28.09.2011
Violences psychologiques - Morceaux choisis #6
PN s'accroche sur le ton de ma voix
Mercredi 28/09/11, PN rentre du boulot assez tard, vers 20h. Il me rejoint à table. Les enfants ont déjà mangé. Tout de suite, il me demande :
- PN : "Quoi de neuf ?
Moi : ...
PN : "Hein, quoi de neuf, Lola ?"
Moi : "Rien."
PN : "TU PEUX ME REPONDRE NORMALEMENT ?"
Moi : "Je te réponds normalement.
L'Aînée débarque dans la cuisine et crie à son père : "Mais, c'est bon ! Laisse-la tranquille !
Moi calmement : "Laisse, Aînée, c'est son petit jeu. Il a besoin de me provoquer. Il fait ça tous les soirs."
PN : "MAIS PAS DU TOUT ! Tu crois que je m'abaisse à jouer à ça ? Je suis bien au-dessus de tout ça, moi ! " (Déni, mensonge)
PN à l'Aînée : "Mais tu l'as pas vue ? T'as pas vu sa gueule, là ?"
Aînée : "C'est pas vrai. C'est toi qui commences, tu lui poses une question et après tu lui demandes de parler normalement !"
Moi toujours calmement : PN, tu es vraiment enfantin et puéril. Du bist kindlich."
PN siffle : "Whaouuuuuu !" Et il s'arrête.
PN s'est arrêté car "KINDLICH", c'est un mot qui lui parle. Nos amis allemands de 10 ans nos aînés ont toujours prétendu que PN était gamin et qu'il se comportait comme mon 4ème enfant. Puis sa jeune maîtresse allemand et lui, dans leurs échanges par e-mail, avaient discuté autour de ce mot disant que PN était "jeune d'esprit voire puéril" pour son âge (43 ans), tandis qu'elle était si mature pour son âge (25 ans) !!!
20:38 Publié dans Définition du PN, La Violence verbale / morale | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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Un drôle de rêve
J'ai fait dimanche 25/09/11 un rêve qui m'a tourneboulée encore tout la journée du lundi.
L'histoire est constituée d'un mélange de vécu, de réflexions ou de questionnements des jours précédents.
Je me trouve dans un lieu public. Il y a des toilettes. Je passe d'une chiotte à l'autre et je les décrasse avec une brosse. Les murs sont en béton nu, sales et dégradés, avec plein de graffitis abimés et surajoutés au long des années. Ça pue l'ammoniaque et la merde. Et moi, j'ai la tête dans les chiottes à tenter d'ôter la crasse. Je le fais sans état d'âme. Il faut que je le fasse, c'est tout.
Puis, quelque part dans la maison, PN est debout en face de moi. Il me réclame encore de l'argent. Mais je ne lui prête pas attention, je me détourne et je pars très vite car on m'appelle. C'est la Mort qui me parle. Je me retrouve dehors les pieds dans l'eau, jusqu'aux cuisses, une eau calcaire, blanche et trouble, elle est chaude, comme l'eau des bassins de Pamukkale en Turquie. La Mort est assise sur une sorte de canoé en osier tressé avec une personne devant elle. Je n'entends pas de voix mais je comprends dans ma tête ce qu'ils me disent. Le serviteur de la Mort m'informe que cette dernière me demande de faire la course avec elle.
Aussitôt je grimpe dans le canoë et je me mets à pagayer à toute vitesse. Je dois traverser une sorte de dédale, je pénètre dans un long tunnel. Je rame, je suis pressée, je ne suis pas affolée, je n'ai pas peur, mais j'ai un objectif unique en tête, gagner la course contre la Mort.
Soudain le serviteur me rattrape à pied, la Mort reste assise sur l'embarcation 10 mètres plus loin. Elle me regarde. Elle est représentée de façon assez traditionnelle, sous une grande cape, pas noire mais grise, délavée par le temps. Elle n'est pas effrayante. Le serviteur m'apprend que j'ai un trou dans mon canoë, le fond en osier est usé et laisse passer l'eau, alors la Mort me laisse une longueur d'avance.
Aussitôt, je rame encore plus vite, un coup de pagaie à droite, un coup à gauche. Je croise plein de gens, exactement comme dans le métro aux heures de pointe. Les gens marchent, moi, je rame. Je leur dis : "Pardon Monsieur ! Pardon Madame ! Laissez-moi passer ! Excusez-moi ! Je suis pressée". Les gens sont quasiment tous des Asiatiques, comme dans le métro ils ne prêtent aucunement attention à moi.
Dans le labyrinthe des couloirs de métro inondés d'eau blanchâtre, je passe devant une cérémonie viêtnamienne de funérailles. Il y a un cercueil, de l'encens et des gens qui prient, le visage grave. Certains pleurent. Je prends à droite et continue mon parcours. Une jeune femme m'apostrophe. Je connais cette femme dans la vraie vie. C'est une danseuse d'une troupe amateur viêtnamienne qui réalise chaque année un spectacle pour le Nouvel an et que j'ai toujours trouvée d'une discrète beauté. Je ne lui ai jamais adressé la parole. Elle me dit en fronçant les sourcils : "Lorsqu'il y a des funérailles, il faut se signer." Je m'exécute aussitôt, enjoins mes mains, baisse la tête et fais le signe de prière.
Ceci fait, je repends ma course. Je ne sais pas si la Mort m'a finalement rattrapée, car je me réveille. Mais je ne crois pas qu'elle ait gagné.

11:56 Publié dans Appartés | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, mort |
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Discours actuel de PN
Un florilège
Mardi 27/09/11 - 19h00

PN me montre un emballage et me demande s'il peut le jeter. Je lui réponds affirmativement et que c'est l'emballage de mon nouveau rouge à lèvre. PN me regarde et voit que je suis maquillée.
- PN : "T'es pimpante !"
Plus tard, je baîlle.
- PN : "T'es fatiguée, Lola ?"
=> Je rebondis sur un commentaire sur ce blog, effectivement, comme je communique succinctement avec PN et que je reste très correcte et calme face à ses provocations, PN ne trouve plus de prise sur moi. Il ne peut plus me harceler que sur mon intonation de voix, mes gestes ou mon apparence.
20h00

Je me suis endormie dans ma chambre, l'Aînée est à côté de moi en train de surfer sur Internet. Il est l'heure d'aller chercher Jumeau au stade de foot. D'habitude j'y vais, mais là, impossible de me lever, je suis complètement vannée !
PN surgit dans la chambre et demande qui y va. Je dis à PN : "Vas-y car je suis fatiguée."
- PN HURLE : "T'es fatiguée ? Quoi ? T'es fatiguée ? T'es toujours fatiguée ! Ça fait des années que t'es fatiguée !"
Je rêve ou quoi ? Je ne me suis JAMAIS montrée faitguée ! Alors que physiquement et psychologiquement j'étais détruite ces derniers mois. PN aurait été trop heureux de me voir dépérir. J'ai continué à travailler sans même penser à me faire arrêter un seul jour (alors que j'étais en totale détresse), j'ai continué à réviser mes concours, éduquer les enfants, faire tourner la maison. Je me suis même entretenue en allant à la piscine et en restant soignée. Je me bourre de vitamine C.
Aînée : Ah, Papa, tu vas au foot ? Je viens avec toi!
PN : Non ! Tu viens pour voir tes copains sous la douche ?
Moi calmement ! : Aînée, tu restes ici, on va préparer à manger. Tu ne vas pas au foot.
PN : Mais laisse-la donc ! T'as l'esprit complètemenet tordu, toi !"
Moi énervé : "C'est pas possible ! T'as fini de jouer sur différents tableaux comme ça !"
La conversation ci-dessus est surréaliste !!! PN ne recule devant rien !
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En 15 minutes de temps, voilà ce que PN balance comme conneries/balles !
20h30

Je bâille :
PN (encore) : "T'es fatiguée, Lola ? T'es fatiguée ?
Moi : Oui
PN : T'as marché toute la journée dans Paris ?
Moi : ..."
Je n'avais pas dit à PN que je passais aujourd'hui un oral de secrétaire médicale à Paris, mais comme il a vu que je partais plus tard, il l'a déduit.
Comme je suis crevée, je ne cuisine pas, je sors des sachets de soupes asiatiques. On adore manger ça. PN aime beaucoup aussi, le reconnaît et en mange souvent quand il est tout seul à la maison en semaine (télétravail). Et ça dépanne toujours.
- PN : "Bouffer du Mi (soupes instantannées asiatiques), ça suffit maintenant ! 17 ans à bouffer cette merde chimique ! Y en a qui en ont mangé toute leur vie et à 70 ans ils sont déjà fatigués !" (ma mère a 70 ans)

- PN : "Ha ha ! Ça commence à sentir (ou sortir ? je n'ai pas bien entendu) de l'ECO+ (marque bas de gamme de Leclerc, c'est une boîte de coeur d'artichaut en conserves), les enfants, vous avez intérêt à commencer à vous y habituer !"
- PN à Jumeau, de manière obséquieuse, se penchant à son oreille :
"Ce soir, t'as le droit de regarder le foot. Comme tu commences à 9h30 demain matin."
PN : "Je t'arroge (sic!) ce droit. J'en ai encore le droit."
- PN à l'Aînée :
"Alors ? T'as frétillé au stade devant les garçons ? T'as vraiment pleins d'amis, l'Aînée ! Mais ça va s'arrêter, tout ça !"
PN : "... (je n'arrive pas à entendre ce que PN dit) ... Divorce ou pas divorce, ça n'a rien à voir. La plaisanterie est terminée."
Durant tout ce temps, je ne bronche pas. Ça ne m'énerve même pas. Ça m'agace juste.
Je lance tout de même une phrase ironique.
Moi : "Tu as fini, PN ? Je peux débarrasser ?"
PN : "Bah, vas-y ! T'as jamais rien fait dans cette maison !"
Je fais quoi, je m'étrangle ? Toutes les personnes qui ont franchi les portes de ma maison ont VU que PN ne lève pas son derrière du canapé. Que lorsqu'on reçevait nos coupes d'amis, et leurs enfants, Je cuisinais, je servais, je faisais TOUT ! Pendant ce temps, PN ouvrait les bouteilles de vin et faisait la conversation.
21h00
Je retourne dans la cuisine pour chercher ma soupe. On mange de façon décousue, chacun de son côté. La moitié a déjà fini. C'est du n'importe quoi, mais avec toute cette tension, il m'est impossible de m'attabler avec PN.

PN : "Je fais quoi avec l'ECO+ ? Je le range ?
PN : Parce tu sais que les enfants vont manger de l'ECO+, et ce durant les dix prochaines années au moins ? Que ce soit avec toi ou avec moi !"
(Tiens , maintenant les enfants mangent de l'ECO+ avec PN ? pourquoi dit-il ça ?)
PN : "Toi, je m'en fous. Moi, je sais que tu t'en fous ! Mais les enfants ? Tu as pensé aux enfants ?" (Tentative de culpabilisation)
Moi : "Tu as une autre solution à proposer ?
PN : Mais c'est toi qui as demandé le divorce !" (Re-tentative de culpabilisation)
Moi : Oui. Mais, toi, tu ne veux pas le divorce ?
PN : Ah parce que tu l'as demandé sous la contrainte ? (Déresponsabilisation de PN)
Moi : Non, pas du tout.
PN : Même si tu gardais la maison, t'arriveras jamais à payer les charges ! T'as jamais payé les charges, tu vas savoir ce que c'est maintenant !
Moi : Pourquoi tu parles de garder la maison ? Je ne peux pas garder la maison.
PN : Mais tu le sais très bien ! Tu vas t'arranger pour ça. Tu vas gratter pour la garder 2 ou 3 ans !
Moi : Ah bon ?
PN : Mais t'inquiètes pas, ça va être la guerre ! Et il y aura des morts !
Moi, ironique et ingénue : "Ah bon ? Il y aura des morts ?"
PN : Ouais ! T'as très bien compris !" (Je n'ai pas compris)
PN : " Tu te souviens, mon ordinateur que t'as cassé ! Et la bite que t'as dessinée sur ma voiture en prenant les enfants par la main !
Moi : Quoi ? Les enfants par la main ? N'importe quoi.
PN : Oui, j'étais là, derrière la fenêtre !"
PN : "Bon, OK, de ton côté, t'as la photo où t'avais la gueule cassée... "

(PN m'avait effectivement arrangé la figure en 2008, en me balançant une gifle, il m'avait coupé les lèvres entre sa main et mes dents. Je m'étais prise en photo, mais je n'avais pas eu le courage à l'époque d'aller au commissariat ou de voir le médecin)
Moi très calme : "Oui effectivement."
PN : "Attends-toi à la guerre !"
Moi : "Pas de problème, je suis prête."
Bref, j'ai compris que PN a vu un avocat. Il est TRES énervé.
21h20
Je suis repartie dans ma chambre. PN me crie : "C'est ça ! Va te calfeutrer dans ton antre !"
Cinq minutes plus tard, il débarque - pendant que j'écris cette note. Je me mets vite sur Faicebouc ! L'Aînée lui crie de nous laisser tranquille, car elle et Jumelle regardent la TV dans ma chambre.
PN à mon adresse : "Quoi, je n'ai plus le droit de venir ici ?"
Moi : "Je n'ai rien dit."
PN : "Oui, mais tu m'as regardé !" (Je n'ai même pas bougé ma tête ! Effectivement j'ai regardé du coin de l'oeil.)
22h00

PN revient dans ma chambre. Il gronde l'Aînée qui regarde encore sa série favorite dans ma chambre. L'Aînée râle.
PN dit à l'Aînée : "Ouais, c'est ça ! Va vivre dans votre 20m2 (PN fait allusion à notre futur studio sur le Campus de Rennes) ! Tu te coucheras à minuit tous les soirs et tu feras des partouzes !"
L'Aînée et Jumelle vont dans le salon regarder la série. Puis elles reviennent très énervées dans ma chambre. Elles me racontent que PN a éteint la télé et les a envoyées au lit. Puis il l'a aussitôt rallumée pour laisser Jumeau regarder le foot.
=> PN agit de façon paradoxale avec ses enfants. Les enfants ne peuvent avoir aucun repère. Il les sépare pour mieux régner.
PN passe par ma chambre pour aller jeter des papiers dans la poubelle qui est sur la rue. L'Aînée et moi lui demandons d'arrêter d'aller et venir. PN nous demande s'il a encore le droit de passer par là.

Entretemps, pendant que les filles n'étaient plus là, PN m'a exhortée à faire les comptes avec lui ce week-end. Il est hors de lui. J'ai oublié de dire qu'il a englouti une bouteille de vin rouge ce soir, et comme il fait très chaud avec cet été indien il a aussi pris 3 cannettes de 50cl de 1664, soit 75 cl de vin + 150 cl de bière.
- PN : "Ce week-end, tu vas me suivre, on fera le tour de la maison et on va faire toi et moi les comptes de TOUT CE QUE J'AI INVESTI dans la maison.
Moi : Si tu veux. Mais ça ne sert à rien puisqu'on va tout partager en deux.
PN : "Ça n'a rien à voir avec le divorce. On va faire les comptes entre hommes (sic !), juste entre toi et moi.
Moi : "Mais je te dis que ça ne sert à rien. Nos avocats vont se charger de ça.
PN : "Non, non, non, non, non. Tout l'argent que j'ai mis, à faire cette pièce (ma chambre au fond du garage), la toiture, etc ! On va faire le tour tous les deux.
Moi : Mais moi, j'ai payé la nourriture toutes ces années, la cantine des enfants, l'habillement, etc."
PN s'esclaffe bruyamment : "Ha ha ha ! Tu parles ! Les vêtements de chez KIABI !"
Moi : "PN, imagine les Machin (un couple d'amis), elle n'a jamais travaillé, elle s'est occupé des enfants. Tu crois que s'ils divorçaient, le mari demanderait à sa femme de lui rendre tous ses investissements ?"
PN : "D'abord, lui, il est touché par la grâce, il ne divorceront jamais. Je te le dis, on va faire les comptes.
Moi : "Si tu veux. Mais tu les feras tout seul."
PN sort.
22h20

Je rédige toujours cette note quand tout à coup je n'ai plus de connexion Internet. Je comprends que PN veut m'embêter et a débranché la Box.
Je me lève pour aller rallumer. Entre-temps, je prends une lampe de poche pour aller vérifier dehors dans la poubelle des recyclables ce que PN a jeté. Je récupère un magazine à moi encore dans son emballage. PN m'engueule. Je lui dis que je voulais savoir ce qu'il avait encore jeté. Il me traite de salope et me rejoint dans ma chambre afin que je lui montre mon magazine. Il me l'arrache des mains et me dit que je suis une conne qui va encore se plaindre qu'il me jette mes affaires.
Tout en criant, il agite le magazine devant mon visage et fait mine de me le jeter à la figure. Mais il le lance juste à côté de moi. En même temps, je cligne des yeux et me tourne sur le côté en protégeant mon visage.
=> Ce comportement est typique des violences psychologiques où l'agresseur ne touche pas la victime mais l'intimide.
PN revient encore une fois jeter un magazine au pied de mon lit .
- PN : "Tiens, Voilà de quoi t'instruire."
C'est le Télé-7 jours.
J'attends quelques minutes, puis je vais dans le bureau pour rallumer Internet. PN me dit que le mois prochain, je n'aurais qu'à payer la connexion Internet.
Je prends un yaourt dans la cuisine. PN est furieux et me prend à parti.

PN : Tu veux le divorce ! Tu l'auras ! Tu vas en baver ! Tu vas le payer ! Tu vas le payer très cher ! (Menaces)
Moi : Ah bon ? Combien ?
PN : Ça va te coûter un max ! A moi aussi ! Mais toi, t'auras rien ! Les enfants auront tout ce qu'il faut ! Mais pas toi !"
Moi : Ah ? Explique-moi comment ?
PN : Bah tu verras ! Ça va nous coûter de l'argent à tous les deux ! Mais dans l'histoire c'est les enfants qui vont en souffrir !
=> C'est du non-sens. PN s'emmêle les pinceaux. Il dit une chose et son contraire.
Moi : C'est ton avocat qui t'a dit tout ça ?
PN : Ouais, c'est ça ! Et toi, vas pleurer à "Ville-de-ton-avocate" ! Va pleurer auprès de ton clan !
Moi : Et toi, il en dit quoi, ton clan ? Moi, je suis contente d'avoir encore ma famille, puisqu'il paraît que je n'ai plus d'amis.
PN : Ouais, ta famille ! Ils sont tous en bloc derrière toi ! Je ne veux même plus les voir, ceux-là !
Bla bla bla, ... ma famille, ... mes non-amis... "Je vais en chier" ... Cette conversation me gave, tout ça il me le dit tous les jours, j'en ai marre. Je commence à être épuisée.
Moi : Tu es vraiment trop drôle, toi. Ils doivent bien se marrer avec toi au boulot.
Je l'attaque sur son boulot, qui est toute sa fierté, toute son image. PN n'apprécie pas.
PN, furieux : Pourquoi tu dis ça ?
Moi : Pour rien.
PN : "Allez, continue tes phrases ! C'est pas la peine de lancer des choses et ne pas finir ses phrases ! J'attends ton explication ! Tu entends quoi par là ? J'attends ! je ne bougerai pas d'ici avant que tu ne m'aies répondu ! J'attendrai jusqu'à demain ! réponds-moi ! réponds ! J'attends !..."
PN s'approche de moi, il commence à attraper la marmite que je suis en train de laver. J'ai peur. Je lui dis de ne pas me toucher sinon j'appelle la police. Il recule d'un pas.
PN : "Ha ha ha ! Tu es une manipulatrice ! Manipulatrice ! Je connais bien ton petit jeu ! Tu commences une phrase et tu ne la finis même pas ! Allez ! j'attends ! Dis-moi ce que font mes collègues là-dedans ? Espèce de manipulatrice ! Tu as aimé le premier épisode, tu vas apprécier le deuxième ! C'est pas fini ! Crois-moi !"
Sur ce, PN exécute une danse en balançant ses fesse de droite à gauche et en agitant ses mains en l'air et puis il monte se coucher.
PN est parvenu très brillamment à retourner la situation ! Il m'a poussée à la faute et peut me traiter de manipulatrice.
Après des heures de harcèlement moral, c'est vrai que je ne peux pas rester de marbre ! Je reste hyper calme. J'arrive à me contrôler, mais mon rythme cardiaque s'accélère parfois, c'est de la peur. Alors je réagis et je contre-manipule, c'est-à-dire que je vais le toucher là où c'est insupportable pour lui, son image sociale.
Quelques minutes plus tard, je vais au toilettes au sein de la maison. En haut de l'escalier, PN m'entend et hurle : "Quoi ? Elle est encore dans la maison, celle-là !"
Fin de la journée du 27/09/11

Conclusion
Je n'en peux plus de ce menu-là. Ce n'est pas possible ! Comment vais-je faire pour supporter toute cette violence ? Qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour mériter ça ? POURQUOI CELA ? Pourquoi toute cette haine ? Pourquoi dois-je vivre cela ? Comment vais-je faire ? Il faut que je parte d'ici ! Que je FUIE ! Ce n'est plus possible !
Que veut-il ? Il veut l'argent ? Il aura l'argent ! Son salaire de milliers d'euros ne lui suffit pas ? A 40 ans, je n'aurai que mon salaire de fonctionnaire qui dépasse à peine le SMIC pour faire vivre mes 3 enfants quand on sera à Rennes ! Il m'aura bousillée. Il aura par la même occasion bousillé ses propres enfants. Que veut-il de plus ?
Son orgueil est touché à l'idée que je puisse le quitter ? Bah oui, j'ai demandé le divorce ! Est-ce que je peux faire autrement ? Est-ce que j'ai une autre solution ?
J'EN AI VRAIMENT MARRE !
Ca y est, les larmes arrivent. Je me suis contrôlée jusqu'à présent, j'ai contracté ma colonne vertébrale jusqu'à ce soir. Là, je me relâche. PN va me rendre dingue !
00:47 Publié dans La Violence verbale / morale, Quitter PN | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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26.09.2011
Divorce : les menaces de PN
Les menaces de PN : Vérité ou déstabilisation ?
Deux jours après le retrait de ma plainte, PN (mon mari appelée Pervers Narcissique) s'était senti fort et avait l'impression (réelle ?) d'avoir le brigadier-chef de son côté. Il me relatait comme ils parlaient tous les deux de façon entendue que c'était moi la manipulatrice et que j'avais profité de cette plainte pour violences physiques pour l'enfoncer lors du divorce.
Maintenant, PN se sent gonflé à bloc (cf. il clamait que sa "force était décuplée") et me profère contunuellement des menaces.
- PN : "Ha ha ha ! Tu as retiré ta plainte. Tu as fait celle qui voulait protéger son mari ?"
- PN : "Tu as aimé le premier épisode ? Tu vas apprécier le deuxième !"
Je suis partie aux Caraïbes avec les enfants en avril. N'ayant pas assez sur mon compte-chèque, j'ai pris celui de PN avec sa permission. Je devais rembourser PN, mais je ne l'ai pas fait. PN exige son argent, seulement je lui explique qu'on va divorcer donc tout diviser en deux et que c'est pareil. Mais PN ne veut rien entendre.
- PN : "Rends-moi l'argent du voyage ! J'attends l'argent du voyage !"
Moi : "Hum"
PN : "Tu me rends l'argent du voyage. ... Tu t'es embarquée dans une sacrée aventure. Chacun son tour."
PN : "Oui, c'est ça."
Dimanche, son père lui téléphone, PN parle un instant seul dans le salon, puis dès que j'arrive, il interrompt subitement la conversation et termine par cette phrase :
- PN : "Voilà, tout ce que je t'ai dit vendredi suit son court. Ca tient toujours et ce n'est que le début !" Et PN raccroche brutalement sans aucun autre mot et sans saluer son père.
Cela ressemble à ce qu'il disait déjà a Mouply il ya plus d'un mois : "C'est en bonne voie. Ca avance". Alors qu'il n'avait aucunement entrepris les démarches du divorce.
ATTENTION ! Ne pas me faire avoir encore. Menaces ou tentatives de déstabilisation ? Quoiqu'il en soit, ne pas tomber dans son piège qui est d'injecter la PEUR. J'avoue qu'il me fait peur. (Que peut-il tenter désormais ? Il peut agir sur l'argent, ce qu'il ne manque pas de faire en me réclamant de l'argent. Il peut aussi agir sur les enfants en m'accusant de les kidnapper à Rennes.)
Ce soir PN rentre du travail. Il me croise dans la cuisisne et fait un grand détour autour de la table pour ne pas me croiser ! C'est totalement ridicule ! Il marche rapidement, la tête baissée avec sa sacoche d'ordinateur à la main. Il me demande si Jumeau est au foot. Je réponds : Oui."
PN : "Tu peux me répondre avec une voix normale ?"
Moi : "Mais je te réponds avec une voix normale."
PN me reproche encore mon ton ! Bon sang, mais il cherche à me coincer même sur la moindre intonation ! Bientôt, il me reprochera de respirer. Lorsque je partageais encore sa couche, PN me reprochait déjà de respirer trop fort en dormant !!!
Evidemment, je n'en avais rien à faire, mais le fait est qu'il critique chaque geste accompli. Je me sens épiée.
Dimanche après-midi. Nous sommes tous à la maison. J'avais prévu de prendre le café chez ma soeur, mais PN ne le sait pas.
- PN : "Vous ne sortez pas ? Vous n'allez nulle part ? Vous restez là aujourd'hui ? Pff ! Vous ne pouvez pas vous casser ailleurs ?"
Une façon de nous faire sentir que nous ne sommes pas / plus chez nous.
20:15 Publié dans La Violence verbale / morale, Quitter PN | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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22.09.2011
La violence psychologique ordinaire
Lundi 19/09/11
Après ma journée de travail, je vais à la réunion de parents d'élèves des 6ème à 18h. Je me gare, mais m'aperçois que je suis juste derrière la voiture de IR et de son mari ! Je n'ai aucune envie de les voir à la sortie (lui est assez réglo, ne se mêle pas des affaires des autres, mais elle ...). Je délaisse ma place juste en face de la grille du collège et vais me chercher une place plus loin.
Dans la classe, plusieurs de mes copines sont présentes, puisque ce sont les mamans des copains et copines des Jumeaux. Je rentre à la maison à 20h. PN m'accueille avec un reproche.
PN : "T'aurais pu me dire que t'allais à la réunion des parents d'élèves.
Moi : Je te l'ai dit hier.
PN : Tu ne m'as rien dit. Je ne suis pas au courant.
Moi : Si, je te l'ai dit. Et puis si tu daignais signer les cahiers de liaison des enfants, tu l'aurais su.
PN : ..."
Je lui ai cloué le bec.
Mardi 20/09/11
La violence psychologique ordinaire
Pourquoi ordinaire ?
Parce que depuis le retour du commissariat, PN sait qu'il ne peut plus faire n'importe quoi. Mais comme il ne peut pas changer du jour au lendemain, les violences psychologiques persistent. Parfois, elles restent hyper violentes, car tout ce que PN retient durant plusieurs jours ressort brutalement et violemment. D'autres fois, PN pond froidement une remarque acerbe ou menaçante.
Le matin
A 8 heures, la sonnette retentit. C'est une copine de l'Aînée qui vient la chercher pour aller à l'école.
PN hurle : "Ça me casse les couilles ! Ça me casse les burnes ! J'en ai marre de ses copines ! Elles peuvent pas aller à l'école toutes seules ?"
Le soir
Je rentre du boulot. En ouvrant la porte, je sens une odeur d'alcool, plus précisement de rouge, et de tabac. Je ne me trompe pas.
Je rentre dans la cuisine, il est 19h, PN boit du vin rouge. Il reste l'équivalent d'un verre dans la bouteille. Rapidement, PN la finit. Il laisse son verre vide, au-dessus des placards de cuisine, en hauteur.
Ces dernières années, en rangeant la maison, j'ai trouvé à plusieurs reprises des cadavres de bière ou des verres de vin vides çà et là dans la maison
- au dessus-des placards hauts dans la cuisine
- au dessus de l'armoire dans le bureau
- derrière les réserves alimentaires dans le garage
- derrière les livres dans la bibliothèque du bureau, en hauteur
- et même une canette bière 1664 de 50cl planquée à l'intérieur de la tour d'un PC inutilusée et qui était défaite sur le côté !!!
A cela, PN me répond régulièrement qu'il n'a aucun problème avec l'alcool. PN "Si j'étais un alcoolique, je ne pourrais pas m'empêcher de boire. Alors que je suis sobre en semaine et je ne bois que le week-end !"

Remarques anodines mais insidieuses et glaciales
Depuis l'episode du commissariat, PN a changé de tactique. Il lance des remarques anodines mais insidieuses et froides. Difficile alors de faire dire que c'est de la violence !!!
- Je rentre du travail, où j'ai passé une journée effroyable de stress et de charge de travail. Je laisse échapper un bâillement bruyant.
PN : "Whaou ! Tant que ça !" d'une voix polaire et à la fois appuyée.
Cela me provoque aussitôt une crispation. C'est ça que les gens doivent comprendre, au début, on se dit "Non, c'est moi. J'interprète, je prends tout pour moi ! Non. Faut pas être parano." Mais en fait, la violence psychologique est différente des disputes normales dans un couple, où les tensions finissent par exploser et favoriser le retour du dialogue. Ici, il ne s'agit pas de colère. C'est de la haine rentrée. C'est une démolition calculée patiemment. Quand un PN a choisi une victime, il prend tout le temps qu'il faut pour arriver à ses fins : la détruire.
Et la difficulté pour la victime, c'est qu'elle s'attend à chaque instant à ces attaques. Je sais que cela va forcément tomber. Mais je ne sais pas quand.
- Je regarde le courrier du jour. Des offres de mutuelle sont arrivées.
PN: "C'est ta nouvelle mutuelle. Tu fais bien !"
Re-crispation. PN ne dit rien de répréhensible. Mais c'est le ton dans lequel il le dit et les menaces ou les allusions qui gravitent autour de ses remarques. Chaque mouvement que je fais ou chaque mot que je prononce est sujet à une critique ou un commentaire. PN tourne sans cesse autour de moi.
Je voudrais que l'on comprenne que l'on peut rendre fou quelqu'un, le tuer, sans arme, sans le toucher. Mais juste avec des mots. A répétition.
- Je cuisine, face à la radio posée sur le plan de travail.
PN : "Je prends la radio. Je prendrai d'autres choses aussi, mais je prendrai ça."
Re-re-crispation. La phrase est complètement anodine et normale. En plus, cela signifie que PN a accepté l'idée du divorce. Mais, faisant suite aux autres remarques, celle-ci prend la même teinte. C'est le contexte qui fait d'une phrase une arme d'agression.
- Je regarde la télé. PN passe la tête depuis la cuisine et me dit :
PN : "Si tu veux voter aux primaires, ça se passe à la maternelle.
Moi : Hum. (En fait, je suis énervée et je ne souhaite pas communiquer avec PN)
PN : "Tu ne réponds que ça ? OK, je note..."
Voilà comment PN pique telle une mouche un jour d'orage, jusqu'à ce que sa victime soit bien exaspérée. PN l'a bien préparée, ensuite il lance continuellement d'autres critiques, augmentant la tension, et dès lors que la victime explose, il constate que cette dernière se comporte mal ou parle mal. Ainsi PN pourra déclarer que c'est moi qui refuse de communiquer avec lui et que je suis irrascible avec lui.
Il est trop fort. Faudrait-il que je me taise cotinuellement ?
Quand PN me pose une question, je réponds, mais il doit sentir que je bouillonne à l'intérieur. Il me dit : "Tu peux me répondre normalement, s'il te plaît ?" ou bien "Tu peux me répondre d'une voix normale ?"
SOS ! J'ai lu maints textes sur la façon de se comporter face à un PN. Ne pas lui donner prise, de quelque façon que ce soit. Mais comment tenir sur une longue période ? C'est inhumain d'être ainsi contrôlée ainsi à chaque seconde ! Le moindre de mes faits et gestes est sujet à critique. PN m'observe constamment et cherche ce qui pourrait m'atteindre. C'EST L'EMPRISE.
J'ai discuté avec une amie aujoud'hui qui m'a conseillée de visualiser une sorte d'écran, de bulle protectrice autour de moi et des enfants.

23:42 Publié dans Définition du PN, La Violence verbale / morale, Le Dénigrement - Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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18.09.2011
Etre soi-même
Dimanche 18/09/11

Il est 8h45. La maisonnée dort encore. L'Aînée et ses 2 copines roupillent dans le clic-clac, elles ont investi ma chambre. Les Jumeaux dorment encore à poings fermés. PN n'est pas là (!) Il fait un peu frais, j'ai enfilé par dessus ma robe de nuit un poncho en laine. Je bois le café de la veille et qui a cramé car j'avais oublié d'éteindre la cafetière. Je suis attablée devant mon ordinateur dans la salle à manger. Le soleil est juste en train d'éblouir mes yeux, il se lève de derrière la maison voisine, les feuilles des arbres s'agitent. Dehors, les couleurs sont claires et délavées. Je me lève pour me mettre un CD (en sourdine) : Grégory Lemarchal.
Hum ! Je jouis de l'instant présent. Je respire profondément. J'ancre en moi ce moment. Encore un. Je vais me faire un collier de perles de ces moments simples, légers et précieux. Je vais les porter à mon cou, narquoise.
Depuis combien de temps n'ai-ja pas profité d'un tel instant ?
Sans que PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) n'arrive en trombe, me provoquant une crispation au niveau des cervicales, imitant le bruit d'un crachat en passant à côté de moi ou détournant ostensiblement la tête en me voyant.
Je viens de parcourir un blog parlant de la vie ici-bas, de la mascarade qu'elle peut représenter, des habiletés humaines en société et de la difficulté d'être soi.
Je suis moi
Je peux dire que je suis moi actuellement. Ces difficultés m'ont terriblement fait grandir. Je n'ai jamais été autant moi-même.
Je suis moi en ce sens que je ne joue aucun jeu. J'exprime clairement mes pensées. Je me connais, j'essaie d'ôter tous les voiles que l'on a déposés sur moi ou dont j'aurais pu moi-même me couvrir. Si j'ai des qualités, je les reconnais sans minauderie ou sans fausse modestie. Si j'ai des défauts, j'essaie de les reconnaître aussi. Une amie versée dans le développement personnel (ce n'est pas péjoratif !) m'a récemment dit que le conjoint était LA personne qui pourvait pointer nos défauts et nous aider à les corriger.
Avec les autres, je reste également moi. Je suis ouverte à eux et bienveillante. En allemand, on dit "hilfreich" et en anglais "helpfull", prête à aider, j'aime beaucoup ces mots. Aider l'autre fait autant de bien à eux qu'à moi. Cependant je reste moi dans le sens où je ne me retiendrai pas de dire les choses, mais sans esprit malveillant, dans une position constructive et d'amélioration. Je sais aussi dire non. Car en disant non, je me respecte autant que je respecte l'autre en le considérant comme une personne adulte, sans vouloir le surprotéger comme un enfant.
La maisonnée se réveille lentement. Une copine de l'Aînée est venue déposer un baiser sur ma joue. Calme, douceur et tendresse. Tout ce à quoi j'aspire.
09:18 Publié dans Appartés | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : être soi même |
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17.09.2011
Week-end sans PN
Le vendredi soir, après mon oral d'allemand, je me fais plaisir en faisant les boutiques vers l'Hôtel de ville. J'arrive à la maison vers 19h45. Jumelle est seule à la maison. Sa soeur est chez sa copine, son frère au foot.
Jumelle me dit que PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) était à la maison l'après-midi, puis qu'il est allé chez IR ! Je rigole en mon fort intérieur. Je suppose qu'ils sont en cellule de crise ! PN et IR (et accessoirement le mari de IR ?) doivent être en train de réfléchir à la façon de gérer la situation !!!
Puis je récupère tous les enfants, nous dînons assez vite. J'étais un peu stressée car je craignais le retour de PN. J'étais très fatiguée, je me couche assez tôt.
Dans la nuit, j'entends ma porte claquer brutalement : PN était rentré et avait besoin de traverser la cuisine puis le garage pour me réveiller ! Je ne regarde même pas l'heure et me rendors.
Le samedi 17/09/11 matin, PN passe l'aspirateur pendant que les enfants regardent les dessins-animés, ces derniers râlent. PN parle beaucoup aux enfants. C'est assez inhabituel. Il est expressément sur leur dos, leur demandant de ranger leur chambre, de faire leurs devoirs, etc. (Ce doit être le résultat de la cellule de crise, LOL ! Montrer sa présence aux enfants.)
PN devait partir en week-end chez Moulpy, son meilleur ami d'enfance. Je lui demande s'il compte toujours y aller. Il me dit qu'il partira à 11h. Plus qu'une heure à attendre ! Enfin, il attrape sa valise et s'en va. Il dit aurevoir seulement à Jumeau.
Pour mémoire, Moulpy, c'est D. J'ai rencontré PN par Moulpy en 1993. Ils viennent du même village et étaient étudiants co-locataires à Paris. Moulpy, d'une grande gentillesse et d'une humeur toujours égale semble un peu écrasé par la personalité de PN. Je suppose que PN a su très vite déceler les faiblesses de Moulpy et appuyer là où ça fait mal. Je l'ai maintes fois entendu lui parler crûment et durement. Néanmoins, ils restent bons amis. Moulpy et son épouse m'ont été d'un soutien appréciable lors de l'épisode de la maîtresse, m'invitant chez eux avec les enfants, mais j'étais trop handicapée par mon autophobie même pour une heure de voiture. Sa femme m'avait donné le nom d'un avocat (sur les Champs-Elysées) et Moulpy-D avait calmé PN lors de sa crise d'hystérie fin juin.
En 2003, déjà cela se passait mal avec PN. Pour essayer de nous divertir, la soeur de Moulpy nous avait même invités à passer quelques jours à Bordeaux.
Roz

Nous déjeunons vite car Jumeau a un match de foot. Puis je contacte une amie, Roz, que je peux inviter chez moi puisque PN n'est pas là. Roz est une amie que PN ne connaît pas, heureusement. Le mari de Roz est un PN très puissant dans sa perversion. Elle se bat depuis des années pour s'en sortir. Aujourd'hui ils sont séparés, mais il continue de l'attaquer au travers de leurs enfants.
Les enfants de PN - Le miroir des PN
Roz et moi parlons à bâtons rompus. Nous ne nous sommes pas vues depus longtemps. Nous avons tant de choses à nous raconter, nous comprenons tout dès les premiers mots. Nous échangeons nos expériences. Visiblement, nos PN respectifs possèdent des points communs et ont le même mode opératoire, les mêmes mégalomanies, les mêmes dénis et mensonges. Notre conversation s'arrête plus particulièrement sur la façon de sauver nos enfants afin qu'ils ne deviennent pas à leur tour des PN. Nous parlons aussi beaucoup de la manière dont les PN agissent en MIROIR, nous reprochant EXACTEMENT les défauts ou comportements qui leur appartiennent.
Les attitudes des victimes
Nous discutons d'un sujet qui capte mon attention, Roz avait vu un reportage étranger parlant de la façon dont les violeurs pouvaient reconnaître, rien qu'en observant leurs attitudes, les personnes ayant subi des viols. Il s'agirait d'une sorte de désynchronisation dans les mouvements et que les prédateurs perçoivent inconsciemment. Il nous faut découvrir la façon de corriger cela. Je vais rechercher des infos sur le Net.
(Je suis en train de lire ça)
Les amis de mon PN - L'argent
Je demande à mon amie son avis sur la raison pour laquelle PN ne cesse de me reprocher de n'avoir pas d'amis et plus que ma famille. Jusqu'ici je focalisais sur les amis. Mais Roz pense que peut-être PN me jalouse le soutien de ma famille, puisque lui n'est appuyé par personne si ce n'est son frère L. - le journaliste globe-trotter qu'il jalouse fort par ailleurs.
Je confirme à Roz que je ne révèle aucunement à PN les amis qui m'entourent et dont il ignore l'existence.
Je devrais le laisser penser que je suis isolée, tout comme il croit fermement que je n'en veux à son argent (j'avais une fois confié à PN que je redoutais quand même de divorcer car j'avais peur de vivre dans la misère avec les enfants, PN a alors gravé cette phrase dans sa tête, tentant aujourd'hui par tous les moyens de me faire souffrir en ne me donnant pas d'argent, voire en m'en réclamant alors qu'il gagne plusieurs milliers d'euros.)
Tant que PN fait fausse route, j'aurai un métro d'avance sur lui.
Une soirée sans PN

En fin d'après-midi, je sors avec Jumelle me promener, faire quelques courses puis commander des pizzas. Je ramène même en voiture un jeune chargé de sacs de courses. Ce soir, deux copines de l'Aînée vont dormir à la maison.
Les grandes filles préparent avec moi une salade tomate-mozzarella. On mange la pizza tous les 6. On boit du Coca. On rigole. L'ambiance est super détendue. Je suis contente.
Après le repas, elle vont sur Faicebouk, cependant que, assise en face d'elles, je fais la traduction d'un article en allemand, juste pour le plaisir des mots. On écoute de la musique sur une chaîne musicale.
Tout d'un coup les filles se lèvent et se mettent à danser sur la chanson "Corde à sauter". Je les suis, j'adore cette chanson.
Vers 23h, je les envoie au lit. Après avoir passé une éternité à se démaquiller et à se mettre en pyjama tout en piaillant, elles vont squatter mon clic-clac au fond du garage. Les jumeaux dorment en haut, je prends le lit de l'Aînée. Je ne pénètre plus dans mon ancienne chambre que pour prendre mes vêtements.
Voilà, c'est ce genre de soirée que j'aime. Des rires, de la discussion légère, de la musique, avec mes enfants, leurs amis.
23:55 Publié dans Appartés | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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Vous n'allez pas me croire !
L'oral d'allemand
Vendredi 16/09/11, je passais à 17 heures mon épreuve orale d'allemand en option, afin d'avoir quelques points de plus pour le concours de secrétaire médicale. En effet, ne sachant pas si j'allais réussir les autres concours, j'ai aussi passé celui-là. Je suis admissible à l'écrit (parmi les 45 retenus sur les quelques 1300 candidats concourant ; PN pourra toujours me traiter de "bêtasse").
Pendant que j'étais au commissariat le mercredi, le bureau du concours m'avait conctactée pour me donner la date. 48h pour réviser, c'est assez court. Je lis sur le Net quelques articles de presse, je regarde sur le satellite quelques programmes allemands (Nous sommes abonnés à toutes les chaînes de télé allemandes, PN est germanophone et germanophile - oui, il aime bien les allemandes !). Je relis du vocabulaire thématique.
Après le travail, je pars confiante pour l'oral. L'épreuve dure 15 minutes et consiste en la traduction d'un texte à caractère scientifique et une conversation avec le correcteur.
Assis en face de moi, le correcteur me tend un article de journal et me demande de lire à voix haute quelques paragraphes puis de traduire.
Le titre de l'article est "Die Kaktus-Menschen", les personnes-cactus. "C'est ainsi que les pyschologues appellent les personnes qui se défendent en lançant des piques à autrui.
L'artice explique que ces individus ont subi un traumatisme durant leur enfance et se comportent ainsi afin de réprimer leurs propres pressions internes. Il explique ensuite les attitudes à éviter ou à avoir face à ces personnes : ne pas se taire car on se rend malade, ne pas se sentir responsable devant les accustions (c'est LEUR problème),ne pas vouloir les combattre.
Le texte raconte ensuite comment appliquer une contre-stratégie, comme rester toujours correct, ne pas faire de reproches, s'occuper de soi et renforcer son réseau, ne pas essayer de les comprendre, etc.
Il donne enfin des exemples d'agissements : critiquer en public, utiliser le reproche dans le compliment ("C'était du très bon travail ... pour une femme"), brimer sous le prétexte de la plaisanterie, rire ou bailler quand l'autre parle, se rapprocher très près physiquement pour démontrer sa force, etc.
Ca vous dit quelquechose comme comportement ?
C'est la description-même du PN, le pervers narcissique ! Certes l'article parlait davantage du contexte professionnel, mais c'est exactement la même chose.
Comment expliquer que je sois tombée sur ce sujet ? J'avais une chance sur un million de tomber dessus!
Du coup, j'avais de quoi étayer la discussion, le correcteur et moi avons parlé à bâtons rompus, car il connaissait de telles personnes dans son entourage. Il a même fini en me chantant le Cactus de Dutronc ! J'ai cru entrevoir ma note, 19/20. (J'ai aussi un bon niveau d'allemand, il m'a demandé pourquoi je ne faisais pas professeur d'allemand !)
Un sentiment de satisfaction et de force
Je suis sortie de là avec un énorme sourire aux lèvres. Je marchais du Théâtre du Châtelet vers l'Hôtel de ville. Il faisait beau et chaud. Le vent balayait mes cheveux. Je marchais la tête droite et le sourire jusqu'aux oreilles. Je me sentais grande et belle. Mon corps s'amplissait. Mon coeur était léger, il chantait. Je me retournai pour ancrer en moi cette merveilleuse impression, ce sentiment d'assurance. Je respirais à plein nez (la pollution !). Derrière moi, il y avait les quais et on pouvait voir la tour Eiffel.
Lorsque je n'aurai pas le moral, je souhaiterai retrouver ce sentiment. Je visualiserai cet environnement.
17:40 Publié dans Appartés, Définition du PN | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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16.09.2011
2 jours après
Jeudi 15/09/11, la journée se passe sans heurt. Le matin, à 8h00 PN me dépose chez le garagiste pour récupérer ma voiture. Sur la route il parle tout seul, répondant à la radio. Le soir, en rentrant du travail, PN me demande
- PN : " Comment vas-tu ?"
Moi : "Très bien."
PN : "Souverainement, j'imagine."
Je ne réponds pas.
Vendredi 16/09/11
2 jours après la confrontation au commissariat de police
Le matin, au petit-déjeuner, dans ma conversation avec les enfants, je dis que Jumelle a dormi avec moi (les enfants aiment bien dormir avec moi et il viennent à tour de rôle). PN me reprend sur un ton de reproche : "Jumelle a dormi avec toi !", alors qu'il sait très bien qu'un des petits dort souvent avec moi.
Je lui réponds : "Oui, ça te pose un problème ?"
PN : "Pourquoi ce ton agressif ? Je n'ai pas le droit de poser une question ?"
Moi : "Je ne suis pas agressive."
PN va griller son pain et se retourne vers moi :
PN : "Tu es piteuse ! Tu es vraiment piteuse ! C'est piteux ce que tu as fait... T'étais obligée d'en arriver là ? T'as les boules maintenant parce la vérité a éclaté au grand jour ! ... Oui, parce que figure-toi que j'étais entendu pendant assez longtemps pour expliquer que tu es une manipulatrice. Que tu manipules les enfants. L'Aînée et moi avons été entendus longuement séparément. Comment expliques-tu qu'elle n'ait pas parlé du balai ? Qu'elle a reconnu qu'elle avait exagéré pour les cheveux ? Je ne l'ai pas traînée par les cheveux dans l'escalier ! "
Moi : "L'Aînée aurait donc menti à moi, à la policière en déposant la plainte et au brigadier-chef ?"
PN : "T'inquiète pas ! Le brigadier-chef en rencontre deux par jour, des cas de violences dans les familles, de viols, elle sait très bien qui ment et qui dit la vérité. Tu es découverte maintenant ! On découvre ton vrai visage au grand jour ! Tu ne fais que distiller ton venin parmi ton entourage. De toute façon, il ne te reste que ta famille qui est à bloc derrière toi !"
PN fait le geste de pousser avec les deux mains et le corps penché en avant, comme un rugbyman.
PN : "Si c'était la vérité, pourquoi tu as retiré ta plainte alors ?" (Ai-je fait une erreur de la retirer ?)
Moi : "Je peux tout à fait y retourner. J'ai 7 jours de réflexion, je peux encore me dédire." (j'avance cela au culot).
PN : "Trop tard, ma fille ! Tu t'es complètement écrasée lors de l'audition. T'as rien dit. Tu as vu que tu étais découverte, alors tu as retiré ta plainte !"
Moi : "Je vois que tu continues et que tu n'as pas changé. Cela ne t'a pas servi de leçon. Malgré les paroles du brigadier-chef de ne pas se disputer devant les enfants, tu continues à crier devant eux." (Jumeau et l'Aînée était présents, mangeant leurs céréales.)
PN : "Je m'en fous de ça. T'aurais jamais dû aller si loin. Ma force est décuplée ! Moi aussi je vais m'y mettre"
PN : "Chez les Viêtnamiens, la fin justifie les moyens. Ouh la vache ! Tu te découvres. Tu es ridicule."
Moi : " C'est pas chez les Viêtnamiens. C'est chez les femmes victimes de violences de la part de leur maris. Pourquoi la policière t'as dit que t'étais passible d'un an d'emprisonnement alors ?"
PN : "C'était au début de l'audition, elle ne me connaisait pas. C'est pas parce que tu portes plainte que je vais en tôle, il y a un magistrat qui repasse derrière. Et elle l'a répété à la fin car il fallait qu'elle relise le déroulé de la procédure.Et pourquoi tu l'as retirée."
Moi : "Je crois que je vais y retourner."
PN : "Ha ha ha !"
Moi : "Si elle ne me croyait pas, elle m'aurait dit : Madame, vous dites des choses mensongères. Elle ne me l'a pas dit."
PN : "T'as raison."
Je pars un peu plus tard travailler, comme j'étais restée tard la veille. Je révise un peu l'allemand, téléphone à ma soeur et suis appelée par l'association Solidarité Femmes (le N° de téléphone 39.19) qui va m'envoyer une attestation d'appel. Puis je dépose Jumelle à l'école car avec sa main blessée, elle n'avait pas de cours de sport et commençait plus tard.
08:51 Publié dans Définition du PN, La Violence verbale / morale, Le Dénigrement - Morceaux choisis, Quitter PN | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : violence psychologique; pn, violence physique, porter plainte, commissariat, confrontation, père, frapper |
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15.09.2011
Confrontation au commissariat
Je vais relater la confrontation au commissariat du 14/09/11
La confrontation au commissariat est la résultante de la plainte que j'avais déposée le 30/06/11 suite aux violences physiques de PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) sur l'Aînée. C'est un acte fort au travers duquel je souhaitais que PN cesse sa violence, une façon ferme de dire STOP !
Cette audition au sein d'un commissariat de police devant un brigadier-chef va-t-telle avoir un effet dissuasif sur PN, bien je que je sois consciente qu'étant donné sa nature perverse narcissique, PN ne cessera pas du jour au lendemain ses actes de manipulation (à moins d'un effet-choc)
Je vais raconter les événements de manière chronologique tout en relevant les points les plus importants qui se sont dégagés de cette entrevue.
Cette journée du 14/09/11 est une journée-clé dans ma vie de victime de perversion narcissique. Quelle que soit l'attitude de PN par la suite, si le fait de passer devant la police aura une influence et des effets sur son comportement ou non, par cette plainte - pour violences sur descendant - j'ai saisi l'occasion de communiquer à PN ma volonté ferme et décidée qu'il doit mettre un terme à ses brimades.
La veille de l'audition
PN rentre du travail en exprimant sa grande fatigue. Il passe la soirée sans m'agresser, il me parle même normalement. Il parle beaucoup aux enfants, plus qu'à l'habitude. Il leur pose pleins de questions sur leur scolarité. Je me demande même s'il se souvient que nous passons le lendemain dans les locaux de la police.
Le matin de l'audition
C'est mercredi, les 3 enfants sont à l'école et je ne travaille pas. Je passe la matinée à régler mon problème de voiture (impossible de changer les pneus sans la clef pour les écrous anti-vol). Je passe encore une vingtaine de coups de fil. Cela m'embête car je n'ai pas le temps de réfléchir à la confrontation. Dans le même temps, j'ai eu le temps d'y penser quelques jours auparavant et de relire mes notes de ce blog, ce qui m'a permis de bien ancrer en moi le fait que je suis victime de brimades et que PN ne pourra pas inverser les rôles et puis cela me permet de ne pas trop stresser.
PN est aussi à la maison. Le matin, au petit-déjeuner, il s'est énervé une ou deux fois en faisant des allusions sur notre rencontre cet après-midi. Avant d'aller à l'école et aussi la veille, l'Aînée me dit qu'elle a peur. Je lui explique qu'elle n'a rien à craindre, que je suis là pour la protéger, qu'elle a été victime des coups de son père, qu'il est lui l'auteur des coups, qu'il n'a pas le droit de la frapper et qu'il doit en répondre devant la loi.
Dans la matinée, PN travaille à la maison, il est au téléphone avec ses collègues et ses clients. De mon côté j'appelle les pneumatistes, mon assurance, les concessionnaires de ma marque de voiture, etc. De temps en temps, PN demande quand même ce qu'il s'est passé avec ma voiture. Puis, en fin de matinée il part en clientèle. Je lui demande s'il compte venir au "RDV", il me répond qu'il ira après avoir vu son client.
J'ai juste le temps cuire des spaghetti pour les enfants et sortir un reste de charcuterie. Ils arriveront vers 13h et comme avec l'Aînée nous irons au commissariat en bus, nous devrons lever le camps à 13h30, c'est serré. J'ai juste le temps de mettre du saucisson entre deux tranches de pain et de donner les dernières recommandations aux Jumeaux qui vont rester seuls tout l'après-midi. Nous attrapons le bus de 13h36 pour une RDV à 14h30. Nous n'avons que 20 mn de trajet mais nous n'avons pas le choix, car le bus suivant est à 14h20.
A l'arrivée, nous en profitons, l'Aînée et moi, pour flâner dans les rues commerçantes et animées de la ville. Nous avons le temps de faire une boutique. L'Aînée fait des essayages mais il faut déjà y aller. Je lui promets que nous reviendrons prendre ce jean slim et faire d'autres boutiques en sortant de l'audition.
L'arrivée au commissariat
En passant dans la rue perpendiculaire au commissariat, l'Aînée me dit : "Oh ! Il y a Papa !" Je me retourne et aperçois sa voiture. Il est arrêté en premier à un feu rouge, il me fixe du regard. AU même moment où je le vois, il est en train de crier, vitre baissée : "Lola-Nom de Jeune Fille ! ", d'une voix à la fois forte et étouffée. C'est la voix qu'il prend quand il veut me faire peur. Je ne me laisse pas démonter, je réponds devant les passants : "Tiens, PN-Nom de famille !" bien distinctement. Je n'ai pas ajouté "On a RDV au commissariat ?".
Nous faisons la queue pour nous présenter au guichet de police. Nous attendons quelques minutes, puis l'Aînée me dit 'Il arrive !". En effet, je le vois entrer dans les reflets du guichet. Il me tapote l'épaule gauche.
Moi : "Ne tinquiète pas, je t'ai vu.
PN : Ah bon ?
Moi : ...
PN : Ah oui, dans le reflet !"
Il pensait me surprendre.
Puis, il dit à l'Aînée : "Ne me regarde pas comme ça !". Elle avait les yeux apeurés.
L'officier de police prend mes papiers et note notre arrivée. A son tour, PN présente sa convocation qui est déchirée en plusieurs morceaux. Le matin, il avait attrapé sa moitié de convocation en m'accusant de l'avoir déchirée. Moi : "Tu te fous de ma gueule ou quoi !" PN m'imite en disant que j'étais agressive. Je ne réponds pas. PN avait lui même déchiré la convocation après lecture, tout comme il avait déchiré les premières convocations au mois d'août, et tout comme il a déchiré les attestations scolaires des enfants, sans avoir même ouvert l'enveloppe, pensant, dit-il, qu'il s'agissait de publicités. Le policier prend son bout de papier et demande l'adresse. PN lui répond : "c'est la même adresse. ... pour l'instant." Il y a du monde derrière nous. Le policier informe le brigadier chef et nous fait patienter.
PN continue sa provocation : "T'as pas besoin de te donner une contenance avec ton chewing-gum, ça va pas le faire avec le flic , ca ne sert à rien !"
L'audition
A 14h40, PN est appelé par le brigadier. Il restera dans son bureau durant une heure. Je patiente avec l'Aînée. Elle attrape un dépliant sur les violences conjugales. Je lui demande si c'est pour le beau dessin ou pour le texte, sans aucune ironie car les dessin est effectivement beau et très juste. "Pour les deux", me répond-elle. Elle a encore peur, je la rassure de nouveau. On discute, elle me dit qu'elle a eu un20/20 en dictée, dépassant la meilleure de la classe qui a eu 6/20. Je la félcite et lui dis que je suis fière d'elle. On feuillète les magazines.
A 15h40, PN sort et l'Aînée est appelée. La policière dit à PN : "Vous pouvez attendre à l'accueil." Pour moi, l'accueil, c'est en bas, au rez-de-chaussée.PN s'assoit en face de moi. Puis il se relève.
- PN : "La policière est assez sévère avec moi. Il est écrit que les policiers ont un devoir de neutralité." PN montre les affiches au mur. => PN se victimise, ce n'est pas lui le fautif, ce sont les autres qui sont méchants. Je ne dis rien.
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Il est 6h55. Je dois me lever pour aller travailler. La suite ce soir.
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- PN : "C'est dommage d'en arriver là. Globalement, ça va nous coûter très cher à tous les deux. Ce sont les enfants qui vont en pâtir."
PN : "C'est une aubaine pour toi que ça arrive, hein ? Ca tombe à pic pour le divorce, hein ? Tu as tout calculé !"
Moi : "C'est moi qui ai provoqué les coups ? Tu penses que j'ai planifié le fait que tu as frappé ta fille ?"
PN : "Tu sais très bien ce que je veux dire ! Tu avais tout prévu ! Tu est une manipulatrice !"
Moi : "Tu es violent. Tu me dénigres, tu me menaces, tu m'insultes. (Je lui montre le document dur les violences conjugales) Ces agissements sont punis par la loi. Tu dois être responsable de tes actes."
PN : "Tu as tout calculé !"
A ce moment-là, la conseillère-relais du commissariat que j'avais rencontrée le mercredi précédent passe dans le couloir. Je ne sais pas si elle m'a reconnue. Je fais comme si je ne la connaissais pas.
Tout d'un coup, PN s'approche de moi et me montre un e-mail en allemand dans son Blackberry. Je lui dis que je ne comprends pas l'allemand. Il pouffe et dit que c'est un courrier de félicitations de son big boss allemand pour ses bons résultats commerciaux. Je lui réponds que je m'en fiche. => PN a besoin de se rassurer sur sa valeur.
PN est nerveux. Il fait les cents pas. Puis il descend fumer dehors. Quand il remonte, il me dit qi'il a croisé AP, un voisin et ami (le mari de VP, l'amie avec qui j'avais coupé les ponts il y a 2 ans. Nous nous parlons désormais de façon cordiale.) Je découvrirai le week-end suivant que PN a recherché le téléphone de AP sur Internet. Je pense qu'il n'en a rien fait. En regardant dans ses SMS et l'historique de l'ordinateur familial (Je sais, je sais, c'est pas bien ...) je réalise que PN agit parfois de façon compulsive. Il compose très souvent le numéro de téléphone de IR (ma "très loyale" ex-amie), puis raccroche. Du coup, son nom peut apparaître 6 fois à la suite dans son journal d'appel. Je me demande ce que PN peut avoir dans la tête à ce moment précis.
PN et moi nous faisons face. On ne se parle pas. Je lis. Il pianote son téléphone, bouge les magazines en disant que c'est de la littérature de merde, critique les locuax de la police, etc. Rien de très nouveau.
Vers 16h50, le brigadier-chef appelle PN dans son bureau où se trouve l'Aînée. Le père et la fille vont être confrontés.
Je patiente encore, je commence à être en hypoglycémie. Je ne peux ni boire, ni manger, il n'y a aucune machine distributrice de coupe-faims ou de boissons. Je commence à avoir mal à la tête.
Vers 18h, L'Aînée sort et je suis appelée.
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Mercredi 21/09/11 : je poursuis la description de la confrontation
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La confrontation entre PN et moi
- Les faits de violences physiques
J'entre dans le bureau du brigadier. PN est assis enface d'elle, du côté de la fenêtre, les bras croisés. Il a gardé son imperméable noir. Le brigadier m'expose rapidement l'audition de PN, l'aidition de l'Aînée et l'a confrontation entre PN et l'Aînée.
Bien sûr le brigadier ne me donne pas de détails, elle dit qu'elle a écouté la version de PN. Elle m'informe qu'elle a écouté le récit de l'Aînée sur les faits de violences pour lesquels je porte plainte mais aussi sur le quotidien dans la maison, car elle a connaissance de mains courantes qui ont été déposées. Elle me dit que PN n'a pas pris conscience de la violence de ses gestes, qu'il était hors de lui et qu'il regrette ses gestes. Elle dit que l'Aînée a raconté sa version et qu'elle a reconnu n'avoir pas précisé qu'elle-même était dans un état de non-contrôle, qu'elle hurlait et qu'elle avait foncé sur son père dans les escaliers.
Elle me dit avoir demandé à l'Aînée si elle se sentait en danger avec son père. L'Aînée n'a pas répondu oui, mais elle n'a pas répondu non, non plus.
2. Les faits de violences psychologiques
Le brigadier-chef me raconte qu'elle a abordé avec ma fille les faits qui se déroulent à la maison. L'Aînée lui a dit que PN me traitait de Barrique à deux pattes et de goret, et que moi, je l'appelais connard ou salaud. Et oui, je ne me suis pas laissée faire et je l'ai moi aussi insulté en retour ! L'Aînée lui aprécisé que c'était Papa qui provoquait Maman et que Maman était zen, que Maman s'occupait des enfants et leur montrait son amour.
Elle m'informe que les faits sont "
06:55 Publié dans Quitter PN | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : violence psychologique; pn, violence physique, porter plainte, commissariat, confrontation, père, frapper |
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