l'école et de la prise en charge de son problème de communication. Je lui indique que j'ai eu le médecin scolaire aujourd'hui justement.

PN : Ah oui ? Aujourd'hui seulement ? C'était pas il y a 15 jours ? Pourquoi tu ne m'as pas averti que t'avais RDV ?

Moi : J'ai eu le médecin scolaire AUJOURD'HUI au téléphone et aussi le psychiatre du CMP au téléphone.

Le médecin m'a appris qu'elle m'avait fixé une RDV jeudi dernier et que je n'étais pas venue. Je l'informe que je n'ai jamais été au courant de ce RDV, elle me dit que l'école a dû oublier de me contacter !

L'embrouille avec PN sur le sujet s'éternise. PN me regarde de haut en bas ostensiblement et en faisant la grimace. Je ne me laisse pas démonter et le regarde de la même façon. Il porte des baskets avec un jean et un chemiser bleu ciel sur un pull bleu marine classique. Je me moque de ses baskets associées à son uniforme catho.

Il me dit : "Ahhhh ! Maintenant tu te moques de ma façon de m'habiller ?"

Je souris. J'ai tendu la perche et j'assume totalement.

Je me dirige vers le garage pour attraper une poêle dans un carton pour cuisiner. PN me suit. Il est tout rouge.

PN : "Tu es bête ! Je te déteste. Je t'exècre. Je t'exècre ! C'est physique, je t'exècre ! Je te hais ! Tu es à vomir ! Quand je te vois, j'ai envie de vomir !

Moi : "Ben vas-y, vomis !"

 PN : "Ah oui ! Au fait, Ca. veut récupérer le portrait de ses enfants. Et elle te pisse à la raie !"

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Et il claque la porte du garage.

J'avais sorti mon portable pour l'enregistrer plus ou moins discrètement sous ses yeux, mais je n'ai pas réussi à l'attraper assez vite. Il avait vu mon portable et s'était sauvé. Je suis PN dans la cuisine. je ne le trouve pas. Il est sorti chercher Jumeau au foot.

Pour rappel, mon amie Ca., est la femme de Pa., le grand copain de PN et qui frayent tous les 2 avec IR, ils passent leur temps à boire des coups chez IR. A l'automne dernier, Pa trompait Ca. avec la belle-soeur de IR, tandis que PN me trompait exactement à la même période avec sa secrétaire allemande.

Le week-end dernier, Ca. m' envoyé un SMS pour que je lui livre le portrait de ses enfants que j'ai réalisé, nous nous sommes donné RDV demain, mercredi.

PN a dû la rencontrer ou bien Pa. et ils en ont parlé. Cette phrase me choque fortement par sa vulgarité et sa violence. Je bous intérieurement. J'ai envie de contacter ma copine, de vive voix ? par SMS ? Non, ne pas réagir à chaud. PN utilise ce stratégème pour me couper de mes amies. En même temps je me dis que la dernière fois que j'avais confié à une amie ce que PN disait d'elle (en mal), eh bien, elle lui était tombée dans les bras !!! C'était IR. Alors je me retiens ! Lol !

A son retour, je le provoque en lui disant que je viens de relater ses paroles à Ca. et qu'elle trouvait cela très intéressant et qu'elle allait en discuter en conseil de classe. Ca. est prof au collège et a nos 3 enfants comme élèves.

PN : "Ah ouais ? Et tu l'as eu quand, CA. ? Parce que moi, je viens de la voir tout de suite, là ! Depuis combien de temps tu n'as pas parlé à Ca. ?"

Moi : Tu l'as vue avant ou après que tu aies dit qu'elle me pissait à la raie ?

PN : Bah ... avant. Avant que j'ai eu l'idée de te dire cette phrase. Enfin à peu près cette phrase, qui traduit cependant ma pensée.

Moi : Oh ! C'est exactement la phrase que tu as prononcée ! Ca. va en discuter avec le prof principal et le principal-adjoint ."

Evidemment, je bluffe avec des traits énormes. Je sens quand même que PN est gêné aux entournures.

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Au cours du repas, où PN mange debout et file dans le salon, l'Aînée me raconte qu'elle a beaucoup progressé en allemand et que le professeur qui est aussi son prof principal, l'avait félicitée. J'ai à peine le temps de dire quoi que ce soit que PN dit :

"Hé, l'Aînée, de toute façon, tu ne pouvais qu'augmenter tes notes !"

L'Aînée fait Ha-ha-ha ! ironiquement. Je dis tout bas à l'Aînée que c'est du dénigrement, mais elle me rabroue et ne veut pas l'entendre.

28.11.2011

J-30

Lundi 28/11/11

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Je ne sais pas encore à quelle date je partirai pour Rennes, mais j'ai envie de fixer ce jour comme étant à J-30. Comme ça. Sans raison. Faut bien commencer !

 

Dimanche 27/11/11

Je me suis pris quelques baffes psychologiques de la part de PN dans la figure. Pour ne pas changer.

Quelques exemples. PN est sorti on ne sait pas trop où dans l'après-midi. Il revient vers 17h30. Il a faim et tape dans la baguette que j'avais laissée pour le repas du soir. Je le lui fais remarquer. Il va dans le salon et lance vers moi la demi-baguette qui atterrit à mes pieds.

PN : "Tiens, La voilà, ta baguette ! Mets-la toi dans le cul ! Bien profond !"

Jumeau est assis à côté de moi dans le canapé. Quelques instants après, PN vient s'asseoir à côté de Jumeau.

Il lui dit : "C'est une pouffiasse, ta mère !"

Moi : Tu pourrais éviter de le prendre à parti."

26.11.2011

PN et l'alcool


Suite à une remarque de Candide sur ma note "Attaques un jour ...", je me suis rendue sur le site Alcoolinfoservice.fr et j'y ai tenté d'évaluer le degré d'alcoolisme ou d'alcoolo-dépendance de PN. Voici les résultats obtenus.

(Cliquer sur les images pour agrandir)

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acool PN 4.jpg


"Votre score est de 21 : il est possible que vous soyez dépendant de l'alcool.

La dépendance à l'alcool est caractérisée avant tout par la perte de maîtrise de sa consommation d'alcool. La dépendance peut être physique et/ou psychologique.

La dépendance physique se caractérise par l'apparition de troubles intenses lorsque la consommation d'alcool est brutalement arrêtée : sueurs, tremblements, tachycardie (rythme cardiaque rapide), anxiété, agitation, crise d'épilepsie.

La dépendance psychologique se caractérise par un besoin incontrôlable de continuer à boire de l'alcool, alors qu'on a conscience que sa consommation entraîne des problèmes pour soi-même et son entourage. Dans une situation de dépendance psychologique, les troubles physiques n'apparaissent pas en cas d'arrêt de la consommation.


Nous vous recommandons :

de lire les conseils pour se soigner de son alcoolodépendance

de consulter votre médecin ou une structure spécialisée dont vous trouverez les coordonnées sur ce site

Vous pouvez, si vous le souhaitez, accéder au programme d'aide personnalisé.
Le test a mis en évidence certains comportements qui doivent vous faire réfléchir :


- Des consommations ponctuelles excessives
- Des difficultés à maîtriser votre consommation
- Un impact sur vos activités
- Des pertes de mémoire
- Une blessure causée par votre consommation

Attention Le test a mis en évidence certains comportements qui doivent vous faire réfléchir :


Des consommations ponctuelles excessives

Une fois par semaine, il vous arrive de consommer 6 verres ou plus en une occasion, ce qui peut vous mettre en danger.

Que vous vous sentiez ivre ou non, la forte dose d’alcool absorbée va provoquer des troubles de la perception, du raisonnement mais aussi une mauvaise coordination des mouvements et une diminution des réflexes.

Ces effets peuvent vous conduire à prendre des risques sans en être conscient, à avoir une attitude provocatrice ou agressive. Vous êtes donc plus exposé(e) aux risques d’accident, de violence, de rapports sexuels non protégés, etc.

Nous vous recommandons de ne pas consommer plus de 4 verres en une occasion.


Des difficultés à maîtriser votre consommation

Une fois par semaine, vous n’êtes plus capable de vous arrêter de boire après avoir commencé.

Il n’existe pas de mécanisme de régulation de la consommation d’alcool contrairement à ceux qui existent pour la faim ou la soif par exemple. L’envie de boire de l’alcool ne disparaît pas forcement au fur et à mesure de la consommation : interrompre celle-ci relève d’une décision personnelle.

Ne pas être capable de s’arrêter de boire témoigne donc d’une perte de contrôle de soi-même et de son pouvoir de décision. C’est le signe d’une consommation problématique d’alcool.


Un impact sur vos activités

Une fois par semaine, le fait d’avoir bu de l’alcool vous empêche de faire ce qu’on attendait normalement de vous.

L’impossibilité de réaliser, à cause de l’alcool, une tâche que vous deviez effectuer témoigne de l’impact de l’alcool sur votre vie.

Si cette situation se répète, elle peut traduire un problème avec l'alcool


Des pertes de mémoire

Une fois par semaine, vous êtes incapable de vous souvenir de ce qui s’est passé la nuit précédente parce que vous avez bu.

Les « trous noirs », c'est-à-dire l’absence totale de souvenirs sur une période de quelques heures, sont fréquents après des consommations d’alcool massives occasionnelles. Ils peuvent aussi être provoqués par un mélange d’alcool et de médicaments.

Ces amnésies sont particulièrement graves, la personne qui a trop bu pouvant être auteur ou victime de violence, d’abus sexuel, ou encore avoir un rapport sexuel non protégé, etc. Enfin, la répétition de « trous noirs » peut altérer la mémoire de façon plus globale.

Ces « trous noirs » sont le signe d’une consommation problématique d’alcool.


Une blessure causée par votre consommation (Evidemment, dasn le cas de PN il s'agit des blessures psychologiques)

Au cours des 12 derniers mois, vous vous êtes blessé(e) ou vous avez blessé quelqu’un parce que vous aviez bu.

L’alcool est un désinhibiteur du comportement ; il est un facteur déclenchant de violence physique et favorise la prise de risque.

La mise en danger de vous-même et/ou d’autrui en raison de l’influence de l’alcool démontre que vous n’avez plus été en mesure de vous contrôler.

Si vous avez blessé quelqu’un, en plus des conséquences de la blessure pour la victime, vous pouvez vous-même être pénalisé très sévèrement en cas d’intervention de la justice ; en effet, le fait d’être sous l’influence de l’alcool lorsque l’on commet une infraction aggrave les peines encourues."

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Je suis surprise de ces résultats d'autant plus que, face à mes allégations de problèmes avec l'alcool, PN m'a toujours rétorqué que s'il était vraiment alcoolique, il boirait tous les jours et pas que le week-end et qu'il ne se levait pas la nuit pour en prendre.

 

 

Attaques un jour...

... attaques toujours

Vendredi 25/11/11 (Journée contre les violences faites aux femmes)

Les lauriers

harcèlement moral; pervers narcissique; violence verbale;Aujourd'hui, je suis partie très tôt de la maison, à 7h30. Je devais être à 9h à Paris pour le choix des postes : les secrétaires médicales reçues vont choisir leur établissement d'affectation. Je vais recueillir les lauriers de la gloire ! Etant arrivée en première position, je suis appelée la première. Le choix est vite fait, je reste à mon poste pour en partir dans un mois. Les lauréates se congratulent sincèrement, il règne une ambiance bon enfant.

A la sortie, je sympathise avec une fille que j'avais déjà rencontrée lors des épreuves orales, on va boire un thé au chaud dans un café face sur le parvis de Notre-Dame. Nous bavardons plus d'une heure. C'est une femme sensible et empathique. On se raconte nos vies, puis elle évoque le harcèlement moral dont elle a été victime dans son travail. En même temps, vu ses traits de caractères, cela ne m'étonne pas, car il est connu que les manipulateurs s'en prennent aux empathiques, aux "sauveurs". Elle a porté plainte contre son supérieur hiérarchique. Nous nous quittons en nous promettant de nous donner de nos nouvelles.

Puis, dans le train du retour, je reçois les SMS de réponse des Catherines dont j'ai souhaité la fête. Parmi elles, CK, une amie des années universitaires et que j'avais un perdue de vue et doucement retrouvée. CK est une fille très solaire et j'ai souvent été étonnée que nous pûmes êtres amies (je suis davantage du côté de la lune, plus discrète et timide). Elle me raconte son drame conjugal, un mari maniaco-dépressif, alcoolique et violent et qui s'est donné la mort en 2007. Drôle de coïncidences dans la mesure où PN (mon mari appelé Pervers narcissique) a commencé à me harceler ouvertement depuis 2007 et où la jeune fille de Notre-Dame a également connu ses difficultés la même année.

Je retourne travailler sur mon gros dossier, que j'ai avancé. Je suis bien contente et je suis aussi sur un nuage en repensant à ma brillante réussite à mon concours. Mes collègues sont sincèrement contents pour moi, on plaisante, on rit beaucoup malgré la charge de travail. Je quitte le bureau à 18h, le coeur vraiment léger. Je me sentais bien je me sentais douée, je me sentais très jolie aussi.

Arrivée à hauteur de ma rue, j'aperçois PN qui arrive à pieds, il a dû accompagner Jumeau au foot. Il arrive à ma hauteur quand je me gare, salue le voisin en m'ignorant.

J'entre dans la maison juste derrière lui. Je fais un câlin à Jumelle, l'Aînée dort chez une copine avec mon autorisation.

PN attaque tout de suite.

 

pittbull, harcèlement moral; pervers narcissique; violence verbale;

PN : "Tu dois être très fatiguée.

Moi : ...

PN : Hein ! T'es fatiguée ! Tu as eu une trrrrès longue journée. T'es allée à Paris.

Moi : Je ne suis pas du tout fatiguée. En effet, j'ai passsé une très bonne journée à Paris.

PN : Alors t'es fatiguée, tu as du beaucoup marcher. Et tu vas te reposer dans ton antre !

Moi : J'ai passé une journée très satisfaisante !

PN : Tu t'es fait tirer alors !

Moi : Pardon ?

PN : Bah oui ! Ca veut dire que tu t'es fait tirer ! Sinon ça serait nul !

Moi : Pourquoi toujours des allusions sexuelles ?

PN : Mais non, pas du tout !"

 AFFLIGEANT !!!

Je vais dans le garage pour ôter mes chaussures. PN éteint et je me retrouve dans le noir. Je lui demande de rallumer. Il dit qu'il ne savait pas que j'étais là. Toujours aussi AFFLIGEANT !

Peu après, je sors de ma chambre et vais dans la cuisine me servir un apéritif en ce vendredi soir. J'attrape un paquet de chips format familial que je mets dans un bol.

Le dialogue ci-dessous se fait sur un ton très poli, très posé, très courtois. Les mots sont choisis. Le discours est très en contradiction avec la sémantique, c'est ce qui rend toute la violence. La courtoisie de son ton est ironique, la douceur de ma voix l'est tout autant, mais en plus, je ne souhaite pas que ça s'envenime et dégénère en cris et hurlements. Vraiment pas envie de me gâcher ma belle journée !

PN : "Prend tout le paquet de chips !

Moi : Mais lâche-moi un peu, t'as pas des choses plus intéressantes à faire ?

PN : Mais ne t'inquiète pas je vis ma vie. Pas là à 19h13, mais en dehors, je la vis.

Moi : Alors arrête de m'agripper ainsi."

Je me sers un verre de vin que PN a acheté. PN me retire la bouteille de la main en me faisant verser le liquide sur la table. Il me dit :

PN : "Je vais faire comme toi, comme c'est moi qui l'ai achetée, c'est moi qui la bois.

Moi : Tu peux arrêter un peu ? Essaie de passer à autre chose.

PN : C'est quoi déjà, le proverbe chinois ? Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.

Moi : ... Ce n'est pas un proverbe chinois."

Puis PN change tout à coup de sujet. Il me montre sa main avec une marque sur le dos de la main.

PN : Regarde, je suis crucifié comme le Christ. J'ai loué une C4 et j'ai fait tomber ... Tu ne m'écoute pas ? Ca ne t'intéresse pas ?

Je me sers du calamar à la sauce piquante. PN me regarde.

PN : C'est ça ! Va faire du gras !"

Je sors de la cuisine en silence.

 

20h00

sms, harcèlement moral; pervers narcissique; violence verbale;PN vient de partir chercher Jumeau. Il a laissé son portable bien en évidence sur la table de la cuisine. Il m'a un temps - du temps où il me trompait - reproché de fliquer son portable. J'ai arrêté mais, là la tentation est trop forte, même si je sais bien qu'il le laisse exprès pour que je regarde. Puisqu' habituellement, il l'emporte même pour aller aux toilettes, prendre sa douche ou faire son jogging.

En même temps, la lecture de ses derniers messages me permet de comprendre pourquoi il était si virulent ce soir. Il a déjeuné au bistro du coin avec IR et Pa. Puis il a écrit à IR que Pa et lui se sont "enfilés" 5 bières chacun. Il vient de finir la bouteille de vin blanc. Deux bouteilles de rouges sont posées sur la table. Aie aie aie, ça risque encore d'être chaud ce soir. VA FALLOIR ME PROTEGER ! Pourquoi croit-il que je me terre dans ma chambre !

Je découvre aussi qu'il envoie des SMS très gentils et complices à l'Aînée.

21h00

Jumeau est rentrée depuis 3O mn. Jumelle me demande ce que nous mangeons. Je ne suis toujours pas sortie de ma chambre pour préparer le repas. J'avoue que j'ai un peu peur d'être encore la cible de PN. Mais j'essaie de me contrôler, de me calmer. C'est de cette peur dont je parlais dans ma note précédente.

Parce que je sais qu'il a bu. Parce que je sais qu'il a vu IR et Pa. Qu'ils se sont montés la tête. 

Plus que 4 semaines et je serai loin !

21h50

J'ai dîné dans la salon avec les Jumeaux devant la télé. J'étais mal. Quand j'avais regagné la cuisine pour réchauffer le repas, PN était dans le bureau, la pièce adjacente en train de parler au téléphone comme il le fait habituellement le vendredi soir. Je ne sais pas avec qui il parle, mais j'entends "...les enfants  sont à fond derrière leur mère ..." Mais, comme le dit le psy, ne pas prendre cela pour soi, il n'y a aucune preuve qu'il parle de moi. L'ignorer totalement. PN ricane plus que de mesure avec son interlocuteur, il a ce rire mi-guttural mi-nasal, très enfantin et qui attendrit. Je saurai quelques minutes après qu'il parlait avec son frère L., le reporter qui était en Ecosse.

Il y a deux jours, j'avais dit à PN que je savais que L. était en Ecosse, alors que PN l'ignorait (Je suis amie avec mon beau-frère sur Faicebouq). Je n'aurais jamais du faire ça. Je ne dis pourtant plus rien à PN.Même cette phrase anodine, PN saute dessus et l'utilise pour me la retourner en reproche. Je ne sais pas si PN s'est senti vexé que je le sache et pas lui, en tout cas, il ironise :

PN : "Eh ! Lola ! Tu crois que L. est encore aux Shetlands ? Puisque tu sais tout sur lui ! Eh ben il n'y est plus ! Te vl'a bien !""

PN :"Eh ! Et puisque tu sembles tout savoir, tu sais aussi que Jipé va se faire livrer du bois pour l'hiver demain ? Madame Je-sais-tout !""

Après, pour la 3ème fois ce soir, il vient se coller à moi pour me montrer qu'il reçoit des SMS. Parce qu'une fois j'avais reçu un SMS pendant le repas et que je l'avais lu en rigolant. Cela semble avoir affecté fortement PN puisqu'il ne me lâche pas avec cela. Je me demande en quoi ça le touche pour avoir cette sur-réaction. Peut-être cela ne lui plaît-il pas que j'e puisse avoir des contacts ? Dans le salon, il vient se mettre accroupi devant moi avec son téléphone en main. Il m'imite.

PN : "Attends ! Je me mets en position ! Hi hi hi hi !"

Il fait semblant de pianoter sur son Blackberry et il rit tout seul.

Sa présence si près de moi m'insupporte. Il est intrusif. Il est envahissant. Je le ressens comme un énorme vampire tout noir qui plane dans la pièce, il occupe toute la place, tout l'espace. Il ne me laisse plus d'air pour respirer. C'est exactement cela !!! J'étouffe !!!

vampire, chauve-souris, harcèlement moral; pervers narcissique; violence verbale;

Une bouteille de vin rouge est ouverte et entamée.


22h05

PN vient de sortir de ma chambre.

Je sentais qu'il allait venir m'y chercher. Tout à l'heure, alors que j'étais sur le canapé du salon avec les Jumeaux, PN ne cessait de venir. Pour rien. Pour demander aux enfants ce qu'ils regardaient, pour reprendre leurs assiettes vides, pour demander à Jumeau s'il allait bien, etc. Puis un moment, il était resté debout juste derrière moi dans l'encadrement de la porte, longtemps, sans bouger, je sentais qu'il me fixait dans le dos. Il cherchait quelquechose à me dire. Il n'en a rien fait. Puis il a dit à Jumelle qu'elle "faisait du gras", et ensuite à Jumeau qu'il "faisait du gras" car il n'était pas en train de courir au foot.

Je suis dans mon lit en train d'écrire. Je ressens une très grande peur. Mon coeur bat la chamade. Mes mains tremblent sur les touches du clavier. Mon Dieu ! Pourquoi cela ? Est-ce que je le saurai un jour ? Injustice. Incompréhension. C'est ce que je ressens. Stupeur.

J'ai enregistré la conversation ci-dessous, sous les yeux de PN, avec mon portable à la main. Elle dure 8 minutes. Je vais retranscrire en résumant mais de la façon, la plus fidèle possible.

nouvel obs, harcèlement moral; pervers narcissique; violence verbale;

PN est arrivé en me demandant pourquoi je ne lisais plus les "Nouvel Obs". Pourquoi je les laissais "ostensiblement traîner sur la table basse sans les toucher". C'est faux, car je viens juste de les lire. Mais pourquoi je dois me justifier de mes lectures ou de mes non-lectures ? Ce mec est malade !

PN : "Pourquoi tu ne lis plus les "Nouvel Obs", auxquels, soit dit en passant, JE me suis abonné. Pourquoi tu ne les lis plus, hein ? Répond-moi ! Je pense que c'est un marqueur fort ! Si je comprends bien, selon ton PRINCIPE, tu n'utilises plus rien à la maison. Elargis un peu : tu restes dans ta chambre, tu ne regardes plus la télé dans le salon, tu n'utilises plus l'électricité (???), ALORS pour quoi tu habites encore ici ?"

Moi : "Qu'est-ce que tu racontes ? Mais c'est du n'importe quoi !"

PN : "Mais si ! Tu ne lis plus les Nouvel Obs" Bla bla bla, il répète exactement le même raisonnement. "Et pourquoi tu utilises encore le reste de la maison. Question élémentaire ou philosophique. Que J'ai payée ! N'est-ce pas ? JE l'ai payée avec l'argent de mon compte, pas du compte-joint ! Pourquoi tu l'utilises ?  Répond-moi ! J'attends ! Répond-moi ? Pourquoi tu ne pars pas ? Pourquoi tu habites encore ici ! C'est MOI qui paye tout ici ! On est d'accord ? Toi, tu ne paies rien !" (c'est faux)

Moi : J'habite ici car c'est ma maison. Tu oublies que c'est toi qui m'as trompée et tu penses que c'est moi qui devrais quitter la maison ?

PN : Arrête ! Tu es idiote !  Tu m'as très bien compris

Moi : Est-ce que tu as fini de me harceler, PN

Tu as vraiment des raisonnements à 2 sous ! A 2 sous ! A 3 dông !

Pendant ce temps Jumelle pleure. Elle demande à son père de partir et de se taire.

PN : Tu es vraiment paranoïaque ! regarde dans le dictionnaire ou sur Wikipédiai la signification du mot Paranoïa ! Tu es tellement curieuse ! Tu es helléniste ! tu es latiniste !   Tape Panaoïa ! C'est ton portrait tout craché ! Ou demande à ton frangin qui sait tant de choses. Tu corresponds en tous points.

 

Jumelle finit par s'endormir à côté de moi. Elle agite ses bras dans tous les sens en émettant des grognements, elle a le sommeil agité. Je pose ma main sur sa poitrine pour l'apaiser.

Pendant que je termine ma note, Jumeau arrive avec un grand sourire, il regarde avec tendresse sa soeur jumelle allongée à mes côtés, il me demande s'il peut dormir avec nous. Il lit un peu son magazine de foot, puis il fait la tête, les yeux mouillés.

Jumeau : "J'ai peur que Papa vienne. Il ne voudra pas que je dorme avec vous."

Je le regarde, impuissante. PN refuse que Jumeau continue à dormir avec moi, il veut le rendre fort et viril. Il a peur qu'il devienne "une lopette" comme il dit. Pour moi, jumeau, qui est tout gringalet, est toujours mon petit garçon, insouciant et innocent. Jumeau pleure presque.

Je lui demande : "Tu as peur de Papa ?"

Jumeau : " Il m'énerve."

Jumeau : "Ou alors, je fais semblant de lire en bas et quand il ira se coucher, je viendrai."

Juste à ce moment-là, la porte s'ouvre brutalement. PN surgit et regarde Jumeau.

PN : "Tu montes te coucher ?"

Jumeau : "Oui... Je viens."

Puis PN cligne les yeux et fait le tour de ma chambre, en l'inspectant. Il faisait déjà ça en 2000, après la naissance des Jumeaux en rentrant du travail alors que je ne travaillais pas. Je crois que j'ai commencé à avoir peur de lui à ce moment-là et à être rapidement sous emprise. Il inspectait l'appartement, regardait si tout était bien rangé, si tout était en place. Il plissait les yeux, son visage était tendu, rigide et fermé. Il me glaçait le sang.

De son regard, il fait le tour de ma chambre. Je me demande ce qu'il va encore attraper et jeter. Il saisit une bouteille d'eau vide, et ordonne à Jumeau de débarrasser mon apéritif. Je lui dit que je vais le faire moi-même.

PN : "Trrrès bien." (ton très appuyé et lent. Glacial)

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Mes sentiments

Je ressens de la peur, c'est certain. Mais moins que lors des crises précédentes de PN. J'arrive à me contrôler un peu. Je garde tout mon calme. Je ne suis même pas en colère. Je crois que je n'arrive même pas / plus à ressentir de la colère ! Mais il reste la peur. Je me demande si je vais le laisser continuer ou bien finir par porter plainte contre lui pour violences psychologiques. D'un autre côté, je serai partie dans 4 semaines. Cela en vaut-il la peine ? En aurai-je le temps ? L'énergie ?

Contrairement aux fois précédentes, je ne me sens pas fatiguée. Ca compte, la force physique. Je fais subitement le lien avec PN qui suggère tout le temps que je suis fatiguée. Avant il suggérait et de réjouissait que j'étais dépressive ! Je crois que c'est grâce à la bonne journée que j'ai passée. J'ai de l'énergie. Je lui tiens tête posément.

Mais je m'interroge tout de même, quand cela va-t-il s'arrêter. Qu'adviendra-t-il des enfants et de moi ? De PN ? Continuera-t-il agir de la sorte ? Il reste leur père et va continuer de les voir. Comment cela va-t-il se passer ?


23h35

J'entends du bruit dans le garage. Je crois que c'est Jumeau qui redescend. Mais ma porte ne s'ouvre pas. J'entends des allers et venues du garage vers les poubelles à l'extérieur. J'en ai vraiment marre ! QU'est-ce qu'il me jette encore ? Quand il fait ça, à cette heure-là et dans cet état, c'est pas pour sortir les poubelles. Il se venge. Il ne peut pas me toucher physiquement lors il s'en prend à mes affaires. Alors ? Je deviens paranoïaque ? Je lui donne raison ? Quelle perversité !

Je vais attendre un peu et j'irai voir.

C'est vrai, j'en ai quand même marre ! Ca finit quand cette histoire ?

23h50

Je me suis levée pour aller me mettre en pyjama dans la salle de bain, à l'étage de la maison. PN se trouve debout dans la cuisine. La musique est à fond dans le salon. Il n'écoute jamais de musique. Il n'est manifestement pas dans un état normal. Dès qu'il m'aperçoit, il lève bien haut le Blackberry qu'il a dans la main et fait mine de pianoter et il ricane.

Vraiment, il ne me lâche pas. Si ce n'est pas du harcèlement, ça !!!

Puis il appelle fort Jumeau depuis l'escalier. Jumeau grogne, il dort. Il monte le voir.

Je monte dans la salle de bains, il me regarde et ferme vite la porte de la salle de bains derrière moi comme pour m'enfermer. En ressortant, je passe silencieusement voir Jumeau : il dort.

alcool, vin, alcoolisme, harcèlement moral; pervers narcissique; violence verbale;Je redescends. PN est encore dans la cuisine à regarder son téléphone portable. La 2ème bouteille de vin rouge est débouchée. Celles de blanc et de rouge n'y sont plus. C'était ça dans la poubelle ! Je vais dans ma chambre et hésite à sortir voir les poubelles pour en avoir le coeur net. Je ne veux pas qu'il m'entende.

Je fais le calcul de l'alcool englouti aujourd'hui : au bistro du coin, disons 0,50 l de rouge, 5 bières avec Pa, soit environ 1,5 l, 1 bouteille de blanc et disons 1 et demie de rouge, soit env. 2 l de vin. Total 4 litres d'alcool ce venrdedi.

Rectificatif du samedi matin : l'autre bouteille de rouge est vidée, ce qui porte sa consommation à 4,40 l d'alcool.

 

 

24.11.2011

PN semble perdre le contrôle

Lundi 21/11/11

Jusqu'à présent PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) s'en prenait essentiellement à moi. Depuis quelques jours il s'en prend aux enfants. L'Aînée subit les foudres de PN depuis qu'elle est adolescente et rebelle. Il réprimande maintenant les Jumeaux en hurlant. Jusqu'ici il se désintéressait de leurs devoirs, c'est moi qui les fais travailler depuis toujours.

Ce soir il a engueulé Jumeau puis Jumelle à tour de rôle en leur reprochant de ne pas faire leurs devoirs, de toujours regarder la télé ou de faire de la DS. En tant que père détenant l'autorité parentale, PN a tout à fait le droit de gronder ses enfants, mais pas en hurlant et sans expliquer en quoi leur attitude est "mauvaise".

Télé_éteindre.jpg

Lorsque PN rentre, je me trouve sur le canapé devant la télévision. Cela fait des mois que je ne regarde plus la télé dans le salon puis que PN se l'accapare à regarder le foot avec Jumeau ou bien ses émissions préférées. Moi, je vais dans ma chambre. Là, cela doit faire la 2ème fois de l'année que je suis devant la télé le soir après le travail.

PN éteint subitement la TV : "Tu vas regarder la télé dans ta chambre !"

Je ne réagis pas, je me contente de le fixer dans les yeux.

PN : "Quoi ? Tu t'enfermes depuis des mois dans ta chambre, alors vas-y ! T'as décidé d'aller là-bas ! Alors va regarder la télé là-bas !"

Moi : "Ah ! Alors maintenant tu m'interdis de regarder la TV dans le salon."

PN : "Cours le dire à ton avocat, il a que ça à faire."

Moi : "Exactement, je prends note et je vais signaler à mon avocat que tu m'empêches de regarder la TV."

PN : "Ouais, il a vraiment que ça à faire ! Il doit pas avoir beaucoup de travail.

Moi : "Mon avocat a du travail. Je le paie pour ça, ne t'inquiète pas pour lui."

PN change totalement de sujet : "Va marcher, va courir va faire du sport T'es en train de faire du gras, là ! tu ne peux même plus te croiser les bras.

Je me lève et vais rallumer le poste de télévision. Je reste assise dans le salon aussi longtemps que je peux le supporter.

Lundi, j'ai contacté mon avocate qui m'avait informée que non, il n'y avait pas de plainte courant contre moi. Je me posais cette question comme PN ne cesse de me menacer. Elle m'informe que son avocate à lui parle de divorce à l'amiable. J'en suis pour le moins surprise. Je me demande ce que PN prépare.


Mardi 22/11/11 : Soirée tranquille

Moulp


bonne fete.jpgMardi matin, je me gare sur le parking à mon travail quand mon portable sonne. C'est Moulp, le meilleur ami de PN. Je lui avais téléphoné il y a une semaine afin d'avoir le téléphone d'un de ses amis d'enfance - une gars très sympathique et cool que je connais depuis je frayais avec PN - et qui s'est installé à Rennes. Moulp s'était enquis (conjugaison ???) de la scolarité de mes enfants et m'avait dit qu'il allait se renseigner sur les collèges de Rennes pour moi.

Moulp me souhaite ma fête et je lui souhaite en retour son anniversaire. C'est le même jour et depuis presque deux décennies, on ne s'oublie jamais. Il me demande si cela va aller dans mon organisation, mon déménagement, etc. Il demande aussi si PN va m'aider financièrement durant ma vie là-bas.

Moi : "Je ne lui demanderai rien. J'ai ma fierté. C'est une fuite, une délivrance !

Moulp : Je sais bien qu'après le divorce, les enfants et toi recevrez une pension alimentaire, mais en attendant, tu auras besoin d'argent !

Moi : Je taperai dans mes économies.

Moulp : Mais non, Lola ! Il doit participer ! Ce sont ses enfants quand même. Bon, je vais l'appeler un de ces jours et je lui demanderai, l'air de rien, comment il voit votre installation, et s'il va soutenir financièrement ses enfants."

Quoiqu'en dit PN, je suis rassurée et reconnaissante de l'amitié que les gens me portent. Hélas pour lui, je suis loin d'être isolée.

 

Soirée tranquille

Ce mardi, j'avais une journée de travail très importante, avec le N°1, N°2, N°3, etc. de mon établissement (je ne leur mets pas mon cerveau à disposition, pas encore, mais je me contente de dactylographier en direct la réunion !). Mais qu'à cela ne tienne, je suis partie plus tôt, j'avais ma séance chez le psy à 17h30. Je me sens de plus en plus confiante. J'en ressors satisfaite, nous avons discuté de choses importantes voire surprenantes.

J'arrive assez tôt à la maison, vers 18h15. Les filles sont à la maison, Jumeau est au foot. Je commence à préparer le dîner. Vers 20h, PN n'est toujours pas rentré. Je n'ai pas stressé ce soir en anticipant son retour, j'ai profité de l'instant présent, sans lui. C'était cool. Puis je suis allée chercher Jumeau au foot qui m'a appris que son père ne rentrait pas, qu'il était à Bordeaux en clientèle. Zut, j'en aurais encore plus profité si je l'avais su plus tôt... On dîne tous ensemble. Tranquilles. Paisibles. Même si je me crêpe un peu le chignon avec l'Aînée qui fait des choses derrière mon dos, avec ses copines, ses sorties.

Chaque fois que PN tarde à rentrer à la maison, une pensée me traverse constamment l'esprit : Et s'il avait eu un accident ! Je serais débarassée de cette situation ! Je sais, ce n'est pas bien du tout de penser cela ! Mais quand je n'en peux vraiment plus, j'y pense. C'est comme ça.

 

Téléphoner_amie.jpgLe soir, comme PN est absent, je téléphone enfin à mon autre amie d'enfance Fati. (je téléphone du fixe dans le salon, car je n'ai pas de forfait très intéressant avec mon portable) Cela fait si longtemps que je culpabilisais de ne pas l'appeler ! Nous sommes très différentes de tempérament, mais nous avons la même situation familiale, mariée-3 enfants, et professionnelle. Attention, ça se passe bien avec son mari, hein. Nous passons 1h30 au téléphone. Elle m'apprend entre autres que PN n'a pas cherché à la contacter, ne connaissant pas son nom de femme mariée. Il avait appelé mon amie Pat sur son fixe, elle est dans l'annuaire. Fati est atterrée par ce que je lui apprends de ma vie conjugale, elle n'aurait jamais imaginé qu'il y avait des histoires entre PN et moi, elle me dit que cette cruauté ne transperçait pas du tout en sa présence, bien au contraire, PN était plutôt agréable, de bon commerce et même un peu timide, ce qui attendrit pas mal de mes copines. Fati me demande ce qu'elle doit faire s'il l'appelait. Je rigole et lui dis : Dis ce que tu veux, mais ne rentre pas dans son jeu.

 

Le soir, j'avais ramené l'ordinateur portable du boulot pour continuer mon travail, mais je me suis endormie très tard, préférant me balader sur quelques blogs.

 

Mercredi 23/11/11

Aujourd'hui, les Jumeaux vont manquer deux cours car je les emmène au cirque par le biais de mon comité d'entreprise. Je bosse le matin à la maison, envoie mon travail par mail aux chefs, puis vais chercher les petits au collège. L'Aînée, trop âgée pour bénéficier des billets, aura le droit de déjeûner à l'extérieur avec ses copines.

harcèlement moral; violence psychologique; pervers narcissique;p,perte de contrôle

Nous rentrons vers 17h30. J'ai un peu de temps avant de préparer le repas. Je surfe sur Internet dans ma chambre. Lorsque j'en ressors, je traverse le garage avant d'atteindre la cuisine, mais je m'immobilise aussitôt car j'entends la voix de PN dans la cuisine en train d'abreuver l'Aînée de réprimandes. IL HURLE !!!

PN : "Y en a marre ! T'es toujours sur Faicebouq ! Tu fais tes devoirs quand ?  Tu vas faire quoi de ta vie ? Tu veux aller faire du gras avec ta mère qui est très fatiguée après avoir marché dans Paris ? La pauvre, elle a foulé la pelouse de Reuilly* et elle est exténuée."

* PN a l'habitude, quand il me harcèle, d'intégrer dans ses phrases de sarcasmes ou de reproches, deséléments très concrets ou personnels. Cela fait partie intégrante de sa façon de parler et d'agir. Il garde en mémoire tout ce qui peut conerner sa victime et ressort des éléments lors des rabaissements.

Je citerai d'autres exemples si je m'en souviens. C'est assez particulier.

 

Je décide d'entrer dans la cuisine. Je ne dis rien. PN poursuit ses sarcasmes. Le ton est TRES VIOLENT.

PN : "Ah ! Te voilà ! T'as fait quelques kilomètres dans Paris et t'en peux plus ? Elle est allée voir les chinois faire leurs acrobaties !"

Je ne parle toujours pas. Je n'ai pas envie de perdre mon temps ni mon énergie à me confronter à PN. Je ne suis plus dans la période où j'avais besoin de lui répondre afin de m'affirmer et lui montrer qu'il ne me faisait pas peur (même si c'était le contraire). A ce moment, je l'entends, je l'écoute de façon évasive, mais je suis d'un calme froid à l'intérieur. D'une sérénité sans faille.

PN a fini une assiette de restes de raviolis frais que je destinais aux enfants, je vais devoir re-cuisiner. Mais cela ne me fait rien. Je le signale juste à PN qui me répond : "Oui, c'est ça, va te plaindre ! A cause de moi les enfants vont mourir de faim ! Hein, les enfants ? Ça va vous manquer les raviolis de ce soir ?"

PN continue, il est TRES ENERVE. Il me parle, pour la centième fois, de ma famille.

PN : "Elle n'a que ses affidés ! Ce sont les seuls encore à croire en elle, et c'est logique. Mais les autres ! C'est fini ! Elle ne les trompera plus ! Ils ne sont pas aveugles."

Bla bla bla, PN continue. Il me menace notamment encore de devoir bientôt m'expliquer devant qui de droit, que je vais le payer.

Pendant que je mange avec Jumeau (les filles tardent à se mettre à table), PN dit à Jumeau :

"Elle manipule d'une ... (pas entendu) extrême ... Ouh la la ! Ouh la la la la ! Elle a du crétinisme, ta mère, Riche Femme** ! Je pense, Jumeau, qu'elle est foncièrement - fondamentalement et foncièrement ... BETE (ton appuyé) ! Un concentré de bêtise ! Vous jugerez plus tard. Sans aucune mesure !"

** c'est le surnom mutuel de Jumeau et de PN depuis  quelques années (contraire de Pauvre Mec)

J'ai enregistré cette phrase.

Je le laisse me couvrir d'insultes devant les enfants. A quoi bon lui répondre. Dans une poignée de semaines, ce sera fini.

Ensuite, après avoir avalé sa soupe en 2 minutes, PN va dans le salon et se met à parler tout seul en imitant l'accent chin'toc. Il m'insulte comme ça, puis il imite ma mère en train de parler, il parle du cirque de cet après midi avec les Chinois, et il se met à se marrer tout seul, il s'étouffe même de rire. Je n'ai pas réussi à enregistrer, il avait fermé la porte.

Je ne cherche même pas à comprendre pourquoi il en crise.

PN lance à l'Aînée : Alors, la révoltée du Bounty ! Je t'ai vue te dandiner du cul avec ses copines devant le collège ! Vraiment, c'était n'importe quoi, tu balançais ton cul en marchant !"

L'Aînée : "J'm'en fous."

Moi : T'étais devant le collège ?

harcèlement moral; violence psychologique; pervers narcissique;p,perte de contrôle

C'est mercredi, l'Aînée a fini à 12h30 et elle avait mon autorisation pour manger dehors avec ses amis, donc PN ne pouvait pas la voir au collège, sauf s'il y était à cette heure-là. J'ai téléphoné à l'Aînée vers 18h, elle était dans l'autobus et est arrivée à la maison vers 18h10. Or, PN est rentré vers 19h30.

PN : "Nan, j'étais pas devant le collège mais à côté, avenue MauBer !"

Je souris.

L'avenue MauBer est la route qui conduit chez IR, à 1 km du collège. PN n'a pu voir sa fille que vers 18h, il a donc passé 1h30 chez IR, à son retour de Bordeaux, ou bien même l'après-midi. Voilà qui explique qu'il soit remonté à ce point contre les enfants et moi. A mon avis, mon ex-copine et lui ont dû parler de notre départ autour de quelques verres d'alcool (IR ne boit pas une goutte d'eau depuis que je la connais) et cette conversation a énervé PN.

PN m'imite en train de sourire, il défigure son visage en recroquevillant ses bras comme un handicapé.

PN : "Je te conseille  d'arrêter tes obsessions. Toi, tu te contentes d'imaginer et moi je fais. J'agis, moi."

C'est une phrase bizarre. Je ne dis rien. Les rares fois où j'ironise à propos de la relation (amicale, amoureuse ou sexuelle, je ne sais pas) entre PN et mon ex-amie IR, PN me dit que ça tourne à l'obsession. Or, j'avoue que cela m'agace, mais ne m'obsède nullement. Je suis davantage touchée pas la trahison de IR à mon égard que la fréquentation assidue de PN avec IR.

 

 

20.11.2011

Week end du 18/11/11

"Putain elle reste à la maison demain celle-là. On peut  même pas être tranquille !"

 Vendredi 18/11/11

char a voile.jpgLe matin PN prépare son gros sac pour son week-end de séminaire au Touquet, il part rejoindre un collègue qui habite dans une ville voisine et qui conduira. PN quitte la maison en même temps que nous. Joie à l'idée de son absence ce week-end.

Le soir, comme son père n'est pas là, l'Aînée demande si elle peut inviter 2 copines à dormir. Elle souhaite en profiter vu qu'elle ne va plus les voir pendant 6 mois, dit-elle. Sur le conseil de mon psy, j'accède à sa demande pour ne pas l'étouffer mais en la responsabilisant.

Après être allée chercher Jumeau au foot, on met la table avec les grandes filles. Je sors les restes d'un buffet italien que j'étais chargée d'organiser à l'hôpital. A table, je reste discuter 2 heures avec les filles. On aborde les sujets de leur âge, notamment les relations mère-ado, les filles me donnent leurs points de vue et moi les miens. Evidemment, rien n'a changé depuis des siècles, c'est toujours une histoire de liberté et d'autonomie, les uns se sentant brimés et incompris et les autres dépassés et tout aussi incompris. L'une d'elles, celle que je vois pour la première fois, me dit que je suis une mère cool avec qui on peut parler de certains sujets. Pourtant je ne suis pas une mère cool, plutôt stricte, mais on peut discuter. Je leur laisse ma chambre, elles dorment toutes les 3 dans le clic-clac.

 

Samedi 19/11/11

shopping.jpgLe lendemain matin, réveil tardif et tranquille. Vers midi, les filles rentrent chez elles tandis que je conduis l'Aînée chez l'orthodontiste en compagnie de Jumelle. Jumeau a un match de foot, il doit se rendre tout seul au stade.

L'après-midi,  L. la meilleure amie de ma fille qui a passé la nuit à la maison propose qu'on aille faire du shopping dans le nouveau centre commercial que sa mère ne connaît pas. Sa mère est une amie, elle m'avait transmis les coordonnées de ma psychothérapeute dès 2006, c'est une personne lumineuse et bienveillante. Nous partons faire du lèche-vitrine ensemble chacune avec nos 2 filles. Je paie à l'Aînée un blouson qu'elle enviait depuis longtemps.

PN, le retour

Au retour, je vois une voiture garée devant la maison. je ne l'ai pas tout de suite reconnue. C'était celle de PN !!! Pourquoi est-il rentré si tôt ? Jumeau était déjà rentré. La question me brûle les lèvres, mais je ne la lui pose pas. Ne pas lui accorder d'importance.

Je pars m'isoler dans ma chambre, à lire les magazines que j'avais pris ce matin à la bibliothèque. Puis, je prépare le repas, les enfants ne mangent pas en même temps, Jumeau ayant trop faim pour attendre, ingurgite les restes de ce midi que j'ai réchauffés au micro-ondes. Ensuite je dîne avec les filles. PN traîne dans la cuisine en parlant tout seul :

PN : "On a dansé jusqu'à 2h du matin !...J'ai couru sur la plage le soir... On a fait du char à voile...On était descendu dans un michelin étoilé."

Personne ne lui répond, personne ne l'écoute. Mais il a besoin de se raconter. C'est comme ça. Du coup il arrête.

monologue_forum.jpg

La veille de partir, il avait demandé à table si les Jumeaux avaient fait du char à voile en colonie de vacances. Ils en avaient fait, il le sait très bien. L'Aînée est intervenue : "C'est bon, Papa, on sait que tu vas en faire demain. C'est pas la peine de le répéter tout le temps."

PN : "Mais pas du tout ! Je ne suis pas en train de le répéter !"

Totalement puéril.

Le lendemain, nous déjeunons chez ma soeur et fêterons les anniversaires du mois de novembre. J'ai pris deux gâteaux, mais je suggère tout haut à Jumelle : "On fait une tarte au pommes pour demain ?"

PN réplique : "Putain elle reste à la maison demain celle-là. On peut même pas être tranquille !"

J'ai envie de lui répondre que j'espérais être tranquille puisqu'il devait être au Touquet, mais cela risque de partir en vrille. Alors je me tais. Comme m'avait conseillé le psy, juste faire comme si un inconnu disait quelquechose qui ne me concerne pas. Ne pas répondre ou juste, "Ah !, Ah bon..."


Dimanche 20/11/11

Réveil tardif. Vers 11h, PN rentre de son jogging. Bis répétita : "Vous restez là aujourd'hui ? Vous bougez pas ? Putain, fait chier !"

Puis, il me voit, apprêtée. Il ne dit rien.

Quelques instants après, il part en trombe hors de la maison, laissant son portefeuille. Il ne va pas à Intermarché. Je pense qu'il va chez IR. Lorsque nous partons à notre tour chez ma soeur, je fais un détour devant chez IR pour vérifier. Sa voiture est là. Je sais, c'est nul, cela ne m'apporte rien, si ce n'est une certitude. D'ailleurs, l'Aînée soupire et me dit : "Arrête, Maman, ça sert à quoi ?"

Je passe une bonne après-midi chez ma soeur avec les membres de ma famille. Il y a mon neveu qui a 4 mois et que j'adore.

De retour à la maison, la voiture de PN est garée devant la maison. Pff ! Retour en enfer !

Je suis dans la cuisine et j'entends PN qui crie une courte phrasse, se terminant pas ...asse. Quelquechose comme connasse ou poufiasse. Je n'ai pas bien entendu, je ne sais pas si cela s'adresse à moi. Mais bon, cela ne m'affecte pas.

Quelques instants plus tard, je suis aux toilettes. J'entends PN crier à travers la cloison :

"Elle pouvait pas chier chez sa soeur, celle-là !"

Puis on sonne à la porte. L'Aînée m'avait dit en sortant de la voiture que les pompiers passaient chez les voisins pour les étrennes. PN ne veut pas ouvrir, ça crie entre PN et l'Aînée : "Mais, Papa, va leur ouvrir !" - "Y en a marre de ces pompiers !" - "Mais vas-y, il attend derrière la porte !" - "Prend 2 eruos de ton argent de poche et donne lui !". L'Aînée ouvre. PN se lève et demande au pompier s'il peut faire un chèque de 5 euros. Je suis toujours dans les toilettes qui sont à côté de l'entrée. Ils échangent deux-trois bafouilles, PN lui demande ce qui se construit dans leur base, c'est un nouveau centre de formation.

Le pompier part, PN referme la porte et dit : "D'habitude, c'est la grosse qui discute avec eux."

Oui, d'habitude, c'est moi qui les reçois et fais la conversation, car le pompier qui passe est le grand frère d'un copain de l'Aînée, et je connais aussi ses parents.

pompier.jpg

 Le soir, à table, après que Jumeau se soit fait copieusement engueuler par PN car il joue trop à la DS, c'est au tour de l'Aînée d'en prendre plein la figure car elle a eu le malheur de lui demander de se pousser pour s'assoir à sa place.

PN crie : "Je te conseille d'évoluer un peu parce que c'est pas joli-joli ton attitude actuellement. Il va vite falloir un déclic pour changer tout ça !"

Puis aux Jumeaux : "C'est pareil pour vous deux quand vous aurez son âge !"

J'assiste à la scène en silence. Je me dis que PN a peu de crédibilité quant à la bonne attitude à adopter.

 

harcèlement moral; violence psychologique; pervers narcissique;Après le dîner, je vais dans ma chambre. Ce qui m'écrase, c'est d'avoir dans ma maison quelqu'un qui me fait systématiquement des reproches, qui est malveillant avec moi, qui me crie dessus. Je ne me sens pas un être libre qui vit et agit comme il l'entend. Je ne me sens pas tranquille. Dans ma chambre, je m'attends tout le temps à ce qu'il débarque pour crier et encore me reprocher quelquechose. Je me sens comme une proie dans une forêt, abvec un prédateur qui rôde à côté et fait bruisser les feuillages.

J'échangeais il y a quelques temps avec un membre de ma famille qui supputait que j'avais peut-être des tendances masochistes et que je devais peut-être travailler là-dessus. J'avais compris que son regard extérieur ne pouvait pas saisir le pourquoi de cette emprise, de cette peur quotidienne de PN mais aussi de cette peur à quitter PN. C'était quand je lui expliquais que c'était comme si j'attendais que la violence de PN explose, et dès que c'était passé, j'éprouvais une sorte d'apaisement.

En réalité, il ne s'agit pas de masochisme. Je n'attendais pas mes coups du soir. Il n'était pas question de l'objet mais d'une question temporelle. Quand on s'attend à quelquechose qui tombe régulièrement et habituellement, mais qu'un jour cette chose ne vient pas, on stresse encore plus longtemps, on angoisse encore plus. De fait, une fois que la crise de PN était passée, qu'il avait hurlé, c'était alors passé. C'était FINI. Je pouvais alors être APAISEE et tranquille jusqu'à la fois suivante.

Ce que je viens d'écrire me tenait à coeur. Je voudrais que l'on comprenne bien cela, ce mécanisme de la peur et de l'expectation. Je pense que le harcèlement moral réside exactement là dedans.


18.11.2011

Oxygène

Jeudi 17/11/11 soir

A table, j'apprends de manière détournée - en fait, PN s'adresse aux enfants - que PN ne sera pas là ce week-end. Il fera du char à voile au Touquet avec ses collègues dans le cadre d'un séminaire. Puis du 5 au 12/12/11, il sera une semaine en Allemagne au siège de sa boîte, et accessoirement dans la ville de résidence de sa maîtressse allemande.

17.11.2011

Mercredi 16/11/11

J'ai énormément de choses à écrire et à rattraper.

Le contexte

La cohabitation avec PN est en dents de scie, parfois PN me laisse tranquille pendant plusieurs jours, ce qui me laisse un peu de répit, puis PN se reprend et balance des sarcasmes ou des cris à tout va. Chaque jour me réserve encore son lot de surprises. Je suis plus ou moins sereine à l'heure où je sais que PN va rentrer. J'ai hâte d'être loin, d'être à Rennes. J'ai presque envie de faire des bâtons et de les barrer au fur et à mesure, comme les prisonniers avant la quille. Mais à ce jour, je ne sais pas encore quand je vais partir exactement et dans quelles conditions. C'est l'histoire d'un mois.

compter_jours.jpg

J'avoue que j'expérimente  chaque jour le "vivre le moment présent",  car depuis que j'ai montré à PN que je ne voulais plus de cette relation perverse qu'il m'imposait, que je l'avais démasqué, que je n'étais plus sa petite chose, etc. , et depuis que j'ai entamé des démarches telles que la plainte ou la demande de divorce, j'ai beaucoup eu peur des représailles. Le comportement de PN étant imprévisible, la peur était toujours présente : Qu'est ce qui va encore me tomber sur la tête ce soir ? Qu'est ce qu'il va encore me faire ce week-end ? J'ai au dessus de ma tête l'épée de Damoclès en quelque sorte.

Damoclès.jpg

2011, annus horribilis


Je crois que jamais dans ma vie je n'ai eu à vivre aussi intensément le moment présent. Chaque moment de joie était amené à cesser n'importe quand, je savais qu'un moment de bonheur serait de toute manière fugace. Il me fallait donc en profiter pleinement. Ensuite, chaque jour était nouveau, je ne peux rien décider ou programmer, car la réaction ou l'attitude de PN pouvait tout déséquilibrer et perturber mes projets. Par exemple, le départ à Rennes s'organise mais rien n'est fixe car j'ignorais si l'Aînée allait accepter de me suivre (car elle veut rester avec ses amis), j'ignore encore ce que PN, comme il m'en menace, va intenter pour m'empêcher de partir avec les enfants au dernier moment.

carpe diem

Cette situation m'a forcée à apprendre que rien n'est définitivement acquis, que je marche sur un sol instable. J'apprends chaque jour à jauger tous les nouveaux paramètres, à composer avec des inconnues, à faire avec ce que j'ai, j'apprends à revoir sans cesse ma copie. Évidemment, c'est assez fatiguant ! Mais du coup, j'apprends aussi à avoir confiance en la vie (Vie), à percevoir tous les signes qu'elle m'envoie, j'apprends à ouvrir très grand mes yeux, à être en alerte permanente, à vivre en conscience. Je suis là. J'incarne mes gestes. J'incarne mes paroles. J'incarne mon écoute.

Je rêve du moment où enfin, je pourrai vivre sans qu'une personne me menace. Parfois, je regarde les gens, des inconnus ou des proches, se parler et vivre, et je suis désormais toujours surprise qu'une confiance existe. Cette femme parle sans avoir peur que son mari ne la casse. Cet homme exprime des projets et cherche l'avis de sa femme sans crainte et sans retenue. Parfois, je me demande si mon mode d'expression n'est pas définitivement dévié, si je pourrais un jour parler à un homme en confiance. Mais ça, c'est encore loin et c'est une autre histoire ...

Pour en revenir à la confiance en la vie, j'avoue que depuis quelques semaines, malgré les souffrances persistantes, la vie m'envoie plusieurs signes. Des choses plutôt positives, infimes. Je le vois. Comme une poignée de personnes me le disent, finalement les choses se mettent en place toutes seules. Maintenant, j'ai confiance en l'avenir. C'est pour cela que PN ne me fait plus peur. Il peut tenter tout ce qu'il veut, il peut porter plainte contre moi comme il le dit, il peut me casser (essayer de me casser), il peut s'acharner sur moi, je sens que la page se tourne. Mon coeur reste calme. Je suis contente.

Hier soir, mardi 15/11/11, j'ai eu une séance avec le psy, elle était extraordinaire. J'en suis ressortie hyper apaisée, hyper confiante. Je flottais. je marchais dans l'air. (Lire ma note en apparté "Refermer cette porte")

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Les faits : l'explosion de PN

Le lundi matin j'avais dit à PN qu'il fallait arrêter son acharnement car il était foutu. Le soir, en rentrant du travail, je l'ai trouvé en jogging, il a dit :

"Je vais courir, j'en profite pendant que je peux car il paraît que je suis foutu !"

Je garde le silence.


Puis, après le repas, PN dit à l'Aînée à propos de son implication scolaire (l'Aînée passe beaucoup trop de temps sur Faicebouq) : "A Rennes, tu vas faire baisser le taux de réussite. En Bretagne, ils ont les meilleurs taux de réussite scolaire."

L'aînée répond, la voix lancinante et traînante : "Ha-ha-ha."


Ce mercredi soir, PN rentre très très énervé. Il va exploser pendant ue bonne heure, très violemment. Les enfants n'ont même pas réagi à cette violence (c'est cela qui me désole, ils ont ingéré cette ambiance, il y a du travail psy en perspective pour les sortir de là). Moi, j'ai un peu été déstabilisée, j'en ai même bégayé à un bref instant, ce que PN n'a pas manqué et il m'a imitée en bégayant.

En fait, le plus surprenant est qu'il a balancé dans des cris violents le résumé de la situation que nous vivons depuis un an. Tout était là.

Je ne sais pas donner y une signification.

Il est rentré en répetant ironiquement qu'il était foutu. Puis il s'est adressé à moi en gueulant très fort. Nous avons tous été étonnés au début. Il a aligné les reproches dans les hurlements.

Ca commence par des paroles dans sa barbe que j'entends à moitié : "... à part une fonctionnaire à la retraite et ses affidés, son pré carré ethnique". Ensuite je suis dans le bureau avec l'Aînée, nous scannons une photo, PN nous enferme. Après, je vais dans le salon où PN regarde la télé, au moment où je franchis la pièce PN hurle "Connasse !", il a l'air de s'adresser à une fille à l'écran.

 

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Puis arrivent les menaces : "Tu te prends toujours pour une sainte, toi, hein ! Mais t'es démasquée ! Les gens voient clair en toi ! Qui ? Ben les gens ! Tu sais très bien de qui je parle ! On me demande pourquoi tu vois plus personne, pourquoi tu sors plus ! hein Pourquoi ? T'es seule maintenant ! Tout le monde t'a lâchée ! Tu te renfermes ! Tu te terres dans ton antre, là ! dans ta chambre là-bas ! Tu bouges plus ! Tu fais du gras dans ta chambre ! Les gens me demandent pourquoi tu t'enfermes là-dedans ! En tous cas je revis, moi ! Tas pas remarqué ? je revis ! Je vais de mieux en mieux ! Je cours plus, j'ai arrêté de fumer. Toi, t'es tout le temps fatiguée ! Tu te caches ! Tes copines me disent que t'as pas le temps de t'occuper de Jumelle ! T'as même pas le temps de contacter un psy pour elle ! Qui me le dit ? Tu le sais bien ! Des gens ! Pourquoi tu vois plus personne ? Tu vas plus au restaurant ! Pourquoi t'es pas allée les 2 ou 3 dernières fois au théâtre avec tes copines ? parce que c'était trop cher ! Caliméro, va ! Radine, va ! En fait, c'est ça ton problème ! T'es une radine ! Tu devrais travailler là-dessus !  C'est ça ton point faible ! Mais si, la dernière fois au théâtre, t'avais pas d'argent !

Je suis sortie une fois au théâtre avec IR et ses copines. Ensuite, IR a voulu remettre ça avec MES copines. Finalement cela ne s'est pas fait. Récemment, l'une d'elles m'a confiée qu'elle n'avait pas très envie de sortir avec IR car elle ne la sentait pas. Du coup certaines autres ont suivi aussi et la sortie est restée lettre morte. Une autre fois, IR avait lancé par SMS une sortie à la piscine avec MES amies et leurs maris. Personne n'a répondu (à part quelques maris), je n'avais pas répondu non plus.

J'imagine que PN a déjeûné avec IR aujourdh'ui, pour rentre dans de tels détails. Mes autres copines sont au courant de la situation et certaines semblent s'être un peu éloignées de moi, ce que je peux comprendre aussi si c'est le cas. Les gens (en couple) n'aiment pas le malheur dans les autres couples par peur de la contagion ou simplement par pudeur.

 

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PN continue : "J'attends les impôts toujours, hein j'attends les impôts. Dictateur de pacotille ! C'est dommage que ton père ne soit plus là, il m'en a dit des belles sur ta famille ! Je ne marcherai pas au pas , moi ! Les enfants, je vous invite à ouvrir les yeux, elle passe son temps à vous dire que je suis un nul !  C'est pas l'humilité qui la démange, hein ! Elle tombera pas de haut mais plus dure sera la chute quand même ! Allez manger les enfants ! Y a Pol pot qui vous appelle ! Pol pot va ! Y en a qui sont morts pour moins que ça ! T'es qu'une usurpatrice ! Tu tromperas pas ton monde très longtemps ! Manipulatrice ! T'es une caricature de la manipulatrice ! En tous points ! Tu dis une chose et son contraire ! Tu dis un truc et la seconde d'après tu dis le contraire ! Tu ne fais que mentir ! Ca va être facile à démontrer ça ! Ha ha ha ! (il mime ma voix, minaudant et plaintif) "Ma copine la flic ! Gna gna gna gna gna" Moi je suis resté 3 heures avec elle ! On a parlé ! Toi, tu ne l'as vue que pendant 10 minutes ! Ma copine la flic, ha ha ha, je pouffe ! (PN ignore toujours que la brigadier-chef m'avait convoquée durant 3h30 avant de le voir, lui) Je vais tout raconter, moi : l'ordinateur, les dessins de bite sur ma voiture, les dénigrements depuis des années ! Tu vas voir ! Attends-toi au pire ! Prépare-toi ! Tu peux déjà flipper ! Plus qu'un mois et tu vas voir, tu vas devoir t'expliquer ! "(PN y fait allusion plusieurs fois déjà, je ne sais pas de quoi il parle, il aurait porté plainte contre moi ? Je n'ai reçu aucune convocation. On verra bien.)

 

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Il poursuit : "Tu n'est qu'ne usurpatrice ! T'as réussi qu'à force de bachotage et d'apprendre par coeur ! De quoi je parle ? Bah de tes succès-là ! T'as été admissible à ta formation ! Pour préparer un concours que tu n'auras potentiellement pas de toutes façons ! (Manifestement, PN ignore toujours que j'ai été reçue première sur 650 à l'autre concours. Un certain nombre d'amis le savent.) T'es une calculatrice ! T'as tout manigancé : les RDV avec la conseillère conjugale, pour reconstruire mon couple, "Oh je veux pouvoir recommuniquer avec mon mari" et puis après il fallait se faire des bisous devant les enfants. Et tout d'un coup t'as arrêté. Et puis la plainte, la demande de divorce qui arrive justement au moment où la maison est payée ! Ah non ? Menteuse ! Pourquoi tu n'as rien fait depuis des années ? Un hasard ? Arrête ton sarcasme ! T'as tout calculé ! C'est ça, tu veux le fric ! T'es bouffée par le fric !  Ca te perdra ! La maîtresse ? Alors c'est quoi ? C'est à cause de Diana ? ou à cause des violences ? Hein ?  Finalement c'est quoi ? Un tissu de mensonges ! T'es prise au piège ! "Et toi ? " "Tu répètes ce que je dis." Tu ne sais dire que ça pour ta défense ! Tu es acculée ! Mais tout le monde va bientôt voir qui tu es vraiment !" (je ne savais pas que j'étais si populaire à (Ville), je pensais que je n'avais pas d'amis.) Mais explique moi Lola, comment tu peux conjuguer le bouddhisme avec une telle méchanceté ? Ca ne va pas du tout ensemble, ça ! T'es tellement mauvaise !"

"Je bouffe pas avec vous, moi ! Je ne partage ni la couche, ni la table ! " (en fait, cette phrase, PN l'avait dite il y a deux jours)

PN attrape une tranche de rôti froid et la fourre entre deux tranches de pain de mie et va dans le salon. Il est trop fier pour toucher aux patates et patates douces rissolées que je viens de faire. Tant mieux ! Les enfants soupirent. L'aînée se demande ce qu'il lui a pris ce soir.

Plus tard, en allant à la poubelle à l'extérieur, je vois deux gros sacs McDO. Bon, j'ai compris, PN a déjeûné avec quelqu'un et a discuté de moi. La discussion avec la personne mystère a dû faire monter la mayonnaise qu'il y a dans la tête de PN.

C'est comme les dernières fois où PN avait explosé, quand il a appris la demande  de divorce. Ce soir, je lui ai demandé (avec un ton ironique) pourquoi il était si stressé s'il avait toutes les cartes en main.

PN : "Mais je ne suis pas du tout stressé !"

Moi : "En tous cas, tu n'as pas l'air serein !"

Les hurlements de PN m'ont fait un peu peur. Mais là, je suis tranquille. Juste interrogative, car je ne saisis pas toutes ses problèmatiques, surtout celle autour des amis.


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Mini apparté

Ce soir, j'ai acheté un chauffage soufflant. Je vais faire ma Cosette, mais jusq'ici, je dormais sans chauffage, il faisait 9°C. Brrr ! Mais ce soir, il fait bon dans ma chambre, la température est remontée jusqu'à 17°C. Il fait 4°C dehors.




16.11.2011

PN en son miroir

Lundi 14/11/11

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Le matin tout le monde se prépare pour aller à l'école ou au travail. Je dispute Jumelle qui n'arrête pas de renifler et ne se mouche pas. Au bout de la 3ème fois, PN crie :

"Mais qu'elle ferme sa gueule, celle-là !

Moi : J'éduque mes enfants.

PN : J'ai encore le droit de parler ?"

Puis la discussion dégénère. Ca tourne très vite et passe par plusieurs sujets qui n'ont aucun lien entre eux.

PN : "Et puis pourquoi tu n'as plus de contact avec tes copines de lycée ?

Moi (je viens d'avoir une longue conversation avec ma copine d'enfance la veille) : "Qu'est-ce que ça peut te faire ?"

L'Aînée s'en mêle : Mais ça n'a aucun rapport, Papa !

PN  à moi : "Il faut toujours que tu aies raison, toi ! "

Puis PN m'imite en fermant un oeil et déformant sa bouche (pour lui, j'ai la gueule de travers et un oeil plus petit que l'autre), Je fais comme si de rien n'était.

PN : "Tu es toute petite, mais tu te crois plus grande que les autres. Je sais de quelle pathologie tu souffres. Tu devrais te faire soigner !"

Moi, interloquée : "Ah oui ? De quelle pathologie ?"

PN : ... En tous cas, ta personnalité correspond point par point. Et je vais le démontrer sans problème.

Moi : Pas de problème bonne chance ! Apporte tes preuves.

PN : Ouais ! Reste avec tes certitudes ! Tu vas voir ! Prépare-toi ! Le sol va trembler."

D'habitude ce genre de menaces me déstabilise et me fait craindre ce que PN peut entamer contre moi. Et je me dis que je n'en sortirai jamais et que PN va continuer d'aller jusqu'au bout et va vaincre.

Mais cette fois-ci, je n'ai même pas peur. Comme la fois précédente, je reste tranquille et imperturbable. Même s'il fait faire des attestations, je ne vois bien que IR et son entourage pour en faire. Et encore ... ceratins mentiront, d'autres, je ne vois pas objectivement ce qu'ils pourraient attester. En tous les cas, j'agis en conscience et je n'ai rein à me reprocher.

Je lui réponds : "Oui, c'est ça. Démontre-le. ... Tu perds ton temps. Tu es foutu.

PN : Comment ça, je suis foutu ? En quoi je suis foutu ?

Moi : Tu es foutu, c'est tout."

En effet, je tente un message subliminal. S'il s'est renseigné sur la perversion narcissique, alors il doit tout connaître du comportement de ce dernier. Et il est foutu dans le sens où il n'a plus d'emprise sur moi. Dans ma tête, je suis déjà ailleurs. Il continue à s'accrocher comme il le peut à mes mots, à mes intonations de voix, à mon physique, à ce qu'il peut. En vain. Je suis déjà loin.

Encore une fois, je suis sur le cul ! Mais vraiment !!! Depuis quelques temps, PN tel un bon écolier, agit exactement comme les professionnels de la psychologie l'ont décrit : IL AGIT EN MIROIR. J'(ai remarqué que PN reprenait exactement les mêmes expressions que moi, celles conseillées par les spécialistes pour éviter l'emprise des PN : "Comme tu veux. Si tu le dis. C'est ton avis. c'est toi qui penses cela, etc"

Et maintenant il met devant moi un miroir et m'accuse précisément de ce dont je l'accuse. D'être malade mentalement. Je n'ai jamais nommé "pervers narcissique" afin que justement il ne puisse l'utiliser contre moi. J'ai parfois laissé échapper "manipulation", pas "manipulateur." Je crois qu'il a fait des recherches et trouvé les caractéristiques des PN listées par Isabelle NAZARE- AGA.

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Il renvoie la balle de façon systématique. Il m'accuse de le dénigrer, de mentir, d'être mégalomane, d'être parano, de porter un masque, de perdre mon masque actuellement, etc.

Personnellement, je trouve que son comportement en est presque EFFRAYANT.

Je me rends compte alors combien de professionnels, des psys, des policiers, des avocats, des juges sont bernés par ce genre de personnage. Et je ne parle même pas de l'entourage.

C'est pourquoi, dans toutes les littératures que j'ai pu parcourir sur les pervers narcissiques, la seule issue recommandée est de FUIR.

 

 

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