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Sauve toi Lola - Page 14

  • J-6

    Jeudi 22/12/11  J-6

     

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    Mardi 20/12/11, j'ai fait mon pot de départ au boulot. J'avais passé la veille à faire 4 tartes aux pommes et un gâteau à la noix de coco. Le matin, je me suis arrêtée à 2 boulangeries où j'avais commandé des viennoiseries. Avec l'aide de ma soeur et de nos enfants, nous avons dressé dans une grande salle à manger toutes ces douceurs (dont les gâteaux au chocolat de ma soeur et d'une collègue), les litres de jus de fruits, le café, le thé, les 10 kg de clémentines. Après les discours de mes 2 chefs, c'était à mon tour. J'ai pleuré lamentablement. C'était manifestement le résultat des attaques précédentes de PN, la fatigue, le stress, le manque de sommeil, etc. J'ai remercié tous mes collègues présents pour leurs qualités professionnelles et humaines. Ils m'ont offert un GPS (pour aller à Rennes ! et non à Strasbourg ou ailleurs !) et une imprimante wi-fi hypra compacte pour mon petit logement de 30 m2.

    L'après-midi, je n'avais envie que d'une chose : DORMIR !

     

    Le mercredi 21/12/11, virée avec ma mère pour divers RDV administratifs, shopping de Noël pour faire plaisir à ma môman et courses de produits asiatiques à apporter à Rennes (on ne se refait pas !).

    En début d'après-midi, je suis sur Faicebouq avec Yuku, le frère de PN qui habite à Rennes. Je lui demande d'aller chercher les clefs de mon logement.

    Ensuite, je me suis effondrée dans la canapé pendant une heure. Puis J'ai conduit Jumeau à une fête d'anniversaire à 16h, j'avais quelque réticence à y aller, la maman de la petite étant une amie de IR, je ne souhaitais pas l'y rencontrer. La maman m'a demandé de confirmer si je quittais bien la région car les enfants en parlaient. Une autre connaissance, Béa, était présente. Je leur ai aussi parlé du divorce, en précisant que PN fréquentait qui il voulait, tout en regardant la copine de IR.

    Cette dernière a bien voulu que je laisse Jumelle a sa fête le temps d'aller à un RDV (le psy) à 17h30. Le soir je rentre à la maison, devant laquelle je trouve ma copine IG (ma copine lumineuse), la maman de L. la meilleure amie de l'Aînée. Elles m'attendaient car l'Aînée avait oublié ses clefs. Nous discutons un peu devant la maison, sa fille lui avait rapporté à elle et son mari, les insultes de PN à mon propos durant le week-end. IG me demande comment je fais pour tenir dans ces conditions. Je ne sais pas mais je tiens? Je ne sais pas pourquoi je suis restée aussi longtemps.

    Puis, j'ai le temps de préparer à manger avant de filer à mon dîner entre filles. En effet, j'avais retrouvé aux dernières portes ouvertes du collège ma copine Inge, qui m'a manifesté un grand intérêt et ce qui m'avait un peu surprise. C'était la maîtresse de maternelle des jumeaux, nous nous sommes toujours bien entendues mais juste vues de loin. Comme elle est seule avec son fils, je l'avais invitée à manger il y plus d'un an à la maison, pour ma journée portes ouvertes de brocante, il y avait ma famille, IR et son mari, et Inge nous avait rejoints.

    PN rentre vers 19h15. Je ne prête aucune attention à PN. Dans la cuisine, il m'apostrophe : "Hé, Lola !" Je me retourne vers lui. Il se met le majeur dans la bouche, l'humecte entre ses lèvres - qu'il a épaisses, et me tend son majeur d'un geste violent et injurieux.

     

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    La vision de cette scène est profondément déplorable.

    Moi : "Très intéressant !"

    PN : "C'est tout ce que tu mérites !"

    PN : " Petite personne ! Petit personnage ! Petite frappe ! Crapule ! Ton attitude est déplorable. Pitoyable ! Espèce de malade !"

    Moi : "Tu es en train de parler de toi ?"

    PN : "Ha ha ha ! Petit personnage ! c'est toi la malade mentale ! Tu es toujours sûre de toi, tu crois que tu as toujours raison ! Et que les autres ont tort. En fait, ton cerveau est binaire. C'est binaire là-dedans ! (PN montre son cerveau.)

    Moi : "C'est bien, tu reprends les mots que j'utilise."

    PN : "Ah oui, c'est ça. Tu es un petit perosnnage et tu te crois plus intelligente que les autres ! Quand je pense que tu faisais dans ta culotte devant la flic au commissariat ! Tu fermlais ta gueule, t'as pas tenu plus de 10 minutes ! Ha ha ha !"

     

    Peu après, PN me voit avec mes bottes. Il me lance :"Ha ha ha, c'est le grand jeu ! Qu'elle se casse et le plus vite sera le mieux ! Oust !"


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    Effectivement, je finis de préparer le repas, embrasse les enfants et file chez ma copine Inge. Elle avait été mon modèle sur quelques unes de mes peintures. Elle m'a préparé un repas de pré-Noël : du foie gras avec du pain grillé, des langoustines et des crevettes avec une bonne mayonnaise, un curry de volaille très parfumé, le tout arrosé de Pouilly Fumé, un bail que je n'en avais pas bu ! Puis assiette de fromages et les gâteaux que j'avais apportés (des spécialités divines de mon pâtissier et dont j'ai oublié les noms très poétiques !). Nous parlons des hommes, des nos vies cassées, de nos projets d'avenir. Inge me raconte notammlent comment l'un de ses anciens compagnons l'avait rabaissée devant leurs amis. Puis nous évoquons nos difficultés à élever des adolescents. Elle tente de me mettre enconfiance pour la conduite à Rennes, me montre le trajet sur Google map. Je la quitte à 3 heures du matin. Inge promet de venir me voir à Rennes.

     

    Jeudi 22/12/11

    cartons.jpgLe matin, je fais les cartons pour Rennes et les cartons à planquer chez ma soeur, contenant les albums photos, mes sacs à main, mon matériel de peinture à l'huile-pastels-dessin-aquarelle et aussi ma machine à coudre. Ce sera toujours ça que PN ne pourra pas mettre à la poubelle.

    En fin de journée, j'emmène les jumeaux faire du shopping et en particulier payer à Jumeaux ses baskets de marque devant lesquelles il bave depuis un mois. Entre-temps, Yuku me téléphone pour m'avertir qu'il est en possession des clefs de mon futur chez-moi, il l'a visité et trouve que c'est un epu "raide" pour nous 4. Je lui dis que je n'ai pas le choix et lui demande de ne surtout pas donner son appréciation à PN ouà son père. En rentrant je passe déposer les cartons chez ma soeur et discuter avec mon beau-frère des modaliytés du trajet.

    En portant l'un des cartons sur mon épaule (car il était très lourd), je me suis dit que j'allais encore souffrir du dos les prochains jours. Je me suis surtout rendue compte de la bêtise et de la tristesse de la situation !!!

    Dans la galerie marchande, les gens sont en train de se demander s'ils vont faire de la dinde ou du rôti à Noël, s'ils vont offrir à leur époux une cravate ou un parfum et moi, je porte des cartons sur mes épaules afin que mon mari ne jette pas mes affaires personnelles. Quelle tristesse !!! Quand je vais chez ma souer, souvent elle cuisine. Moi aussi, je cuisinais. Mais à la maison, j'ai depuis longtemps totalement désinvesti mon intérieur. Je ne cuisine plus. On va manger des hamburger, on va au resturant chinois, etc. On grignote à la maison. Et parfois, je vois à la télé ou sur des blogs des réalisations en tricot ou en couture, des bricolages en tous genres, des peintures, du jardinage, etc. J'ai tellement envie de faire tout cela, j'ai tellement envie d'une routine paisible et confortable, d'un train-train ronronnant.

    Au lieu de cela de passe mon temps libre au commissariat, chez l'avocat, chez les conseillers-relais, je fais des photocopies de mes documents à protéger, des attestations certifiant de ma bonne santé mentale ou de ma normalité, de ma non-dépression, je contacte les écoles à Rennes pour mes enfants. Je suis toute seule à m'agiter, à penser à tout. Et puis je vais sauter dans le grand vide. Tout cela apporte un stress considérable et consomme une certaine dose d'énergie.

    Mon avenir est totalement flou. En cas de réussite des concours, j'en ai jusqu'en 2015 à bosser come une malade. Ca me fait peur. J'ai peur de ne pas pouvoir tout assumer.

    Mais d'un autre côté, je sais bien que m'éloigner de PN doit être ma priorité. Quoiqu'il en coûte ! Que le futur ne peut pas être pire que ce que j'ai connu jusqu'à présent. Que je DOIS garder confiance. Dans 6 jours, je vais basculer dans l'inconnu. Je vais faire un saut dans le grand vide. C'est stressant.

    sauter vide.jpg

     Cela me fait penser à l'allégorie de la caverne de Platon :

    " Dans une demeure souterraine, en forme de caverne, des hommes sont enchaînés. Ne nous ressemblent-ils pas ? Ils n'ont jamais vu directement la lumière du jour, dont ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu'à eux. Des choses et d'eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux. Des sons, ils ne connaissent que les échos.

    Que l'un d'entre eux soit libéré de force de ses chaînes et soit accompagné vers la sortie, il sera d'abord cruellement ébloui par une lumière qu'il n'a pas l'habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l'on veut lui montrer. Alors, Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? S'il persiste, il s'accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité. Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n'est qu'en se faisant violence qu'il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d'imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : ne le tueront-ils pas ?"

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    Apparté

    Je suis arrivée jeudi vers 20h à la maison, PN n'était toujours pas rentré. Comme souvent, j'espère qu'il s'est pris un camion ou un platane sur la route. Je sais que ce n'est pas bien de penser cela, mais je n'y peux rien, je ne peux pas m'en empêcher ! 21h, toujours personne, il avait dit qu'il irait en clientèle en Normandie je crois. En fait, il est rentré à minuit. nous étions tous encore debouts. L'Aînée lui demande où il était.

    PN : "Qu'est-ce que ça peut te faire ? C'est pas tes oignons."

    Le lendemain PN raconte qu'il était en centre-ville (chez son avocate ? Puis il serait allé dîner chez IR ?). J'espère qu'il ne monte pas un dossier contre moi comme il m'en menace ! Il a raconté aussi qu'il avait croisé plein de monde en ville.

     

     

     

  • J-8 (l'accusation et la vengeance)

    Merdi 20/12/11  J-8

    4h30, je suis éveillée, alors je rédige ma note du jour.

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    Ce 8 , c'est un sofa. J'ai toujours aimé ces fauteuils tête-bêche et qui portent un nom que j'ai oublié (un confident peut-être ?). C'est aussi le signe de l'infini, cet infini, cet univers sans fin poir lequel je suis si insignifiante et auquel j'appartiens pourtant.

     

    Dimanche 19 et Lundi 20/12/11

     

    L'accusation : Les slips de PN

    Tellement de choses ont été dites par PN (mon mari appelé Pervers narcissique) le dimanche 19/12/11, que j'ai oublié de tout raconter.

    Quand je vous disais qu'avec PN, les choses se passent souvent en-dessous de la ceinture, et bien là, c'est bien le cas ! Pendant que je prépare le repas dominical, PN arrive et me demande où sont ses slips.

    Moi : "Je ne sais pas. Je ne te les ai pas empruntés."

    PN : Je suis sûr que c'est toi que les as cachés où jetés ! Je ne les retrouve plus !J'en avais plein et y en a plus ! Ils sont où, hein ? C'est représentatif de ta personne, ça ! Petit personnage ! Tu n'es qu'un petit personnage ! Mesquin et nocif ! Oui, c'est ça, tu es nocive !"

    PN hurle à faire trembler la maison. Même les enfants lui disent de se taire, notamment l'Aînée "On n'en à rien à faire de tes slips, t'as qu'à les chercher toi-même ! Arrête de crier !"

    Je ne peux même pas placer une phrase, il crie et ne m'entend pas.

    Moi : "Je m'en fous de tes slips ! Si tu regardais sous ton lit ou encore dans le linge sale ou le linge propre ! Tu te déshabilles et tu fous tout sous ton lit."

    Je sais que PN ne m'entend pas. Il continue de hurler.

    PN : "c'est mesquin ! C'est vil de te conduire comme ça ! Cacher mes slips ! T'inquiète pas, j'ai tout un dossier sur toi. Il va être montré le Jour-J. J'y ai tout mis."

    Moi : "Moi aussi j'ai un dossier épais comme ça sur toi. Tout y est inscrit. Tes insultes, tes menaces, tes dénigrements."

    PN : "Ah oui ? Quel dénigrement ? Je te défie de prouver que 'petit personnage', c'est du dénigrement ! Alors que moi, j'ai tout sur toi ! Je vais prouver point par point ta maladie mentale ! C'est plutôt toi qui me dénigres depuis des années en me disant que je suis un malade mental !"

    Moi : "Et je souffre de quelle maladie mentale ?"

    PN ne daigne pas me répondre.

    slip kangourou.jpg

    Le soir, alors que je fais du repassage dans la cuisine, je suis obligée de repousser sur la grande table à repasser la montagne de linge de PN (que je ne repasse plus et qui reste là). La moitié de la table lui sert de garde-robe. EN soulevant toutes ses chemises, j'y découvre plusieurs slips. No comment.

     

    Lundi 19/12/11


     La vengeance : Ma boîte à outils de loisirs créatifs


    loisirs créatifs.jpgLe lundi matin, alors que PN vient de quitter la maison pour aller travailler, je découvre dans le bureau, posé sur la table où il met habituellement son ordinateur portable, un rouleau de rafia mauve. La place de ce rafia est dans ma boîte à outil de loisirs créatifs posée en haut de l'armoire. Sur sa table, il y a aussi ma boîte à couture. Je n'y avais pas touché récemment et si les enfants en avaient besoin, ils m'auraient demandé la permission, d'autant qu'il faut grimper sur une chaise pour y accéder. Mon coffret introuvable contient des boîtes de perles, du fil à collier, des accessoires à bijoux, des fermoirs, des pinces spéciales, des kits-colliers, des boutons spécuaix, etc.

    C'est une projection mais je vois la scène. Après l'épisode des slips, PN était hyper énervé. Je l'avais vu attraper des choses dans le salon et les jeter dans la poubelle. C'était des morceaux de tissus que je conservais pour faire une rose, une ballerine de l'Aînée. La ballerine n'était pas à sa place, elle était dans le salon au lieu de l'armoire à chaussures, donc PN la jette. Je ne dis rien, car je sais qu'elle était assez usée et pour le tissu, tant pis. Puis, je me souviens que PN était allé à la poubelle y jeter quelquechose avec force bruits. Ce matin, à l'aube, les éboueurs sont passés et il est trop tard pour vérifier quoi que ce soit.

    Je cherche partout ma boîte, je vais voir les enfants, qui sont réveillés, pour leur demander. Ils ne l'ont pas utilisée. Je suis furax. Ma colère commence à monter. J'en ai vraiment marre que PN jette mes affaires à la poubelle ! Il le fait régulièrement. Parfois comme aujourdh'ui quand il à quelquechose  contre moi ou bien, quand il est pris d'une "rangite" aiguë et qu'il jette des affaires à moi qui pour lui sont inutiles :

    • une peluche immense que ma petite soeur avait offerte à l'Aînée,
    • des papiers de banque, 
    • des pare-soleil de voiture,
    • des vases, des tasses et autres bibelots,

    Il jette aussi ses propres affaires ou celles des enfants :

    • une cage de but de foot en plastique que j'avais offerte à Jumeau, s'est retrouvée démontée et dans la poubelle,
    • un miroir réalisé en maternelle par Jumelle,
    • un grand portrait en photo de Jumelle,
    • des vêtements qui ne vont plus à PN, des beaux pulls mités sont mis directement dans la poubelle marron alors qu'ils pourraient être déposés dans les containers dédiés.

    affaires personnelles,jeter à la poubelle,violence psychologique,manipulation,pervers narcissique,harcèlement moral.Je sais que je PN a jeté beaucoup d'autres choses à mon insu. Ce que je viens de décrire, c'est ce que j'ai vu. Du coup, je suis obligée de vérifier régulièrement la poubelle avant de la sortir. Ca m'énerve beaucoup car PN ne respecte pas mes affaires. Il sait qu'il ne peut pas me toucher physiquement alors il passe par des objets personnels. Cela fait des années que je lui dis d'arrêter son manège, mais il ne m'écoute pas et il continue !

    Je suis vraiment furax !!! J'essaie de me calmer. Mais je ne peux pas, je lui téléphone, son portable ne répond pas, je ne laisse pas de message.

     

    boîte à couture.jpgLe soir, je suis entrain de faire 4 tartes aux pommes et un gâteau avec Jumelle pour mon pot de départ le lendemain. Il y a L. la copine de l'Aînée à la maison. PN rentre, je laisse passer quelques instants avant de lui demander ce qu'il a fait de ma boîte. PN vient vers moi, il est tout de suite hors de lui et me hurle au visage en postillonnant :

    "Mais t'es complètement parano ! T'es complètement folle ! J'ai pas touché à ta boîte, moi ! Je ne vais pas me rabaisser à ça ! J'en ai rien à foutre de tes petites aiguilles ! (je n'ai pas parlé d'aiguilles, celles qui se trouvent dans cette boîte) Faut t'enfermer, toi !"

    Moi : "Fais gaffe ! J'en ai marre que tu touches à mes affaires ! Tu ne respectes rien. Je te préviens, je vais prendre un photos de chaque pièce, de chaque armoire, et je vais les déposer chez ton avocate et la mienne. Et s'il manque une seule chose, je porte plainte et je demande réparation !"

    PN : "Ouais, c'est ça ! Vas-y ! Va porter plainte pour tes petites aiguilles, prend des photos de tes petites aiguilles ! Dès que tu seras partie, je ferai une razzia dans le grenier. Je ferai place nette ! Tu peux toujours aller voir tes avocats, les maîtres Lombard et compagnie ! Tu n'es qu'un petit personnage ! Tu n'es qu'une petite frappe ! Une petite frappe ! Un voyou"

    PN est tout rouge. Il huuuuurle. On s'engueule. Je ne laisse rien passer. Aujourd'hui je n'ai pas envie de courber l'échine et me taire.

     

    Dans la soirée PN dit à Jumeau : "Va manger sinon ta mère va porter plainte contre toi !"

    Puis il s'installe à table et discute comme si de rien n'était avec la copine de l'Aînée qui reste manger. Il compte les assiette et fait remarquer qu'il en manque une. Ce sont les enfants qui ont mis la table.

    Moi, encore énervée : "Tu mangeras quand tu m'auras rendu ma boîte."

    Pn me répond quelquechose, je ne sais plus.

    Moi : "tu es un voleur et un menteur !"

    On se dispute encore. Ensuite, PN s'attable et mange tranquillement. Je reste muette.

     

    Ce lundi, c'était la journée difficile. j'avais en plus appris  de mon responsable RH, juste avant de quitter le bureau, que mon détachement à Rennes ne pourrait avoir lieu en raison de mon nouveau statut de stagiaire dans le grade de secrétaire médicale. Cela signifie que je dois repousser durant 6 mois le bénéfice de mon concours, donc rester avec une paie d'agent de catégorie C. je suis furax. D'autant que la personne qui m'annonce cela avait passé en 2010 avec moi les épreuves menant à la formation au pré-concours (ma formation de l'année 2010-2011) et y avait échoué, mais il a été quand même nommé au grade de catégorie A, directement sans passer les concours !!! No comment.

    Des fois, j'ai l'impression que la vie s'acharne sur moi. Je ressens de l'injustice. j'en ai marre. VDM.

     

     

     

     

     

     

     

  • J-11/J-10 (Violences improuvables)

    Samedi 17/12/11  J-11

     Joyce et Cedes

    Samedi, je me lève tard, prend ma douche, avale un truc et vais chercher des chocolats que j'avais commandés il y a deux semaines au marché des Créateurs de Noël. Cela se trouve à l'association culturelle où je faisais de la gym les années passées. Le samedi matin, je sais que je vais y rencontrer Cedes, qui y donne des cours de dessin et Joce, qui y prend des cours et qui est secrétaire assistante sociale. Cedes a divorcé il y a quelques années dans des conditions difficiles, son mari l'avait dépouillée durant son absence (argent, meubles, etc). Elles me demandent des nouvelles de mon départ et du divorce. Je leur raconte brièvement la situation.

    Joce est assez sceptique quant à la Justice, les victimes n'obtiennent pas la reconnaissance et encore moins les réparations des violences subies, et les violences morales sont encore plus difficiles à prouver. Je vois que Cedes est touchée de ce qu'il m'arrive, elle me propose d'être co-pilote avec moi pour le trajet à Rennes, à cause de mon auto-phobie. Je lui dis que je la garde en plan B au cas où mon bea-frère aurait un contre-temps.

     

    La copine de l'Aînée

    Vers 14 heures, L. la copine de l'Aînée me demande de la déposer chez elle. Ma fille, encore en pyjama, ne nous accompagne pas. je profite du court trajet pour demander à L. si elle pense que l'Aînée viendra à Rennes avec moi finalement, si elle n'a pas changé d'avis.

    L. : "Si, elle viendra avec vous à Rennes. On a des copains qui lui conseillent de rester à "Ville", car elle pourra continuer de les voir. Mais moi, je trouve que c'est mieux pour elle si elle s'en va avec vous, même si c'est dur pour nous et pour elle de ne plus se voir. Et H. et L (les 2 autres copines de la bande qui viennent parfois dormir à la maison), elles connaissent votre mari et elles lui ont aussi dit que c'était mieux qu'elle parte."

    Je suis plus que soulagée !

    Au moins, la vérité remonte !

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    Dimanche 18/12/11  J-10

     

    harcèlement moral; violence psychologique; pervers narcissique;

    Dimanche matin

    Je reviens de courses, PN (mon mari appelé Pervers naecissique) revient de course à pieds.

    PN, comme tous les week-end : "Putain, vous ne vous barrez pas aujourd'hui ?"

    Moi, doucement ! : "Tu n'as qu'à te barrer, toi !"

    PN, irrité : "Ferme ta gueule. Je t'ai rien demandé, toi !"

    Moi : "IR ne t'a pas invité aujourd'hui ?"

    PN : ...

     

    Dimanche fin de matinée

    billets_train.jpg

    Je suis dans ma chambre. PN débarque et me dit avec un ton normal :

    "J'ai pris des billets de train pour les enfants. 3 billets A-R Paris-Rennes pour le venredi à 18 heures et dimanche soir, les 13 et 27 janvier. Tu les mettras au train et je les récupérerai ici. T'en penses quoi ? c'est bien, non ?"

    Je suis interdite, je prends sur moi.

    Moi : "Oui, pourquoi pas ?"

    PN : "Bah oui, j'ai le droit de les voir, t'es d'accord ! Et en plus, ils veulent faire ça, venir me voir et ils ont envie de revoir leurs copains. Leurs copains pleurent parce qu'ils parte,-nt. Ils ont leur vie ici ! t'es d'accord avec moi ?"

    Moi : "Attention, je ne sais pas à quelle heure ils sortiront de cours et à quelle heure je sors moi-même de cours."

    PN : "Tu peux manquer tes cours quand même !" (étant rémunérée durant ma formation, je suis tenue d'assister à tous mes cours)

    Moi : "On verra !"

    PN sort en claquant la porte. Il hurle des choses que je n'entends pas.

     

    Dimanche midi

    Je prépare le déjeûner vers 13h30, nous avons petit-déjeuné tard.

    PN commence à ironiser sur les plats que j'ai achetés, indirectement, en parlant aux enfants.

    PN : "Hé, les enfants, venez manger les tomates farcies industrielles que votre mère a achetées, elles viennent du Ch'Nord, préparées pour Auchan."

    Je le laisse pérorer, j'ouvre les huîtres. Je prépare mon assiette (il fera la sienne, ... s'il y arrive, car PN ne sait pas ouvrir les huîtres, ça fait mal à ses petits doigts !)

    huitre.jpg

    Oléron avec IR l'année dernière

    Il y a un an exactement, les 18 et 19/12/10, je partais deux jours avec IR chez sa mère sur l'Ile d'Oléron pour remonter cette dernière et pour ramener des huîtres. A l'époque IR était encore mon amie. Ce week-end là, PN gardait les enfants et en avait profité pour téléphoner la nuit deux fois une heure à sa maîtresse, son assistante russo-allemande, qui était rentrée au bercail pour fêter Noël avec ses parents. J'ai su qu'il l'avait appelée en vérifiant les relevés de téléphone.

    PN : "L'année dernière, quand t'étais à Oléron, t'as fait que pleurer ! T'as fait chier tout le monde ! T''es vraiment bonne qu'à pleurnicher !"

    Moi : Ah oui, au même moment tu passais la nuit au téléphone avec ta petite maîtresse.

    PN : "T'emmerdais tout le monde avec tes pleurnicheries ! Bouhouhouh ! Mon marie me trompe ! Mais je l'aime encore ! Pauvre petite victime, va !" 

    Moi : "C'est qui "tout le monde" ? Parce qu'il n'y avait que IR et sa mère. ET je 'nai pas embêté sa mère avec ça. Donc, premier mensonge ! Je n'ai pas non plus emmerdé IR avec ça. On en a parlé et IR avait passé son temps à retrouver la maison d'un de ses premiers amours sur l'île. Deuxième mensonge."

    Moi : "Et puis, qu'est-ce que ça peut te faire ! Moi je m'en fous. Arrête de dépenser inutilement ton énergie. "

    PN : "C'est toi qui devrais dépenser ton énergie, regarde-toi ! Moi, je cours, môa ! Petit personnage, va !" 

    Moi : "Je note, dénigrement et attaques sur le physique."

    PN : "Tu peux toujours noter. Essaie de prouver ! Je te défie de prouver que 'petit personnage' c'est du dénigrement. Ca ne passera jamais, tu peux toujours courir !"

    Je me tais, sur ce point, il a gagné. Il sait que je ne pourrai jamais prouver les violences psychologiques qu'il me fait subir.

    PN : "Tu te crois dans ton bon droit ! Tu fais du déni ! Je me ferai un malin plaisir de démontrer durant l'audience de quelle maladie mentale tu souffres."

     

    Jipé et Anne

    Puis PN rempile avec quelqu'un d'autre. Il court tous les week-end avec Jipé, le diretceur de banque, il a encore couru avec lui ce matin. Je n'ai jamais évoqué avec Jipé mes problèmes avec PN, c'est son copain. Anne sa femme est au courant de difficultés depuis 2008. Ell-même avait divorcé d'un mari violent dont elle avait deux enfants. Elle m'avait raconté comment elle avait fait pour se sauver. Travaillant à Paris et habitant en banlieue, elle a suggéré à son mari de prendre un deuxième appartement à Paris, ce qui faciliterait les trajets. Je ne sais pas où elle habitait exactement, mais elle avait profité d'un énième épisode violent pour le mettre à la porte et se séparer. Jipé est le directeur de la banque qui avait financé cet achat.

    La dernière fois que j'avais rencontré Anne, c'était le 29/06/11 à la journée portes ouvertes du collège. Je lui avais annoncé que j'allais partir, que PN était trop violent, que ce n'était plus supportable.

    PN : "Et qu'est-ce que t'es allée raconter à Jipé et Anne ? Parce que t'as parlé à Jipé et Anne, n'est-ce pas ? Alors, qu'est-ce que tu leur as dit ?"

    Moi : "Oui j'ai parlé à Anne. Et il m'arrive de parler à Jipé. Qu'est-ce que ça peut te faire ?"

    PN : "Tu leur as dit quoi ? Parce que Jipé m'a tout répété. Tu dois assumer ce que tu leur as dit."

    Moi : "Si tu sais tout, alors je n'ai pas besoin de rapporter !"

    PN : "Je veux juste que tu assumes ce que tu as dit ! Je veux l'entendre de ta bouche ! Tu leur as dit quoi ?"

    Moi : "..."

    PN : "T'as raconté quoi à Anne et Jipé ? hein ! Répond ! Répond-moi ! Pleurnicheuse ! Tu vas me répéter ce que tu leur as dit, devant eux !"

    Moi : "OK, eh bien, on va les appeler. Allez, convoque-les ! Qu'ils viennenet tout de suite ! On va parler à quatre. Je répèterai exactement ce que j'ai dit."

    PN : "Elle est même pas capable d'assumer ce qu'elle a dit ! Hein ? je me souviens parfaitement ; tu es rentrée et tu m'as dit :j'ai parlé à Jipé et à Anne, je leur ai tout raconté. Qu'est-ce que tu as dit ?"

    Moi : "Tu m'emmerdes. T'as peur de quoi ?"

    PN : Ahhhhhh ! Ben voilà ! Dès qu'on passe aux choses sérieuses,elle se dédit ! Elle est fuyante ! Tu vas voir, je vais pas te rater. Ils vont venir avec moi au tribunal ! Puisque tu ne veux pas me parler, on va parler devant qui de droit !

    PN : "Ils vont venir avec moi au tribunal ! Et puis il y aura pleins d'autre monde aussi ! Ils seront tous derrière moi. Et toi, t'auraus que ta famille, tes affidés ! ha ha ha !"

    Moi : "Ah bon ? Mais je divorce de qui ? D'anne et Jipé ? Qu'est-ce qu'ils viendront faire au tribunal ?"

     

    La conversation s'éternise sur Anne et Jipé. Je décide de contre-attaquer.

    Moi : "Mais, ne t'inquiète pas, je n'ai pas parlé qu'à Anne et Jipé. J'ai parlé à beaucoup d'autres personnes. Mais toi aussi, tu as parlé à mes amies, hein ? Inge ? Tu l'as vue à Intermarché, elle m'a tout raconté, t'ar pleurniché ? Et ma copien d'enfance, Pati aussi ! Tu lui a téléphoné et tu as pleurniché !"

    Je vois que PN est interdit.

    PN : "Oui, mais Pati, elle est intelligente, elle ! Elle sait prendre du recul ! Elle ne prend pas parti !"

    Moi : "Et tu te souviens comment tu l'as reçue quand elle est venu à la maison la semaine denrière ? Tu ne l'as même pas saluée. Tu lui as dit :'Il ne manquait plus que ça !"

    Après PN me couvre d'insultes. J'en ai enregistré une partie.

    "Tu es un petit personnage ! Petit personnage va ! Tu est paranoïaque ! Tu sens les égoûts, les enfants, le fond de votre mère sent les égoûts, la catacombe de Paris ! Tu es un petit personnage, mais tu es nocive ! Oui, tu es nocive !"

    Je lui réponds, comme le psy m'avait conseillé.

    Moi : C'est toi qui es paranoïaque. Mais je ne te veux rien."

    Sur ce, PN s'esclaffe d'un bruit de tonnerre. Il ouvre ses deux bras et tape dans le dos des Jumeaux qui sont en train de manger : "QUOOOOOOI ? Ha ha ha ! Vous entendez, les enfants ? Ha ha ha ! C'est la meilleure, ça !"

     

     

    (A suivre)

     

     

     

     

     

  • J-12

    Vendredi 16/12/11

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    L'image est ironique, évidemment.

    On l'aura compris depuis un bout de temps, les fins de semaines sont difficiles pour moi. En raison de l'alcool que PN (mon mari appelé Pervers narcissique) s'enfile.


    La journée

    Ce matin, pas d'attaque particulière de PN. C'est rare.

    Au boulot, je vide mes tiroirs, termine mes dossiers. Je rencontre un gros problème, mais qui, comparé à ma vie actuelle, ne prend pas tant d'ampleur pour moi. En effet, j'ai été reçue première à mon concours, mais je ne peux pas être nommée car cela empêcherait mon détachement, donc mon départ pour la formation à Rennes. La nomination risque d'être reportée. Ca veut dire aussi que je ne toucherai pas tout de suite le salaire attaché à ce grade !

    Je rentre tôt du boulot pour emmener l'Aînée chez l'orthodontiste. Ensuite elle me demande de la déposer chez sa copine chez qui elle a déjà passé une heure. Je le fais à contre-coeur car j'aimerais qu'elle ne sorte pas autant.

     

    Le soir - Le restaurant

    Ce soir j'avais prévu un dîner "d'au revoir" au restaurant marocain avec mes copines de la clique, c'est-à-dire les parents des copains des jumeaux. Nous nous sommes liés d'amitié au fil du temps et faisions plus ou moins régulièrement des apéro/repas tous ensemble. Mes copines, c'est Ca., CP, VP, ID, SD.

    Je n'ai pas averti PN ,mais il doit le savoir. Jumeau passe pour la première fois l'après-midi chez un copain sans m'avoir demandé la permission (il n'avait pas cours). Je ne dis rien, il grandit ce n'est pas la même situation que pour l'Aînée). Jumeau m'apprend qu'en rentrant à 17h30, il a reconnu la voiture de son père garée non loin de chez son copain. A côté se trouve le fameux bistro où PN déjeune tous les vendredi avec IR et Pa., le mari de Ca. Il me dit qu'il a aussi vu la voiture de Pa. (immatriculation belge). Je n'ai plus de doute à avoir, les deux compères sont en train de s'enfiler des bières.e moquer de mon dîner qui tombe à l'eau.

    Entretemps, mon dîner doit être reporté car une copine n'est pas dispo, deux autres nous rejoignent pour le dessert et une autre a fait un malaise dans la journée ! Il ne reste que Ca., qui me propose de repousser le repas. Je suis contrariée. Je sais que sa suggestion est sensée, mais je me faisais une joie de sortir. Et en plus, je sais que PN, qui l'aura su pas Pa., ne va pas se gêner pour se moquer de mon dîner qui tombe à l'eau. Je dis à Ca. que je risque d'être occupée après, alors elle me propose de venir m'aider à faire mes cartons ou d'aller pour moi auprès des administrations.

    Je me rends compte alors que je réagis ENCORE vis-à-vis de PN, que j'anticipe ses paroles, ses moqueries, ses réactions. Ce n'est pas bon, ça. Allez, il faut que je me reprenne et que j'assure.

    PN est sorti faire des courses à Intermarché (c'est le week-end, il lui faut ses bouteilles de vin), mais il rentre très vite. je dois téléphoner discrètement à au restaurant pour décommander et aux copines restantes pour annuler la soirée.

    PN me dit : "Alors comme ça, tu va au restaurant ce soir !"

    Je ne réponds pas.

    Il semble de bonne humeur, parle beaucoup avec l'Aînée à propos de son stage dans son entreprise allemande, raconte des anecdotes sur ses collègues ou bien se tord de rire sur une assistante qui, à 34 ans, a 15 ans d'âge mental. puis il finit par se moquer de sa propre fille sur son immaturité et sa "dégénérescence". Dix fois, j'aurais pu ironiser sur ses rapports avec ses assistantes, mais je n'en ai rien fait. Je reste muette comme d'habitude.

    Je suis dans le salon devant les infos avec les jumeaux. PN arrive et me demande d'augmenter le son.

    PN : "Met plus fort, Lola."

    Ô surprise ! Il parle normalement !!!!!!!!!!! Il prononce mon prénom avec une voix presque douce ! Tellement que j'en suis presque émue ! Normalité ! Ton neutre ! C'est rarissime !!! Ca doit faire un an !

    Puis PN me voit bâiller et me le fait remarquer : "Tu bâilles ! Eh ben dis donc !"

    Mais je ne perçois aps cette fois-ci l'ironie ni la méchanceté.

    Mais je ne suis pas dupe et je sais bien que cela ne va pas durer. Surtout qu'après le bar, il ouvre une bouteille de vin rouge ! Et comme tous les vendredi soir, il fait le tour des popotes par téléphone. J'entends qu'il parle avec Moulp. Il lui raconte le stage de l'Aînée, le repas avec Jumeau sur la péniche de MDK, le déjeûner avec l'Aînée au restaurant de MDK, la mort de sa nièce, la politique, la prison pour Chirac, et il termine par "Va fourrer ta chatte !" avant de raccrocher.

    Les enfants finissent par avoir faim. Je réchauffe les plats. PN demande : "Quand est-ce que tu te casses au resto ? Y a Ca. qui t'attend !" Je sers tout le monde, mais n'ai pas envie de m'attabler avec PN. Je prends un temps fou pour réchauffer les assiettes au micro-onde et fais mine de plier du linge pendant que tous mangent. Puis je me mets à table.

    PN : Tu manges là ? Tu vas pas au resto ?

    Moi : "Non, c'est annulé. CP ne se sentait pas bien."

    PN : Ha ha ha ! Ô, c'est un boulet (son mari), mais CP, c'est encore pire.

    CP est une bonne amie à moi, son fils un des meilleurs amis de Jumeau depuis 7 ans et sa fille une des meilleures amies de l'Aînée depuis 7 ans aussi.

    Quelques attaques de PN. Je reste un peu à table, mais pars très vite dans ma chambre pour ne plus le subir.

     

    La copine de l'Aînée

    L'Aînée négociait vers 19 heures avec son père par SMS la venue de sa copine L. pour dormir à la maison, coyant que j'étais déjà au restaurant. PN l'avait rappelée devant moi en lui disant qu'il n'y avait aucun problème. PN était particulièrement gentil avec l'Aînée. Lacopine L. débarque vers 20h30 alors que nous avions déjà fini de dîner. Je demande à l'Aînée de réchauffer une assiette pour sa copine.

    Je reste jusque 22 heures avec Jumelle dans ma chambre et suis étonnée que les filles ne nous aient toujours pas rejointes car elles prenaient ma chambre. J'avais entendu PN adresser la parole à L., il doit faire son numéro de gentil Papa.

    Quand je sors de ma chambre pour aller voir ce que font les filles, elles sont dans le bureau devant faicebouk tandis que PN est dans la cuisine à téléphoner aux amis allemands. Une bouteille de vin blanc est débouchée. La musique est à fond. Je rejoins les filles.

    PN m'agresse. Il est bourré. Il me suit et ouvre très grand leur porte en me disant : "Tu voulais faire un effet théâtral, eh bien voilà, tu es servie !"

    Moi : Laissse-moi, je vais leur parler, c'est tout.

    Il me suit en m'agressant. Je lui dis de nous lâcher.

    L'Aînée crie à son père : "Mais sors ! Laisse-nous ! Fous-lui la paix !" La copine se tait.

    Il sort et revient aussitôt :

    "Dis-donc Lola, tu connais Taxi Girl ? Ca passe à la radio, là ! Comment , tu connais pas ? Avec Daniel Darc ! Mais c'est ton époque !"

    Il vient me donner des tapes fortes dans le dos : "Alors ? On ne connaît pas ses classiques ?"

    Moi : "Ne me tape pas dans le dos comme ça ! Il y a des témoins, là !"

    PN : "Va téléphoner à la police !"

    PN sait très bien que tant qu'il n'y a pas de coups, je ne peux rien faire contre lui !

    PN : "Tu ne trouves pas ça drôle, Lola ? Lu vas aller vivre en Bretgane ! Dans ma région ! La boucle est bouclée. Tu vas rencontrer un Breton et vivre avec lui."

    PN sort enfin. Je questionne l'Aïnée sur ce qu'ils ont fait pendant que je n'étais pas là. L'Aïnée ne veut pas me répondre, dit qu'elle n'a pas à être au mileu et à répéter ce que dit l'un sur l'autre. Elle agit comme ça depuis les conseils de la brigadier-chef lors de la confrontation au commissariat en septembre dernier.

    Elle finit par me dire que PN les a collées. Qu'il lui a demandé pourquoi mon diner était annulé. Qu'en fait Ca. et les autres copines ne voulaient pas me voir. Puis qu'il m'a traitée de niaqwé, en imitant l'accent chin'toc. Alors L. la copine me révèle :

    L. : Oh ! Et il vous a aussi traîtée de ... Oh non, ça me gêne. Je n'ose pas le dire !

    Après de longues tergiversations, elle dit : "Je ne me souviens plus. C'était connasse je crois."

    PN revient encore. Dit encore des inepties aggressives. Il a le regard flou. Les paroles molles mais menaçantes et méchantes. Il se tient en titubant de façon juste perceptible. Quelle décadence.

    Je monte dans la salle de bains. L'Aînée et sa copine montent. J'ai des échanges houleux avec ma fille qui se montre arrogante et insolente. Devant ses copines, elle aime montrer qu'elle me /nous tient tête. Je lui demande de ne pas crier pour me parler. Peu après elle vient quand même s'excuser.

     

    La perversion

    En bas, PN a mis la musique encore plus fort. Il est 23 heures. Il s'engueule avec Jumeau. Je ne sais aps ce quil lui reproche, mais en même temps, c'est comme un jeu entre eux. Jumeau crie contre son père mais en rigolant une fois sur deux. Je trouve ça assez malsain. Depuis longtemps, PN joue ainsi avec Jumeai qui est trop jeune pour s'en rendre compte. Il le gronde pour de rire. Il lui dit : "t'es un p'tit con. t'es nul. t'es qu'une lopette !" tout cela sur le ton de la plaisanterie. Mais on sait bien que les paroles - et leurs SENS - sont transmises quand même !!! Même insconcienmment.

     

    Les enfants le week-end

    Cela me fait très peur. D'autant plus qu'à table, PN a dit qu'il allait être à Rennes pour son boulot le 6 janvier 2012. Il m'a demandé notre adresse.

    PN : "C'est b-combien de mètres carrés déj, votre studio  ? 17 m2 ? 20 m2 ?"

    Moi : "5 m2."

    PN : "J'irai vous vois les enfants. Et puis les 13 janvier, 27 janvier et ainsi de suite, votre mère vous mettra au train et je vous récupérerai à Roissy pour le week-end."

    Cela me fait très peur. Je ne veux pas cela ! PN va les détruire. Le week-end, PN va se saoûler, et comment va-t-il traiter ses enfants ? Non, ce n'est pas possible ! Ils ne seront pas en sécurité.

     

     

     

     

     

  • J-13 (Peurs)

    Jeudi 15/12/11

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    C'est un peu gore. Mais ma vie n'est-elle pas de cet ordre là ?

    Parfois, j'ai envie de me dire : "Pince-moi, je rêve !" ou plutôt, je cauchemarde ! Comment un être humain peut-il supporter cela (Le psy me pose presque la même question). Comment un être humain tel que PN est-il capable de s'abaisser à de tels comportements ! Je suis abasourdie par la réalité de ma vie. Par l'enfer dans lequel je vis.

    Et pourtant, j'arrive à être encore équilibrée. Quelle traversée ! Souvent je dis que je ne souhaite pas à mon pire ennemi de vivre ce que je vis. C'est de la vraie torture. PN est un - mon - tortionnaire. Je n'exagère pas en disant cela. C'est vraiment terrible.

    Le pire, c'est que je ne le déteste même pas. Je ne le supporte absolument plus, c'est tout. Je ne peux plus le regarder. Le sentir à côté de moi m'irrite. L'entendre, c'est pire !

    Bientôt, je serai loin physiquement. Je pense que cela va être ... bizarre. Mon corps et mon esprit vont devoir s'y habituer. Cela prendra sûrement un certain temps, car je ne vais pas me sentir libérée du jour au lendemain. 18 ans de vie commune, c'est beaucoup quand même. En même temps, je serai tellement occupée par mon installation, mes cours et les cours des enfants que je n'aurai probablement pas le temps de réfléchir. Il va falloir foncer tête baissée.

    Je vois bien que je me projette déjà dans le futur. Je devrais être plus contente que ça. Je devrais entrevoir de la lumière. Mais ce n'est pas le cas. Pourtant je n'ai pas peur de l'avenir. Je n'ai plus peur de grand-chose. Si ce n'est de conduire. Or, comment aller à Rennes si je continue d'avoir peur de conduire. Si j'y allais en train, je serais déjà dans un autre état d'esprit, plus positif, plus léger. Mais avec toutes les affaires que je dois emporter et étant donné que je ferai véritablement ma vie là-bas durant 6 mois, j'aurai besoin de ma voiture. C'est ma dernière peur à affronter.

    Il me reste 15 jours pour la surmonter si je veux aller à Rennes.

    Ma phobie de la voiture est apparue après la naissance de l'Aînée. Elle se manifeste par une tachycardie, des difficultés à respirer, des suées, les mains qui tremblent et l'esprit qui s'embrouille. Une vraie panique. Pourtant j'arrive à conduire dans un rayon de 10 à 15 km et seulement sur des trajets familiers.

    Je ne sais pas comment je vais faire. Mais cette incertitude, par exemple, ne me panique pas.

    J'ai aussi une autre peur, celle du vide. J'ai le vertige. Sur un ponton à 1m50 du sol en Bretagne ou en montagne dans les Pyrénées l'été dernier, je ressens la même panique. Je crois que ce sont-là mes deux seules peurs.

     

  • J-14 (violence psychologique-morceaux choisis #9)

    Mercredi 14/12/11

    Violences psychologiques - Morceaux choisis #9


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    J-14

    1/

    Aujourd'hui je ne travaille pas. Ca tombe bien, je suis malade, un gros rhume. Je prends des médicaments et suis plutôt groggy. En plus le soir, je reviens d'une séance de psy au cours de laquelle j'ai pleuré à gros sanglots. Je dois avoir une sale tête.

    Quand j'arrive à la maison, PN (mon mari appelé Pervers narcissique) attaque vite :

    "Ben, t'en fais une tête ! Faut pas ! La vie est belle ! Allez, souris !"

    Il étire sa bouche - qu'il a grande - jusqu'au oreilles en me regardant.

    Moi : "N'importe quoi."

    Quelques minutes plus tard, PN râle à grands cris car il a trouvé un verre de lait que j'avais oublié depuis le matin dans le micro-onde. Je tiens ma revanche :

    Moi : "Ben alors, faut pas crier comme ça ? Faut rester calme ! La vie est belle !"

    Pour une fois, c'est lui qui ne dit rien. Il doit être vexé.

     

    2/

    PN a dîné avant nous. Pendant que nous mangeons, il rince le filtre de l'aspitateur. C'est sa grande passion, l'aspirateur, il est capable de passer l'aspi à 7h du matin ou le soir en rentrant du travail, en costume, à peine la porté passée ! Puis il trouve quelquechose de coincé dans le tube, il le retire et découvre que c'est un slip. C'est ce qu'il dit en tout cas.

    PN : Tiens ! Un slip ! C'est pas celui de Jumeau, il est trop grand. C'est pas le mien non plus. Ca doit être à votre mère."

    Il le rince à l'évier et l'emmène dans le garage en disant :

    "Il va y avoir des cystites solitaires en Bretagne !"

    Je ne relève évidemment pas.

     

    3/

    Je me trouve devant le lave-vaisselle. PN veut jeter quelquechose à la poubelle. Il s'approche à 10 cm de moi et dit :

    "Hum ! Ca pue ici !"

    Personne ne dit rien. PN rajoute : "Ben oui, quoi ! C'est la poubelle qui pue !"

    C'est affligeant et d'un niveau plus bas que terre. J'aimerais que les gens qui le fréquentent, que ses collègues entendent cela. Et voient l'autre versant du personnage.

    Je m'aperçois que j'éprouve de la colère contre IR. Comment a-t-elle pu être mon amie, savoir tous ces paroles et gestes de PN et me trahir et aller vers lui ? Quelle est sa motivation ? C'est un mystère.

     

  • J-15

    Mardi 13/12/11

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    J'aimais bien les 2 images.

    Bon, je suis désolée d'écrire mes notes dans tous les sens avec des séances de rattrapage. En même temps, je crains qu'une fois à Rennes, je ne pourrais bien ne déposer que deux mots par semaine !!!

    Au boulot, ça sent vraiment le départ. J'ai envoyé par e-mail mes invitations à mon pot de départ fixé le 20/12/11, mon dernier jour de travail. Je range mes dossiers et mon bureau jonché de documents. J'essaie de clôturer les derniers dossiers en attente. Je rédige les transmissions à ma remplaçante. Je fais beaucoup d'heures supplémentaires, j'aurais pu rentrer tôt ce soir retrouver mes petits, mais j'avais encore des points à voir avec le chef.

    chauffage soufflant.jpg

    Arrivée à la maison, je fais une soupe de cresson maison. L'Aînée est dans ma chambre à surfer sur Internet. Elle était aujourd'hui en clientèle avec PN pour son stage de 3ème. A un moment, PN la cherche. Il se dirige vers ma chambre, y pénètre. Quand il en ressort et rejoint la cuisine, il me crie :

    "T'as acheté un chauffage Calor pour te chauffer dans ta chambre ! C'est un truc qui chauffe pas et qui consomme de l'électricté ! Tu vas me rendre le chéquier maintenant ! Ca suffit maintenant. Tu as déposé 6 fois 150 €, ce qui fait 900 € ! Espèce de radine ! T'arrêtes maintenant, tu as dépensé allègrement sur le compte-joint."

    Moi : "Si tu veux, j'en parlerais avec ton avocate."

    PN : "Ouais, c'est ça ! Tu peux prendre tous les avocats du coin ! Prépare-toi ! Les choses sérieuses vont commencer. On va tout mettre à plat."

    Moi : "OK. On va voir ça avec ton avocate. Tu comptes ne pas subvenir aux besoins des enfants ?"

    PN : "Quoi ? Va prouver que je laisse les enfants mourir de faim !"

    De fait, PN, qui gagne 3 fois mon salaire, n'alimente plus le compte-joint et me demande de lui restituer le chéquier qui est à nos deux noms. Au commissariat, un policier appelait cela de la privation ou rétorsion financière au sein du couple, cela constitue une violence psychologique. Même si je suis inquiète sur mes capacités financières à subvenir à nos besoins à Rennes, je ne vais pas plus loin dans la discussion avec PN, car je pense qu'il n'est pas possible de discuter. J'attendrai de passer au tribunal et la décision du juge.


    chequier.jpgJe ne lui rends pas le chéquier inscrit aux deux noms. J'ai payé le dentiste et une ou deux courses de 30 € avec. En même temps, je ne vois pas ce que j'ai dépensé puisque le compte est à moins 1200 € ce mois-ci. De plus j'ai vu que PN payait son avocate sur ce compte.

    Il sort chercher Jumeau au foot. Je suis énervée. Je mets la table et demande aux filles de venir manger en les houspillant. On commence à manger avant qu'il ne rentre. J'avale ma soupe à toute vitesse. A table, il dit aux enfants quelquechose qui n'a pas de lien avec ses paroles précédentes : "Votre mère peut prendre tous les Maîtres Lombard qu'elle veut. Maintenant avant de parler, il faut qu'elle en réfère à son avocat ! Je vous préviens l'été prochain, on passera les vacances dans le Finistère, dans la maison de MDK !". PN peut faire ses effets d'annonce, il avait promis aux enfants de les emmener l'été dernier au Canada chez son cousin, cela ne s'est jamais fait. Je reste silencieuse, je regarde dans le vide. Il doit voir que je n'ai pas d'assurance. Je finis vite et sors de table, laissant les enfants finir le repas tout seuls. Je vais littéralement me terrer dans ma chambre. VDM.

     

    La collègue

    Aujourd'hui, je suis passée voir quelques collègues d'un autre service. L'une d'elle, Nad, fraîchement recrutée, est divorcée. J'avais très vite et sans savoir pourquoi, eu des atomes crochus avec elle. Nous parlions quelques fois (rarement) de nos divorces respectifs, passé et en cours, avec la nette impression de nous comprendre. Elle m'a demandé de lui laisser mes coordonnées et qu'elle irait volontiers me rendre visite à Rennes avec ses filles durant les vacances scolaires. J'étais assez surprise de cet élan d'amitié. Aujourd'hui elle m'a parlé de son ex-mari, qui la dénigrait puis l'enfonçait et la menaçait, exactement comme PN le fait avec moi. Ca commence avec des remarques sur le physique, si bien qu'elle a fait une lipectomie abdominale après ses grossesses. Elle me dit avoir lu en large et en travers le livre Harcèlement Moral de Marie-France HIRIGOYEN, et qu'elle a retrouvé le profil de son ex-mari dans les nombreux cas présentés. Tout comme moi ! Elle me dit qu'à l'inverse de moi, elle ne s'est pas fait soutenir par un psy et qu'elle a été détruite. Aujourd'hui encore, elle manque d'estime de soi, alors que c'est une belle femme, intelligente.

    C'est étrange, comme en si peu de temps, je me retrouve entourée de femmes qui vivent une situation proche de la mienne. Il y a eu Roz, CK, puis Ollie, puis maintenant Nad.

     

    La communauté

    spiritualité.jpgIl y a quelques mois, une camarade de ma formation s'était prise d'amitié pour moi et avait décidé de me téléphoner une fois par semaine car elle craignait pour ma sécurité physique étant donné la violence dans laquelle j'évoluais. Elle s'appelle Véro. Véro me dit que parfois les gens qui se ressemblent commencent à se retrouver, à se rassembler. Effectivement, j'ai retrouvé un vieil ami qui est plongé dans le développement personnel et manifeste une quête de spiritualité. Tout comme CK et aussi Ode, une amie divorcée depuis 3 ans et qui a déménagé dans le Sud. Nous échangeons et découvrons que "Les 4 Accords Toltèques" de Don Miguel RUIZ sont notre livre de chevet, tout comme d'autre livres sur la Pensée positive (Le Secret de Rhonda BYRNE, La Méthode Coué, Le Livre des Coïncidences de Deepak CHOPRA, la Visualisation Créatrice de Shakti GAWAIN, et bien d'autres encore).

    J'aime cette petite communauté qui se met en place timidement. Et aussi, je souris en mon fort intérieur quand PN ne cesse de me répéter que je suis seule et isolée et abandonnée de tous.

     

  • J-16

    Lundi 12/12/11

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    Hier, lors de la soirée avec mes amies d'enfance Pati et Fati, nous parlions de nos histoires conjugales. Pati me révèle que dès 1999, à la crémaillère de Fati, elle avait remarqué quelquechose qui l'avait profondément choquée. J'avais alors 29 ans et PN 32.

    PN et moi étions à cette crémaillère en compagnie de l'Aînée qui avait 18 mois. Pati me raconte que nous mangions tous des crêpes à la Chantilly au dessert et que tout le monde se resservait. J'attrapai ma deuxième crêpe. Au milieu des conversations et des rires, Pati nous observe PN et moi. Pati me relate que le regard dur et condescendant de PN me regardant manger, lui avait glacé le sang. Il m'avait fait remarquer qu'avec mon poids, je n'avais pas besoin d'en reprendre. Elle raconte que j'avais été manifestement peinée, mais que je m'en étais sortie avec une pirouette en rigolant car il y avait du monde.

    Je ne me souviens pas de cet épidsode. Pati m'a dit qu'à ce moment précis, elle savait que cela n'irait pas entre nous deux. Elle-même est issue d'une famille où le père brimait la mère, c'est la raison pour laquelle elle esr assez sensible aux violences.

     

     

     

     

  • J-18 / J-17

     

    Samedi 10/12/11

    J-18

     

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    Le SMS d'Ollie

    Samedi, matinée tranquille et sans stress.

    Le matin, alors que je paresse encore au lit, je reçois un SMS d'Ollie. Je lui avais mis un texto la veille pour lui dire que je passerai la voir dès que je pourrai, qu'elle doit tenir bon et qu'elle méritait une vie heureuse. Voici ce qu'elle me répond :

    "Merci Lola, j'ai bcp d'amitié pour toi, je serai tjrs là pour toi. L'écoute et l'ouverture d'esprit et l'intelligence et l'énorme générosité et le courage font partie de ta personalité. C'est pour cela que quand tu passes dans la vie de quelqu'un, c'est plus possible de t'oublier. Tu laisses une trace, c'est pour toutes ces raisons et encore pleins d'autres que tu es une amie. Bisous fort. Ollie"

    Je suis très touchée. Je ne sais pas quoi penser. L'aide aux autres est tellement normal pour moi. Au début, cela a été d'abord une impulsion, puis un but et enfin une norme. Ollie est une femme blessée et en souffrance. Je dois faire quelquechoses pour elle, même s'il lui faut beaucoup de temps. Elle passera par les 5 phases du deuil de sa relation avec son mari :

    1. le déni
    2. la révolte
    3. le marchandage
    4. la dépression et
    5. l'acceptation

    Mon principe de vie est la bienveillance et l'honnêteté. Comment PN peut-il être convaincu du contraire et me traiter de tordue, de manipulatrice ! Je me souviens qu'au cours de la confrontation au commissariat, j'avais énoncé les mots "honnêteté intellectuelle" en parlant de moi. Sur ce, PN a regardé la brigadier-chef d'un air entendu, comme s'ils venaient d'en parler tous les deux. J'ignore ce qu'ils se sont dit, mais j'ai ma conscience pour moi. Je suis tranquille à ce niveau-là.

     

    La matinée

    L'Ainée et sa copine L. préparent leurs tenues car le soir elle vont à une fête d'anniversaire et l'Aînée dormira chez son amie. Jumeau ira au foot à 13h15. L'après-midi Jumelle fait ses devoirs, moi, je bouine un peu. Vers 16h nous allons toutes les deux au marché de Noël des créateurs, où nous passons un bon moment à découvrir de beaux objets. Nous y croisons mon amie CQ, une relaxologue dont les conseils et suggestions de lecture m'aident beaucoup.

    J'avais reçu le matin un SMS de mon amie d'enfance Fati pour me donner ses disponibilités pour une soirée avant que je parte et que notre amie commune Pati ne s'envole en vacances vers la Réunion mi-décembre. Finalement, nous n'irons pas au restaurant, et profiterons de l'absence de PN pour faire une pizza-party à la maison ce soir-même.

     A la sortie du salon des créateurs, je vais faire quelques courses avec Jumelle et nous irons chercher les pizzas bien chaudes. Pati me SMSe, elles partent juste, il y a des bouchons, ça me laisse un peu de temps. Si elle arrivent avant moi, il y aura toujours Jumeau qui sera déjà rentré du foot.


    La soirée

    J'attends que les pizzas sortent du four, quand Fati me téléphone. Elle est garée devant ma maison :

    "Il y a ton mari à la maison. "

    Malheur ! PN n'avait pas voulu me donner sa date de retour de séminaire, et voilà qu'il se pointe !

    Fati rajoute : "La voiture est là et je l'ai vu secouer le tapis devant ton entrée !" . Fati me dit qu'elles vont attendre dans la voiture que j'arrive.

    Je ne sais pas quoi faire. Je demande au pizzaiolo si c'est le même prix quand on mange sur place et à quelle heure il ferme. Mais, non, on ne va pas manger là, ce n'est pas convivial, il y a deux tables dans un décor glacial, j'ai pris des apéritifs, de quoi faire une salade composée, et on ne va pas rester là avec les enfants quand même !

    pizza.jpg

    Quand je vais payer, le pizzaiolo qui a entendu toute la conversation, me demande si tout va bien.

    Moi : "Je l'espère, j'ai convié mes amies à dîner et il y a un invité surprise."

    Le pizzaiolo : "Alors, j'espère qu'il va partir vite."

    Moi : "Hélas, non. Il habite là. C'est mon mari !"

    Le pizzaiolo : "..."

     

    J'arrive à la maison, mes copines sont garées derrière la voiture de PN, nous nous embrassons. Elles sont un peu gênées, je suis embêtée. nous nous disons que si PN fait des histoires, nous irons boire un verre en ville.

    Nous entrons.PN est en pyjama (vieux jogging et vieux T-Shirt). Il passe de la cuisine vers le salon et me voit suivie de Pati (à qui il avait téléphoné il y a un mois pour se plaindre de moi).

    PN, d'une voix forte et coléreuse : "Eh ben, il manquait plus que ça !!!"

    Il va dans le salon et continue de crier : "Si seulement je pouvait me barrer dans 3 jours, je le ferais tout de suite !"

    Il ferme la porte entre la cuisine et le salon. Il ne daigne pas saluer mes amies d'enfance, lesquelles sont venues à notre mariage et inversement.

    Nous posons les victuailles sur la table, je sors les verres et les assiettes. Nous nous regardons avec des yeux interrogateurs. On parle bas. Je dis : "On fait comme si de rien n'était. On ne s'occupe pas de lui !" Nous mangerons dans ma grande cuisine.

    Je sers le whisky-coca, le rosé, les jus de fruits. L'atmosphère se détend, on rigole fort. On mange la pizza chaude. Effectivement on finit par oublier PN qui ne montre pas le bout de son nez. J'avais passé la tête dans le salon pour faire un bisou à Jumeau et lui dire de venir saluer mes copines.

    PN crie : "Si elle n'était pas là, l'autre, je serai venu tenir compagnie à ses copines ! Mais là, non !"

    Les enfants grignotent, passent et repassent. Font des barbapapas avec notre nouvelle machine. Puis un moment, Jumelle m'informe que leur père est monté se coucher il y a un moment déjà, sans que l'on s'en aperçoive.

    Nous passons une très bonne soirée à rire et à discuter ! Je crois que l'on se parle comme on ne s'est jamais parlées. Soirée réussie.

     

    Dimanche 11/12/11

    J-17

    J-17.jpg

    "When I was seventeen"

     

    Mes amies d'enfance Fati et Pati partent à 2h30 du matin. Je range un peu et vais me coucher. Finalement je ne m'endors que vers 4h. Je me lève à midi et prends mon petit-déjeuner.

    PN (mon mari appelé Pervers narcissique) est dans la maison, il dit tout haut qu'il a bien couru ce matin, puis il enfile son blouson et s'en va en voiture. Je suppose qu'il se rend au déjeuner dominical chez IR. Dans l'après-midi j'ai vu à plusieurs reprises une voiture grise passer dans la rue et je stressais qu'il ne rentre déjà. Il est finalement rentré vers 18h.

     

    PN à Jumeau dans la salon tandis que je prépare le repas dans la cuisine :

    "Ferme la porte, que ça fasse au moins une frontière avec ta mère."

     

     

     

     

     

  • J-19

    Vendredi 9/12/11

    J-19.jpg

    Le temps passe si vite ! Je n'ai même pas le temps d'écrire un note juste avec la date.

    .......................................................

    Bon, je rattrape mon retard.

    Vendredi, je passe une journée de travail intense. Ma chef a décidé de se présenter à la tête d'une instance importante de sa profession. Nous disposons de la journée pour faire des courriers à ses pairs et en particulier une lettre d'intention à ses électeurs. Elle devait me dicter cette dernière par téléphone. Finalement, elle me donne l'ossature de la lettre et des mots-clés. A moi de me débrouiller. Je lui rédige une première version qu'elle trouve pas mal, elle la fait relire à un collègue, me fait retirer un petit paragraphe et modifier deux mots, et c'est emballé. J'envoie le courrier aux électeurs et quitte mon bureau à 18h30. J'ai envie de rentrer à la maison retrouver mes enfants ! Plus tard, ma supérieur m'enverra un texto de remerciement.

    Le soir, comme PN n'est pas là, je suggère à l'Aînée d'inviter sa meilleure amie à dormir à la maison. Le soir, je reçois un SMS de ma copine d'enfance Fati qui me relance pour organiser une soirée avant mon départ.

  • J-20

    Jeudi 8/12/11

     

    J-20.jpg

    Le jeudi matin, au petit-déjeuner, comme a son habitude, PN ne donne pas d'information claire, il laisse passer des mini-infos. Il parle tout seul : "Chouette ! Je vais prendre le train à 16h".

    Je fais le repprochement avec sa conversation la veille auparavant avec l'Aînée, où ils parlaient du Stollenkuchen. J'y reviendrai, à ce Stollenkuchen. C'est un gâteau allemand que l'on mange particulièrement à Noël.

    Je me rapelle que PN avait un séminaire de plusieurs jours en décembre au siège de sa société en Allemagne. Je lui demande ses dates. Il refuse de me répondre.

    PN : Ca ne te regarde pas !

    En fait, je veux savoir combien de jours je vais être tranquille, sans lui. Je veux connaître le temps où je pourrai savourer le fait dêtre moi-même, sans une présence oppressante.

    Moi : C'est pour pouvoir m'organiser avec les enfants.

    PN : Que je sois là ou pas, ça ne change rien. Jumeau ira tout seul au foot samedi.

    Moi : Si tu ne veux pas communiquer tes dates, je vais téléphoner à ta boîte.

    PN : T'as qu'à faire comme si j'étais pas là !"

    PN fait de la rétention d'information ! Je sais bien que rien ne va plus entre nous mais il habite encore ici. Ca m'agace.

    Dans la journée, je reçois un SMS de PN :

    "Merci pour mes vêtements mouillés et en boule sur le congélateur. Qd je sors le linge, j'ai au moins la décence de ne pas trier. Cet acte, comme d'autres résume parfaitement ta petite personne. C'est méprisable."

    La veille, j'avais étendu le linge, mais en attrapant les vêtements de PN, rien que le fait de les toucher me dégoûtait. Je n'ai pas eu la force de les étendre et je les ai posés, étendus, sur le congélateur. Ils n'étaient aucunement en boule. PN aurait pu passer des jours sans le voir, mais il préparait sa valise pour l'Allemagne et devait avoir besoin de chemises.

    Nous échangeons par SMS des amabilités.

    Moi : "Veux-tu qu'on parle des insultes que tu me dis constamment, voire que tu me hurles, telles que connasse, poufiasse, machin de pisse à la riae, etc ? Il va falloir arrêter tout ça, tu ne crois pas ?"

    PN  (je recopie le SMS tel quel) : "Constamment ?? Plus c'est gros, plkus tu crois que ça va passer.. Sois aussi un pe lucide sur ton propre comportement vis vis des gens en général. Insultes que tu n'as jamais proférées évidemment. Toi petite sainte franche du collier. Arretes de prendre les gens pour des cons, ce sera un bon début. Tu es vraiment un petit personnage paranoïaque et sans grd intérêt, je crois que de + en plus de gens s'en rendront compte tout naturellement.."

    Moi : "L'avis des gens m'importe peu, contrairement à toi. Au fait, il faut ke je me renseigne sur ton emloi du temps pour l'organisation."

     PN : "Je sais simplement ce que amitie veut dire sans etre interresse."

     PN : "Sinon n't occupes pas de moi"

    Je suis au bureau, il est 13h. Ses paroles m'énervent, il est toujours persuadé d'être une victime. Il ne parviendra jamais à la raison. Le fait d'écrire un si long SMS sur son Blackberry avec ses gros doigts suppose qu'il devait être bien énervé. Rien ne va changer, ça me gave.

     

    jeux à gratter.jpgLorsque je vais déjeuner, une collègue m'arrête dans les couloirs et me prend à part. Elle me tend un liasse de cartes à gratter ! C'est Ally, la femme de ménage avec Coline sa collègue. Elles se sont associées pour me donner ce cadeau pour me remercier de ma gentillesse et me souhaiter un bon départ pour Rennes. Je suis émue aux larmes, je les serre très fort contre moi.

    Depuis plusieurs années, dès qu'elles franchissent ma porte pour faire le ménage, je fais une pause et prends de leurs nouvelles, de la petite dernière de l'une, du rôti de dinde de l'autre, s'il était bon, si elle peut me donner la recette, etc. J'avais longuement discuté avec Ally de son échec à un concours et lui donnais des conseils quand elle s'est représentée. Dernièrement, je lui avais donné un sachet de fraises Tagada pour la féliciter de son admissibilité.

    La bassesse et la méchanceté de PN qui me dégoûtaient de la vie, étaient suivies la minute d'après de la gentillesse de mes collègues : cela me redonnait espoir et confiance en la vie !

    J'avais laissé tomber le fait de téléphoner à sa boîte, mais le soir, l'Aînée me rappelle qu'elle commence son stage de 3ème d'une semaine dès lundi prochain. Cela veut dire que si PN est encore à son séminaire, il ne pourra pas conduire l'Aînée à son entreprise à Paris ! L'Aînée va être dans la mouise. Mais je me dis ensuite qu'un séminaire ne durait pas aussi longtemps. Je laisse tomber.

     

    Les profs

    Le soir, les profs de 3è organisent une rencontre parents-professeurs dans les classes, chaque famille attend dans le couloir pour discuter avec chaque prof dans sa salle de classe. L'Aïnée a envie de commencer par les matières où elle obtient de bonnes notes ! Finaude la fille ! Elle veut aller dans la classe de SVT, dont la prof est mon amie Ca. Nous passons devant la salle de cours et apercevons IR et une copine discuter avec Ca. dans sa classe. Décidément, je tombe tout le temps sur elle ! La veille-même, il y avait foule devant le collège, comme il pleuvait fort, tous les parents disponibles venaient chercher leurs enfants en voiture. J'étais bloquée à un feu rouge juste à côté de IR qui était garée ! Grr !

    Lorsque IR et sa copine sortent de la classe, je lui tourne le dos de 3/4 car je discute avec une amie, celle qui avait fait la brocante samedi dernier avec moi. Je vois IR me regarder furtivement et tourner les talons. Je ne peux pas la piffrer. L'Aînée et moi entrons dans la salle de cours. Ca. m'explique que IR n'a rien compris et s'est trompée de jour car sa fille est en 6ème et pour eux, c'est lundi prochain.

    Nous discutons avec Ca. en qualité de prof et aussi d'amie. Ca. félicite l'Aînée pour ses résultats et son attitude dans sa matière. Nous parlons du départ dans un nouveau collège. Puis nous nous donnons RDV pour un dîner entre filles avec les autres copines avant que je parte.

    Nous allons à la rencontre de la prof d'anglais qui me dit que ma fille est l'élément moteur de sa classe, et aussi sa prof de maths qui lui conseille de bien apprendre par coeur ses leçons et lui promet de lui organiser un goûter pour son départ. On ne rencontrera pas les profs des autres matières où l'Aînée péche, hé hé ! Bien joué, la fille. On est crevées, il est déjà 20h passées.

    Dans les couloirs à la recherche des profs des autres matières, je rencontre pleins d'amies ou de connaissances. Je leur annonce mon départ ainsi que mon divorce.

     

    Ollie

    harcèlement moral; violence psychologique; pervers narcissique;L'une de mes connaissance, Ollie en a les larmes aux yeux. Je sais que ce n'est pas par rapport à moi, mais que cela fait écho à sa propre histoire. Elle en est très émue. Je la retrouve plus tard à l'extérieur du collège avec une amie à elle. Elle est encore en larmes, me dit qu'elle est contente pour moi. Au cours de la conversation, je lui demande si les mots "harcèlement moral" lui parlent, elle hoche la tête. Ollie a très peu confiance en elle, cela fait des années que je la soupçonne de subir la même choses que moi, mais je n'ai jamais osé lui en parler, les gens ne font voir finalement que des façades, ouvrir les portes est trop impudique, trop douloureux. J'ai discuté quelques fois avec son mari et j'ai vite vu en filigrane sa façon d'être. Je vais passer chez Ollie avant mon départ et lui offrirai un livre de ma bibliothèque : "Femmes sous emprises, les ressorts dans la violence dans le couple", de Marie-France HIRIGOYEN. J'aimerais lui offrir "Le Harcèlement moral", mais je crains de ne pas pourvoir le commander à temps. Nous discutons quasiment une demi-heure dans le froid (l'Aînée écoute la conversation et raconte même une anedocte relative à sa rupture d'avec son petit copain qui était méchant et intrusif avec elle), nous renontrons à la maison à 20h30.

    Nous dînons assez tard et après le repas, les enfants se précipitent avec moi dans le salon. Nous étalons les jeux à gratter sur la table basse. Ca piaille dans tous les sens : "Maman, je veux gratter ! S'te plaît, s'te plaît ! Encore une autre à gratter ! Et si on gagne 20.000 €, tu arrêtes de travailler, on n'aura pas besoin d'aller à Rennes ? On pourra acheter tout ce qu'on veut ? J'peux en gratter une autre ?" Sur la dizaine de cartes, notre gain total était de 4 €. Nous avons passé une bonne soirée.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Refermer cette porte


    Mardi 6/12/11

    Ces confidences que l'on me fait. Confiance ? Confidences ? Confessions ?

     

    confidence.jpg


    Comme un entonnoir. Avec un trou.

     

    entonnoir.jpg


    Puis je parle des agressions de PN la semaine passée et de ma grande peur à son égard. Pleurs. Fatigue.

    Le psy m'assure que mon attitude est celle qu'il faut adopter face à une personne en crise : ne pas réagir, mais aussi lui assurer que je ne lui veux rien. Car le psy décèle dans son attitude des traits de folie et une forme de paranoïa (quand je lui rapporte les propos de PN : "Je t'exècre, je t'exècre, quand je te vois tu me fais vomir, etc."). Il suggère que je dise à PN de consulter, voire de le consulter éventuellement (Je suis surprise car généralement un psy ne reçoit pas des personnes ayant des liens ensemble.)

     

    paranoïa


    Il me dit de faire attention car je me rends malade (lumbago) à supporter PN, me rapelle qu'il m'avait répété la possibilité que j'avais de partir, c'est-à-dire de quitter la maison, même si le départ pour Rennes était proche. A ce moment-là, j'avais environ 2 mois à supporter. Maintenant il reste 3 semaines et ma capacité d'endurance décroît déjà.

    Le psy me pose une dernière question :

    Pourquoi êtes-vous restée si longtemps avec PN ?

     

    point-d-interrogation-637x0-2.jpg


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    Lundi 28/11/11

    Séance #12


    Maîtresses - Pas de liens trouvés en rapport avec ma relation à PN - secret ? secrétaire ?

    Je ne vois pas. Je n'avance pas - voiture - défis - mais sans enjeux ! Ca ne vaut pas s'il n'y a pas par exemple un objet cher en enjeu.

    Objets.

    Affaires que PN me jette régulièrement - Mon rêve : jeu des 7 différences - Protection des affaires pendant que je serai à Rennes. Bijoux cachés aux douanes VN à 5 ans. Bijoux que je perds - perds-père.

    Remarque du psy sur mon énorme trousseau de clefs. Moi : Mes clefs ... de goeôlière.

    Geôles. Cellule - cellule familiale.

     

    psychanalyse,psychanalyste

     

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    Mardi 22/11/11

    Séance #11


    Parler au psy de mari ou de Marie ? Marie.

    Se taire.

    Jumelle est blonde alors que je suis asiatique. Légende urbaine du bébé échangé.

    Bébé qui ressemble à l'autre. Avoir rencontré l'autre.

    Secret.

    Petit frère. Jumeau.

    Mon histoire m'appartient, pas à Jumelle. Le lui dire. Pour la libérer.

     

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    Mardi 15/11/11

    Séance #10

    Préambule :

    J'avais ces derniers temps accumulé pas mal d'heures supplémentaires. Afin de compenser, je pars plus tôt. Direction le garage pour faire vidanger ma voiture, pendant que je fais masser dans une parfumerie-salon. Se vider la tête, se faire du bien. Profiter de l'instant.

    Je rentre plus tôt et vais chercher les enfants devant le collège avec des pains au chocolat. Joie. Bonne humeur.

    *   *   *

    psychanalyse,psychanalyste

    A la séance, je relate au psy l'incroyable revirement de l'Aînée. Lui dis que jusqu'ici je ne croyais pas en la force des mots. Il me dit que je n'en suis qu'au début de mes découvertes !

    Les crises de folie et les attatques de PN m'atteignent toujours malgré tout. Le psy me dit de faire comme si c'était un inconnu qui me parlait dans la rue et de n'y prêter qu'une moindre attention. Je le sais bien, mais sel'entendre dire pas un tiers a plus de force.

    Je rentre de cette séance extrêmement satisfaite etdans un grand état de bien-être. Il y a des choses magiques qui se passent dans ma vie.

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    Lundi 7/11/11

    Séance #9

    Je parle au psy des violences récurrentes de PN. Mais aussi de mon terrible lumbago.

    Le psy me demande ce que j'ai fait juste avant d'avoir eu ce mal de dos : J'effectuais les démarches pour Rennes. Psy pense que cela me contrarie. Notamment que l'Aînée ne veuille pas venir afin de rester avec ses copines.

    L'Aînée, difficultés à communiquer, à élever une ado. Pour une fois, le psy parle et ne se contente plus de "Hum, hum". Pistes du psy pour la comminication avec l'Aînée. Entre petite fille et femme. Lui accorder ma confiance. La responsabiliser. Lui parler des raisons de travailler à l'école. Des différents risques dans la vie.

    Le soir-même, je parle à l'Aînée, et à ma grande surprise, sans que j'aie pu le prévoir, l'Aînée m'affirme vouloir venir avec moi et ses frère et soeur à Rennes ?!? C'est incroyable !

    psychanalyse,psychanalyste

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    Lundi 31/10/11

    Séance #8 (1ère séance payante)

     

    Le RDV avec le psy était mon seul engagement du jour. J'ai été mal toute la journée. Je me sentais oppressée, avec une boule à la poitrine et qui n'est partie qu'une ou deux minutes avant la séance.

    J'ai craqué. Beaucoup pleuré. Désemparée. Fatiguée.

    Volonté de me débarrasser de cette angoisse récurrente. De ne plus être blessée par PN. De me construire en tant qu'individu. Et non pas fille de / femme de / mère de - Merde.


    Les portes

    Jeune couple : Portes à ouvrir très vite alors que j'étais lestée des sacs de courses. Porte que PN ouvrait pour inspecter l'ordre dans l'appartement.

    Actuellement, porte à refermer symboliquement. Porte / Porter une charge. / supporter.


    Le devoir

    Lorsque chaque tâche devient une contrainte.

     

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    "Refermer cette porte"

    Je recherchai il y a quelque temps une sorte d'ancrage, pour me dire que je dois plus être atteinte par PN. Un geste magique que je ferais lorsque PN m'agresse, afin de ne pas avoir peur de lui.

    Et bien, je crois que je l'ai trouvé.

    Quand j'arrive à mon RDV chez le psychanalyste et que je suis en avance, celui-ci m'ouvre à l'interphone et laisse sa porte ouverte afin de terminer sa séance avec son patient précédent. Lorsque je parviens à son cabinet, la porte est ouverte. J'y pénètre , me retourne, saisis la poignée et referme cette porte.

    Je fais ce geste en conscience. Désormais, quand PN m'agressera, je refermerai une porte (dans la mesure du possible), en retrouvant cet ancrage : Je ne laisserai pas PN m'atteindre.

    psychanalyse,psychanalyste

     

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    Mardi 25/10/11

    Séance # 7

    J'avais beaucoup de choses à raconter, beaucoup de choses sur le coeur. Du coup, je n'ai pas approfondi sur un sujet précis.

    Sentiment d'oppression quotidienne - Difficile à supporter - Encore des blessures à panser / penser - Rêves que PN jette mes affaires - M'autorisé-je à m'offrir des choses ?

    Et l'on revient au point de départ. Conduite à tenir face à PN.

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    Mercredi 19/10/11

    Séance # 6

    Je raconte l'épisode violent du week-end dernier, notamment du dimanche soir, avec les nouveaux termes que PN me balance durant toute la soirée, au moins une vingtaine de fois par mot !

    1. affidés
    2. renégats
    3. imposture

    J'explique au psychanalyste que ces termes ne me touchent pas et que je regarde PN gesticuler comme un acteur sur une scène de théâtre. Que c'est sa folie qui est usante. Le psychanalyste confirme ma bonne attitude, le recul et l'écran, ainsi que ma bonne compréhension de ce qui se joue, ie que PN agit en miroir et me reproche ce qui l'affecte, LUI (les 3 mots ci-dessus ainsi que sa problématique insistante concernant les amis).

    psychanalyse,psychanalyste

    Face à la violence je continue de me taire-terrer, antre, terrer-décombres.

    psychanalyse,psychanalyste

    Il s'interroge sur le terme "pervers narcissique" et utilise plutôt le mot "psychose" au sujet de PN.

    Il me redemande pourquoi je ne pars pas (indépendamment du divorce et du prochain départ).

    Nous reparlons de la conduite.

     

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    Mercredi 12/10/11

    Séance #5

     

    Je reviens sur le "théâtre", et le "jeu de rôles" qui s'est installé entre PN et moi. Lors de nos rares mais agressifs échanges verbaux, je commence à me rendre compte que tout cela est stérile et niveau maternelle. Je ne veux plus rentrer dedans : "Non, c'est pas moi qui veux rien savoir, c'est toi. Non c'est pas moi qui ne me remets pas en cause, c'est toi. Nan, c'est pas moi qui me comporte ça, c'est toi." J'en ai vraiment assez de ces renvois de balles affligeants. Je mets un terme à cela en demandant le divorce.

    psychanalyse,psychanalyste

     

    Cela me conduit au  mot rupture. Rompre avec PN. Mais aussi rompre avec les répétitions infernales dans ma vie. Violences dans le couple, métier, repartir de zéro à 40 ans avec les enfants sous le bras, comme ma mère arrivée en France avec ses gamins et 3 valises. Rupture positive. Car j'ai affreusement peur que mes enfants ne deviennent plus tard soit maltraité avec leur conjoint ou bien maltraitant. L'analyste me rassure en signalant que cette fois-ci, j'ai initié la rupture et montré qu'il était possible d'en sortir.

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     Je parle aussi de ma peur de partir à Rennes. Une rupture aussi.

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    Vendredi 7/10/11

    Séance #4

    Je reviens sur "secret-taire". Je fais part au psychanalyste que, justement je venais d'être admise au concours de secrétaire (médicale), en première position !

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    Secrets vis-à-vis de la mère.

    Taire. Silence vis-à-vis de la violence de la grand-mère sur le grand-père. Pour l'analyste, je n'étais pas directement une victime de cette violence mais spectateur, seulement il a utilisé le mot "complice". Le grand-père ne se rebellait pas. Identification. Ni moi non plus vis-à-vis de PN. "complice" encore quand je lisais les mails échangés entre PN et sa maîtresse. PN était le benêt dans cette histoire, vaudeville dit l'analyste. C'est vrai et ça m'a fait rire.

    A quoi PN et vous jouez-vous, me demande-t-il ?

    J'écarquille les yeux. Je ne sais pas !

     

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    Mercredi 5/10/11

    Séance #3

    Révolte contre la mère dans le verbe, mais obéissance maternelle dans la conduite. Autophobie, stagnation professionnelle. "Tu seras secrétaire, ma fille !" Secret-taire, terre, racine. Des racines et des ailes.

    psychanalyse,psychanalyste

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    Samedi 1er/10/11

    Séance #2

    A peine une poignée de semaines de relation avec PN, il me faisait déjà pleurer. Il m'avait transmis des paroles inintelligibles (pour moi) mais qui m'avaient tiré des larmes. Impossible de me rappeler ces MOTS / maux !!!

    Puis j'évoque ma phobie de la voiture qui me handicape vraiment. Conduite. Inconduite. Face à l'interdiction maternelle ?

    conduire2.jpg

    Un mot-clé. Il faut laisser reposer.

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    Mercredi 28/09/11

    Si PN réussit à continuer de m'atteindre de la sorte, c'est que j'ai laissé une porte entrouverte par laquelle il a pu s'introduire. Pour refermer cette porte, j'ai demandé de l'aide.

    porte NB.jpg

    Aujourd'hui je suis allée voir un psychanalyste.

    freud.jpg

    J'y ai déposé des mots (il appelle ça des signifiants), des douleurs, des souvenirs de mon enfance. J'ai pu établir des liens.

    Je suis remontée à la grossesse de ma mère, 1970.

    enceinte.jpg

    A ce putain de bombardement, 1972 ou 73. Pleurs. Frayeurs.

    bombe VN.jpg

    A mon père policier dans les geôles viêts, 1975.

    psychanalyse,psychanalyste

     

    A l'arrivée en France, 1976.

    air france 2.jpg

     A ma grand-mère dragon. Pleurs. Frayeur. Folie.

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    A mon gentil grand-père. Identification.

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    A la rencontre avec PN, 1993.

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    Aux premières larmes avec PN. Très vite.

    psychanalyse,psychanalyste

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  • J-21

    Mercredi 7/12/11

     

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  • J-22

    Mardi 6/12/11

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    Ce logo me parle beaucoup.

    Mon premier contact avec les Côtes-d'Armor (22) a été professionnel, mon employeur collaborait avec le conseil général. Puis j'ai rencontré à Paris Moulp qui m'a présenté PN, son meilleur ami. Les deux amis sont originaires des Côtes-d'Armor. Pendant longtemps, j'ai eu cet autocollant à l'arrière de ma voiture. La couleur verte représente l'agriculture, le blanc une mouette et le bleu, la mer et le ciel. Le conseil général communiquait depuis 1990 afin de faire oublier l'ancien nom : les Côtes-du-Nord.

     

    Hier, j'ai posté mon chèque de caution pour le logement à Rennes ainsi que l'inscription des 3 enfants au collège de Rennes. C'est du concret.

     

  • J-23 (l'Aînée)

    Lundi 5/12/11

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    Le maillot de foot, c'est en hommage à Jumeau, qui adore Pastore.

    Pour continuer sur la consommation alcoolique de PN, si celui-ci arrive à ne boire que de l'eau en semaine, il se lâche le week-end. Le dimanche midi il déjeûnait chez MDK avec une bande de potes, avec leurs femmes et enfants. Je sais que PN y absorbe généralement 2 verres d'apéritf (bières ou alcool plus fort) et environ 4 à 5 verres de vin à table, et puisqu'il y avait un anniversaire, il faut rajouter une flête de champagne. PN avait emmené Jumeau à ce repas, je pense à Jumeau s'il survenait un accident de voiture.

    Le dimanche soir à la maison, PN a fini la demi bouteille de rouge et une bouteille blanc en entier. Il s'est couché tôt et se levait juste quand les enfants et moi quittions la maison le lundi à 8h10.

     

    Les lundis

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    Les lundis sont des journées que j'apprécie particulièrement.

    J'ai la chance depuis 4 ans de me lever en semaine en étant contente d'aller travailler. Mon travail est très mal rémunéré (en fonction de la catégorie et de l'échelon) mais, il est intéressant et enrichissant. Je sais que je l'effectue bien et au-delà, et mes interlocuteurs ainsi que mes supérieurs m'expriment souvent leur satisfaction. Le lundi est donc une très bonne journée pour moi.

    De plus, il signifie la fin du week-end où je suis en présence de PN (mon mari appelé Pervers Narcissique). Durant la belle saison, je sortais souvent le samedi et le dimanche (parcs, piscine, amis, famille etc.). Mais actuellement, je ne sors pas trop, et puis parfois je souhaite aussi profiter de ma maison, j'y fais des choses !

    Le vendredi soir, parfois je reste plus tard au bureau alors que j'ai terminé ma journée. Je me force à rentrer. Les samedis et dimanches se passent tant bien que mal. Souvent mal car PN s'alcoolise et se met en crise. Je sais que bien des actifs trouvent les dimanches soirs glauques et déprimants, mais pour moi, c'est le contraire ! Après le dîner, je file vite dans ma chambre en disant que je veux voir le film du dimanche soir et je m'enferme. Je suis tranquille.

     

    La contrariété avec l'Aînée

    A 12h30, je suis au travail. Mon portable sonne, c'est le collège des enfants. Le CPE me demande de venir cher chercher l'Aînée car elle ne se sent pas bien, elle a mal à la tête et au ventre. Comme ce matin, PN était encore à la maison, je me suis dit que peut-être il faisait du télé-travail depuis la maison. Le téléphone en main, je mets plus de 5 minutes avant de pouvoir faire son numéro en soupirant. Vraiment pas envie de lui parler. Driiiing !

    Moi : "Tes à la maison ou au travail ?"

    PN : Je suis au travail, môa. Je ne suis pas ...bla bla bla "

    Je n'ai pas entendu la suite, mais je lui coupe la parole immédiatement.

    Moi : "Je te demande ça car le collège a appelé pour venir chercher l'Aînée qui n'est pas bien."

    PN : "Je ne peux..."

    Je lui raccroche au nez.

    Une fois, il y a deux ans environ, l'école primaire m'avait appelée car Jumeau était tombé dans la cour et s'était fracassé le nez sur le goudron. PN travaillait à la maison. Il n'y avait pas encore l'histoire avec sa secrétaire allemande, mais PN était déjà imbuvable. Je lui demande d'aller chercher Jumeau, l'école est à 2 minutes de la maison en voiture. PN refuse d'y aller, raconte un baratin selon lequel il devait absolument rester devant son ordinateur avec les mails ouverts car il risquait de rater un appel ou un message d'un client ! Je m'énerve en lui disant que son fils valait bien un client perdu ! 2 minutes aller, 2 minutes retour et 10 minutes de parlotte avec la maîtresse, ça fait 14 minutes ! Pas de quoi être viré de son boulot. Je lui dis ironiquement que je vais appeler son boss (qui est plus ou moins pote avec lui) pour l'avertir qu'il délaisserait un quart d'heure son travail pour une urgence. PN commence à crier et refuse catégoriquement de bouger. Il dit que "ça se trouve, Jumeau n'a rien du tout. Que les maîtresses exagèrent toujours pour le moindre bobo." Je raccroche et je pars de mon bureau qui est à 30 mn de l'école, je passe par précaution à la maison prendre le carnet de santé en râlant sur PN qui me répond, j'arrive sur place et constatant le visage en sang de Jumeau et son bout de dent cassé, je l'emmène aux urgences directement où on lui fait faire une radio.

    Une fois encore, je vais chercher l'Aînée, mais cette fois-ci je suis furax car je devine ce qu'il s'est passé. A l'école, on me dit qu'elle se sentait mal et qu'elle s'endormait en cours de maths ! Je me fais toute discrète. Je récupère l'Aînée sans mot dire. Dans la voiture, je la regarde à peine, je lui confisque son téléphone portable qu'elle me donne sans rechigner. Elle ne me demande même pas pourquoi.

    Effectivement, l'Aînée avait fait une pyjama-party chez une copine et n'avait dormi que 2 heures, le lendemain elle était repartie chez une autre copine tout l'après-midi. Je n'étais pas d'accord, mais impossible de lui faire entendre raison. Je ne vais pas la contraindre physiquement et l'attacher ! Je la vois partir en bouillonnant. Là, je la récupère avec les yeux explosés, des petits yeux gonflés, le teint blanc. A la maison, je la fais manger. Je mange à part, trop énervée. Enervée de devoir quitter mon boulot et chercher ma fille qui dormait en classe car elle était sortie tout le week-end alors que je m'y opposais. Je n'ai pas le mode d'emploi de parent d'ado. Trop dur.

    Quand je repars travailler, elle était dans sa chambre à faire ses devoirs alors que je lui avais dit de dormir.