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Sauve toi Lola - Page 19

  • Le samedi 30/07/11, c'est à nouveau la guerre

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    Le samedi 30/07/11, la famille de PN est au complet après qu'il ait passé 2 semaines seul. PN se rattrape, le harcèlement moral et les violences reprennent de plus belle ! Je pensais, naïve que j'étais que PN retrouverait un peu la raison après cette séparation. Au contraire, il a ruminé.

    • Le matin, dans la cuisine je me baisse pour prendre quelquechose dans un sac. Dans mon dos, j'entends PN soupirer de dégoût. Il regarde mes fesses.
    • PN me lance à brûle-pourpoint : "Si je suis si mauvais que ça, comment tu expliques que Ca. me parle ?" Moi : "Elle te parle si elle veut."
    • PN : "Pourquoi t'es revenue ? Tu pouvais pas rester chez ta mère ou chez ta soeur ?" Moi : "Je suis revenue car je suis chez moi."

     

    • PN : "Alors, durant ces 15 jours t'as fait quoi ? J'espère que t'es sortie au moins ! J'espère que tu es allée au restaurant ! T'as vu des amis ? Tu t'es éclatée ?" 

    PN et les amis

    Je ne réponds pas à la question de PN. PN a toujours cultivé une problématique avec les amis. Dès le début de notre relation, il m'a reproché de ne pas avoir beaucoup d'amis comme lui. Des vrais amis d'enfance ou de jeunesse. Des amis avec qui manger, boire, sortir en boîte et partir en vacances. Il me disait que les amitiés de filles, c'était frivole, futile. Alors que les "amitiés de mecs", "les vrais, les amitiés viriles", c'était indestructible, c'était fort, c'était pas de la merde."

    Je n'ai jamais compris pourquoi PN s'attachait tant à l'amitié. S'il a des amis, et bien tant mieux et puis c'est tout. Ce n'est pas la peine de le stigmatiser. Cela m'amène à penser que si cela lui tient tant à coeur, c'est que cela n'est pas une évidence et que cela le travaille. C'est une chose qu'il porte sans cesse aux nues. Est-ce pour se prouver qu'il n'est pas seul ? Qu'il est quelqu'un de populaire ? Que les gens l'aiment ?

    Pour ma part, j'ai deux amies d'enfance que je ne vois plus que rarement, parce que l'une n'ayant pas de voiture, se déplace difficilement et que j'ai perdu de vue l'autre. Puis j'ai des amies de voisinage, certaines plus proches que d'autres. Personnellement, après le travail fait sur moi, je me suis concentrée sur moi en tant qu'individu qui n'a pas besoin des autres pour exister, ni pour me "divertir" dans le sens qu'utilise Pascal et que reprend Soeur Emmanuelle dans son livre "Vivre, à quoi ça sert ?". C'est-à-dire que je n'ai pas besoin des autres pour combler mon vide intérieur, ma vacuité. Je suis en train de travailler à regarder mon vide intérieur et me demander s'il est réellement vide et si je ne trouve pas finalement un sens à ma vie à l'intérieur de moi.

    La question de l'amitié et de la "bande" est une problématique que je me pose actuellement. J'essaie de comprendre pourquoi, que ce soit à l'école, à la fac ou au travail, j'ai rarement traîné en bande. Cela a certainement à voir avec l'estime de soi ou la notion de singularité et d'originalité. Aujourd'hui, j'assume entièrement ces deux notions. J'existe en tant qu'individu, j'aime les autres sans les juger et je vais pas chercher et "séduire" (=en quelque sorte manipuler) les autres pour qu'ils s'intéressent à moi et m'en faire des amis. Puis j'ai appris à aimer la solitude. Marre de fréquenter les gens parce, socialement, c'est gratifiant. Marre de se rassembler pour entendre des sornettes et des élucubrations. Pas évident d'être légère alors que je vis une situation très difficile. Je recherche du Vrai, de l'Essentiel.

    Néanmoins, je constate que j'attire la sympathie des gens. Plusieurs personnes me téléphonent régulièrement pour prendre de mes nouvelles. Je vois que sans aller vers l'autre, l'autre vient à moi. Je me dis que je peux présenter de l'intérêt. Cela ne gonfle pas mon égo ni ne me fait plaisir outre mesure. Je trouve cela bien, c'est tout.

    Et comme d'habitude, les pervers narcissiques ont du FLAIR, ils savent ce qui est important pour les victimes. Ils appuient sur ce qui fait souffrir leur victime et passent sous silence ce qui les rend heureux. Ainsi PN n'évoque JAMAIS mes réussites, il ne s'est JAMAIS intéressé aux peintures que je réalise et qui sont quasi unanimement louées. Ainsi, PN sent ce qui me fait mal et enfonce le clou dedans. Sauf que maintenant il ne connaît plus mes faiblesses. Il appuie en coyant me faire mal mais ce n'est pas au bon endroit ! J'en parlerai une autre fois.

    • Dans l'après-midi, PN me requestionne lors d'un épisode violent : "T'as fait quoi ces deux dernières semaines, t'as vu des amis ? Pourquoi tu vois pas tes amies ? Pourquoi tu ne vas pas chez SD ou chez IR ?"

    Moi : "Je n'ai pas à te relater ce que je fais. Je fréquente SD mais je ne suis jamais allée chez elle (c'est faux). Et IR, tu devrais le savoir, pourquoi je ne la vois pas !" (contre-manipulation. cette façon de questionner est caractéristique des PN qui font croire à la victime qu'elle devrait savoir quelquechose, alors la victime va se triturer le cerveau à trouver une chose qu'elle ne connaît pas et comme elle a peu d'estime de soi, va se donner une réponse qui la dévalorise). "Pourquoi d 'après toi ? Alors ? Tu ne le sais pas ? Dis-moi pourquoi ?" (Je fais exactement comme lui, je monte le ton, je le presse de questions afin qu'il n'ait pas le temps de réfléchir.)

    PN : "Et bien moi, je suis sorti ! J'ai vu des amis ! je suis allée au restaurant."

    Moi : "Je m'en fous."

    PN : "Oui, je suis allé au restaurant avec IR."

    Moi : "Je sais, tu es allé au bistro (le trio infernal mange au bitro du coin tous les vendredi, IR et les deux mecs adultérins. Pendant ce temps IR se plaint qu'elle ne voit plus ses amies Moi et Ca., la femme de Pa l'adultérin.)

    PN : Oui. Et aussi je suis allé chez l'italien ! On n'y a pas mangé mais on a pris un truc devant."

     

    • Le soir à 23h15, alors que je suis déjà couchée, PN surgit dans ma chambre et au milieu d'une centaines de reproches et de questions, me demande encore si j'ai vu des amis durant les 15 jours chez ma soeur ou chez ma mère. Il me gonfle ! Je lui réponds que je suis sortie en boîte tous les soirs. Dépité, il sort de ma chambre en me traitant de pauvre conne.
  • Le retour à la maison

    Le retour à la maison : le florilège recommence

    Comme les enfants étaient partis en colonie de vacances et que je ne souhaitais pas rester 15 jours en présence de PN (mon mari appelé Pervers narcissique), j'avais prévu de passer ces deux semaines chez ma soeur partie en vacances. Durant cette période je suis retournée deux fois à la maison, la premère fois pour changer mon linge et la deuxième fois, au retour de l'Aînée. Nous sommes restées toute la journée puis je l'ai conduite chez ma mère pour qu'elle y passe deux jours. Du coup, j'ai dormi chez ma mère aussi.

    Vendredi 29/07/11 à 23h30, j'ai récupéré les jumeaux de retour de colo aussi. A mon arrivée à la maison avec l'Aînée vers 19h, PN m'a tout de suite cherchée. Je ne lui parlais pas, mais répondant à ses questions, il a tenté de me "harponner" sur chaque phrase que je lâchais.

    En effet, chaque mot était sujet à reproche.

    PN : "Pourquoi dans ton message l'autre jour, tu m'as dit "j'emmène l'Aînée dormir chez ma mère et elles iront voir le bébé de Ma Petite Soeur" ? Tu ne peux pas être plus directe ?

    Moi : J'ai dit les choses telles qu'elle étaient. Je n'ai rien à rajouter.

    PN : Pourquoi tu es dans l'évitement ?

    Moi : Je ne suis pas dans l'évitement. Je t'ai donné une information, c'est tout. Tu as ruminé ça pendant tout ce temps-là ?"

    PN m'a reprise sur chaque mot. Le petit jouet était revenu, il allait pouvoir s'amuser à nouveau. Il a dû beaucoup s'ennuyer ces 15 jours. Le samedi 23/07/11 après-midi où je suis rentrée, il était comme d'habitude allongé sur le canapé devant la télé. On n'avait pas échangé un mot.

     

    15 jours

    En tous cas, ces 15 jours m'ont fait un bien fou ! 15 jours sans être continuellement harcelée. 15 jours au calme avec moi-même. 15 jours à n'exister que pour moi-même. J'ai mis à profit cette période pour me recharger les batteries, mentalement et physiquement. J'ai suivi les conseils des lecteurs de mon blog, j'ai retenu les mots d'AKTS, afin de ne plus me laisser envahir par PN. Je crois que VisMaVie a employé le terme "déshabiter", c'est exactement cela. Je dois garder en tête que PN n'est qu'une petite chose insignifiante qui se débat tout seul, qui essaie de m'atteindre. Mais je dois me rappeler que ses reproches sont Sa Vérité et non la mienne, ni La Vérité. Comme dans les "accords toltèques" de Don Miguel Ruiz, entrant dans l'emprise de PN, j'ai passé avec lui l'accord (inconscient bien sûr !) que ce qu'il disait était la vérité ; aujourd'hui je réfute cet accord. C'est terminé ! Il faut que mon estime de moi soit en acier ! Pour cela, il faut que je me connaisse bien et que je n'oublie jamais que je suis une personne bien et qui veut le bien d'autrui. Vous pourrez lire par la suite que PN est très très fort pour retourner la situation et tenter de me faire croire que c'est moi la manipulatrice et lui la victime.

    J'ai maintenant l'énergie pour m'opposer à lui. On dit que l'opposition frontale avec les PN est vaine et qu'il gagnera toujours. Je le sais bien. Mais je sais aussi, qu'à me taire ces derniers mois, je l'ai laissé m'envahir verbalement, moralement et aussi physiquement. Il avait gagné du terrain. La raison était que je voulais épargner aux enfants les cris à la maison, car ils ont fini par croire et me dire que c'était moi la méchante qui criait sur Papa. Maintenant, j'ai décidé d'expliquer aux enfants que j'ai signé la demande de divorce car je ne supporte plus les disputes avec leur père et ses agressions à mon encontre. Et leur expliquer que je vais répondre à ses attaques.

    Les attaques

    • le lundi 25/07/11, Jumeau était tombé de vélo en colo et le directeur du centre avait tenté de me joindre. N'ayant pu décrocher correctement et le rappeler, j'avais appelé PN sur son portable pour savoir si le diecteur l'avait contacté, lui. PN me répond par une embrouille me disant qu'il allait passer la soirée au restaurant avec son collègue et son chef. Je lui dis sèchement que je n'en avais rien à faire de son programme et que je voulais savoir s'il avait eu des nouvelles de Jumeau. Là, il me répond enfin.
    • Le lendemain, PN m'envoie un SMS me demandant si j'avais des nouvelles de Jumeau. Je réponds que je lui ai parlé au téléphone. PN m'écrit : "En tout cas, tu l'as bien briefé". Je réponds : "c'est quoi briefé ?" J'étais prête à mordre. Il me répond : "C'est rien." Plus tard, à la maison, j'ai trouvé la lettre de Jumeau qui écrivait à l'adresse familiale "Bonjour papa". Oui j'avais informé les enfants que j'habiterais chez ma soeur. Et alors ?
    • le mercredi 27/07/11, alors que je démarais la voiture pour conduire l'Aînée chez ma mère, PN me téléphone pour me demander pourquoi je voulais le joindre. J'avais, comme décrit plus haut, laissé un message le prévenant que j'emmenais l'Aînée chez ma mère (afin qu'il ne me reproche rien ensuite). Il a commencé à me chercher, me disant qu'il ne me demandait rien et que je n'avais pas à l'appeler. J'ai riposté en lui demandant d'arrêter son petit jeu et de se conduire en adulte. J'ai crié dans le téléphone et je lui ai raccroché au nez.

    L'aînée, assise à côté de moi, m'a félicitée : "C'est bien, Maman ! Ne te laisse pas faire." Ensuite elle en est venue à me parler son petit copain depuis quelques mois et qui était méchant avec elle et qu'elle craignait de quitter. Cela m'a fait mal qu'elle ait pu être engluée dans une relation similaire à la mienne - non sans raison - et en même temps contente qu'elle en avait conscience et puisse le verbaliser. Du coup, nous avons un peu parlé des relations entre un homme et une femme, du respect, de la confiance, puis je lui ai annoncé que j'avais signé ma demande de divorce. Elle m'a dit : "Enfin, c'est bien."

    Des attaques de PN, j'en ai eu plein la figure le samedi 30/07/11. Des costauds. Mais cette fois-ci, j'ai tenu tête toute la journée. J'ai pris sur moi. C'était difficile. Il est 23h15. Je suis en train d'écrire cette note dans ma chambre au fond du garage dans mon clic-clac, c'est au tour de Jumeau de dormir avec moi ce soir. PN vient de sortir de ma chambre, il est venu jusqu'ici m'agresser encore une fois avant d'aller dormir.

    Jumeau a assisté à la dispute sans broncher, comme d'habitude, les yeux rivés sur son jeu de DS. Mais je sais bien qu'il est affecté. c'est alors l'occasion de lui parler. Je lui demande ce qu'il pense du comportement de son père ce samedi et à l'instant-même. Il me dit qu'il n'a pas arrêté de les embêter de de m'embêter aussi. Il dit que ce comportement n'est pas normal. J'acquièce et lui certifie que le comportement de leur père n'est pas normal. Que nous allons divorcer mais qu'il reste leur père.

    Demain, si j'ai le temps, je raconterai la journée du samedi : ça vaut le détour. Demain j'ai l'intention d'emmener les enfants à la piscine toute la journée afin de ne pas rester à la maison.

  • La déprime

    Déprime ? Dépression ?

    Je ne sais pas. Je ne suis pas docteur, ni psychologue.

    Depuis le départ des jumeaux en colonie, j'habite chez ma soeur qui est partie en vacances. Contrat gagnant-gagnant, je suis tranquille sans PN (mon mari appelé Pervers narcissique) et ma soeur a une concierge pour sa maison et une nounou pour son chat. Donc, samedi 16/07/11, je suis allée au commissariat faire une main courante précisant que je ne quittais pas le domicile conjugal. On m'a informée que la convocation de PN pouvait avoir lieu 1 à 2 mois après le dépôt de la plainte. Pas besoin de se mettre la rate au court-bouillon tous les jours.

    Le dimanche 17/07/11, je suis allée déjeûner en famille chez ma mère, puis avec les oncle, tante, cousins et frère, nous avons fêté les 94 ans de ma grand-mère dans sa maison de retraite.

    Le reste de la semaine, j'ai travaillé. Lundi 18/07/11, après le travail, je suis allée signer ma requête de divorce chez l'avocate. Ca y est, c'est fait.

    Le soir, je rentrais seule directement du boulot. Télé allumée de façon automatique, pour me tenir compagnie, surf sur Internet, petit apéro en solo, repas simplissime, quelques magazines, un film. La détente totale. La vie de célibataire. Mais paradoxalement, je trouvais que j'en faisais bien moins qu'avec la présence des 3 enfants et que la soirée passait quand même très vite. Couchée tard, levée tôt. Je ne sortais même pas.

    Cela fait une semaine que je ne subis plus les assauts de violence psychologique de PN, il n'a pas cherché à me contacter, à part un SMS me demandant le N° de téléphone de la colonie des jumeaux. Il m'a même répondu "Merci" !

    Malgré mon tête-à-tête avec moi-même que j'ai tant recherché, je ne me sentais pas bien. La solitude ne m'a jamais éfferayée. Au contraire, je prenais mon côté "ours". Autant parfois j'aime parler, autant je peux être taiseuse. Néanmoins, je ne parvenais pas à ressentir la sérénité. J'avais une sorte de vacuité dans ma tête et dans mon corps, une tristesse générale et un mal-être permanent. Une déprime ou une dépression ? Je ne sais pas. Pas encore médité. Ca m'énerve de ne pas réussir à le faire. Une semaine que ça dure.

    C'est peut-être comme un deuil avec ses différentes phases ? Tourner la page sur 18 ans de vie commune n'est pas anodin. J'ai même revécu en pensées la première fois que j'ai passé la nuit avec PN ! C'est bizarre. Cela ressemble à une personne en fin de vie et qui revoit son existence passer et défiler. J'ai lu quelque part récemment, qu'avant de pouvoir renaître, eh bien ... il fallait ... mourir !

    Puis, vendredi 22/07/11, c'était les résultats du concours de secrétaire médicale. Eh oui, encore un concours. Je suis devenue comme un athlète sur-entraîné à passer des concours. Je suis admissible, c'est-à-dire que je fais partie des 45 candidats retenus sur les 1347 inscrits, soit j'imagine environ 1000 candidats réellement présents. C'est pas mal. Je ne comptais pas trop sur ce concours, car j'avais stoppé les révisions puisqu'étant reçue au pré-concours de directeur d'établissements sanitaires et sociaux, il fallait que révise pour l'oral. Mais je suis contente d'avoir réussi celui-ci aussi. Les épreuves d'admission se tiendront en septembre. Réussir à ce concours me permettra de passer en catégorie B, donc augmenter mon salaire de misère actuel de 100 à 200 euros, sans devoir déménager en province (ce qui me terrifie).

    Cette victoire a eu un certain effet sur mon égo, car sans pour autant exploser de joie, je me suis sentie légère. Presque en joie. Mais pas plus que ça. Cependant c'était suffisant pour que je m'allège un peu.

    J'imagine, qu'au fond de mon inconscient, cette réussite a un certain impact sur moi. cela veut dire que je ne suis pas obligée de partir et que je peux maintenir mes enfants dans leurs habitudes actuelles. En même temps, je SENS que je dois partir pour ces 6 mois de formation au concours de directeur. J'en ai l'intime intuition.

  • Le harcèlement moral - Exemples, #3

    PN continue de m'agresser. Je me demandais dans une note ce que PN avait dans la tête et quelle raison il avait pour me harceler psychologiquement ainsi. J'ai compris. Le fait dêtre démarqué comme Pervers narcissique et manipulateur l'a fait sortir de ses gonds. Il ne supporte pas de perdre son jouet, l'objet de sa manipulation perverse et tant qu'à faire, ilo faut casser le jouet !

    Morceaux choisis de manipulation

    • Lundi 05/07/11, nous sommes tous dans la cuisine prenant le petit-déjeûner. Le pantalon que je porte est froissé, je l'enlève pour le repasser (la planche à repasser est dans la cuisine). Je suis en slip. PN est dans mon dos, fumant la fenêtre ouverte. Soudain, j'entends un léger bruit. Je me retourne et le regarde droit dans les yeux. Je lui demande ce qu'il vient de faire.

    PN : "Rien du tout.

    Moi : ...

    PN : Je viens de te prendre en photo avec mon téléphone portable.

    Moi : Qu'est-ce que tu vas en faire ?

    PN : tu verras bien..."

     

    • Samedi 16/07/11, nous emmenons les jumeaux en colonie de vacances au point de RDV à 6h30 du matin. Je monte dans la voiture de PN en lui disant que cette fois-ci je n'avais pas l'intention de rentrer à pied. PN me répond un truc du genre "Quelle conne". Arrivés sur place PN, nous nous garons à côté de mon (ex ?) amie IR et son mari D, dont les enfants partent aussi en colo. PN voit régulièrement ces amis sans moi. PN ferme sa voiture et se dirige vers le car sans prendre les valises.

    D. lui dit : "Bah alors, t'aurais pas oublié quelquechose ?"

    PN : "Ah ! C'est l'émotion. ... N'est-ce pas Lola ? Y a Pol Pot qu'est pas contente, elle va encore faire des histoires."

    Moi : Tu n'as pas besoin de m'humilier devant nos amis !"

    Eh oui, c'est comme ça qu'agissent les Pervers narcissiques. La tension est en place, PN lance des insinuations devant des tierces personnes et que seule la victime comprend. La victime se met en colère et PN s'étonne devant ces témoins de l'attitude de sa victime et constate avec les autres que la vicitme est folle.

    Pour ce qui me concerne, IR était une proche amie, mais elle a refusé de choisir entre PN et moi quand la situation s'est détériorée. IR a même choisi PN puisqu'elle déjeûne avec lui et P. (la veille de cette anecdote) et me parle ensuite sans rien me dire de son déjeûner.

     Il y a d'autres exemples. Je les relaterai plus tard.

    pissenlits

     

  • Pourquoi j'ai craqué

    Je suis humaine. Je suis un petit bout. Il y a trop de choses à porter sur mes épaules.

    Il y a le harcèlement quotidien de PN (mon mari appelé Pervers narcissique), ses humiliations et ses insultes. Il y a les démarches innombrables à faire pour se séparer. Il y a le changement qui fait peur. Il y a l'ignorance du lendemain. Il y a la peur. Celle du comportement de PN quand surgira la réalité de la convocation au commissariat, de la requête de divorce et celle de partir dans une autre ville et de ne pas réussir à gérer. Il y a la charge de travail que représentera la préparation aux concours. Il y a toutes les "plumes" que je vais laisser dans ce divorce (l'argent dont PN va me délester). Et puis, il y a surtout les enfants, leur scolarité qui sera forcément affectée, leurs habitudes qui seront modifiées.

    Ce soir-là, Jumeau a pleuré, puis Jumelle a pleuré aussi. Nous nous sommes serrés dans les bras tous les trois en laissant sortir tout notre chagrin. Cela m'a brisé le coeur. Je leur ai expliqué que leurs parents ne pouvaient plus continuer comme ça, que cette situation n'était pas normale, qu'un papa n'avait pas le droit d'insulter une maman comme ça tous les jours, que nous allions divorcer. Je leur ai aussi et surtout expliqué que le départ dans une autre ville était provisoire seulement et n'était pas insurmontable, puisque moi-même j'avais quitté mon pays à l'âge de 6 ans, que la perspective d'avoir un meilleur travail avec un meilleur salaire me permettrait de leur assurer un avenir plus sûr.

    Ce soir-là j'ai laissé les jumeaux dormir avec moi dans le clic-clac. Lorsqu'ils se sont endormis, je me suis effondrée. J'ai pleuré tout mon saoûl. Le lendemain, sur le route du boulot, je pleurais dans la voiture.

    Aujorud'hui, j'habite chez ma soeur qui est partie en vacances. J'ai dû aller au commissariat pour faire une n-ième main courante précisant que je ne quittais pas le domicile conjugal, les jumeaux sont partis en colonie de vacances samedi matin.

    Ce dimanche et hier soir, seule dans la grande maison vide, j'ai décompensé. Pas de collègues devant lesquels rester souriante et professionnelle, pas d'enfants devant qui rester forte et imperturbable, pas d'amis ou de famille devant lesquels rester digne. Pleurer, pleurer et encore pleurer.

  • Je n'en peux plus

    Je n'en peux vraiment plus.

    Trop de problèmes.

    Je vais craquer.

    La vie n'est vraiment qu'une tartine de merde.

  • Des fois je me ferais presque avoir

    Il y a 1O jours, PN tabassait notre fille et j'ai porté plainte contre lui le lendemain. Le surlendemain, le père de PN lui téléphonait pour lui faire entendre raison.

    Depuis lors, PN s'est vraiment calmé, il me parle normalement. (Il m'a même téléphoné hier pour me donner des nouvelles de l'Aînée qui était bien arrivée en Espagne). C'est un comportement inhabituel étant donné que PN me harcelait  tous les jours avec un pression particulièrement forte en week-end, puisqu'il avait alors "tout le loisir de penser à moi". Ce changement d'attitude engendrait chez moi d'une part de la méfiance car le quotidien devenait subitement surpportable, et d'autre part un répit psychologique.

    Durant ces quelques jours où je n'étais pas attaquée, mon esprit s'envolait vers un ailleurs et un futur auxquels il m'était impossible de songer jusqu'à présent à cause du harcèlement moral et de la manipulation que je subissais.

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    Rêveries

    Ces rêveries consistaient à regarder les couples dans les lieux publics et les loisirs des gens en extérieur.

    Les couples

    En effet, juste après que j'ai été trompée, je distinguais dans la foule surtout des couples avec une grande différence d'âge puisque PN avait un écart de 18 ans avec sa maîtresse. Je remarquais désormais ces couples et cela m'énervait.

    courses-couple2.jpgPuis dans une deuxième phase, une fois que je me suis sentimentalement détachée de PN, j'observais les couples, surtout au supermarché.  Je me demandais d'abord ce qui faisait qu'ils allaient ensemble faire les courses, quelles motivations avaient-ils, quel plaisir trouvaient-ils à regarder des produits de consommation à deux. PN et moi, lorsque nous étions un jeune couple, faisions nos courses le samedi matin, comme beaucoup de monde. Puis dès que j'ai eu des enfants et que j'étais bien sous son emprise, il a cessé de venir avec moi. Comme je ne travaillais pas, PN disait que c'était moins fatiguant pour moi de faire les courses en semaine, ensuite il a dit qu'il n'était pas nécessaire d'être à deux pour remplir le caddie. Et avec l'habitude, je ne faisais plus rien avec lui. Je voyais les couples regarder ensemble un objet, discuter et échanger autour de cet objet. Je trouvais cela presque fascinant, car nous ne partageons rien avec PN. Eh oui, il est donc possible que deux personnes partagent un goût commun, des idées communes. PN m'isolait de lui physiquement, affectivement, intellectuellement.

    J'étais aussi étonnée que ces couples pouvaient aussi être vieillissants, mal-assortis ou laids, car PN me reproche mon âge (15 ans de plus que sa maîtresse, mais 3 ans de moins que PN !) et mon physique. Or, je ne me trouve pas spécialement laide, j'ai une jolie bouche, de beaux cheveux, je suis souriante et parfois coquette, j'aime me maquiller et bien m'habiller sans excès !

    Un autre exemple, nous sommes de bons citoyens, nous allons toujours voter. PN y allait très tôt le matin, sans me le dire ou alors en me prévenant quand il avait son manteau sur le dos, de sorte qu'il était trop tard pour que j'émette mon avis. PN disait qu'on n'avait pas besoin d'y aller en même temps, qu'on allait pas être à deux dans l'isoloir ! J'allais donc voter toute seule, croisant mes amis et les voisins en couple (parfois main dans la main, flânant) sur le chemin des urnes. Mêmes pour les réunions de parents d'élèves, si j'y assistais, je pouvais ensuite lui faire une résumé, pas besoin qu'il se rende dans la classe de ses enfants. Quand nous avons eu des jumeaux, il m'est même arrivé de faire deux classes, la moitié de l'une et la moitié de l'autre !!! (Après, PN connaissait du monde dans notre commune et se rendait avec plaisir aux réunions d'école, discutant avec tout le monde, parlant de la scolarité de ses enfants, etc.)

    Le week-end, nous ne faisions jamais de sortie en famille. PN, comme justification, prenait l'exemple d'un cousin à moi qui travaillait en semaine et n'avait pas envie de sortir le week-end tandis que sa femme, au chômage, ressentait l'envie de sortir, une fois la semaine terminée. Donc, lorsque je proposais une sortie familiale, PN n'en avait pas envie. Nous en avons fait une je ne sais plus quelle année, c'était à une exposition de roses (j'adore les roses). En y repensant, PN ne réponds jamais à mes désirs, au contraire. Un exemple flagrant, PN sait que je suis une fan de Jean-Jacques Goldman. En voiture, dès qu'une de ses chansons passe, il change SYSTEMATIQUEMENT de station. Au début, cela me faisait réagir et je râlais pour remettre la chanson. Quelques secondes après, PN change encore de radio. Alors on se disputait, et la chanson était passée et je n'ai pas pu l'apprécier. Par la suite, des années plus tard, je ne réagissais plus : une chanson de Goldman passe et je sais qu'il va me priver de mon plaisir et en mettre une autre. => le Pervers Narcissique n'entend pas les desiderata de l'autre.

    Les loisirs

    velo_famille.jpgCes derniers jours d'été, je vois beaucoup de personnes s'adonner à leurs loisirs en fin de semaine. Ils font du vélo, de la course à pied, un pique-nique, des promenades en famille, etc. Je les envie pour ces moments de plaisir et de joie partagés en famille. Mais j'envie aussi ces personnes qui ont la possibilité, le droit de se détendre le week-end, alors que moi, je vois venir la fin de semaine avec stress, car je sais que PN va s'occuper de moi. Moi, je passe mon week-end à me défendre moralement contre les attaques de PN, à essayer de tenir debout, à mobiliser toute mon énergie pour être forte et être capable de contrer ses attaques et ses injures ou bien de les supporter en serrant les dents. Comment pourrais-je faire quelque chose qui me plaît ? Je passe mon temps à me défendre et à être sur le qui-vive ! C'est pas une vie !

    Voilà donc les rêveries des derniers jours. J'en étais venue à penser à quelquechose de fou ! J'en ai honte encore ! J'ai songé l'espace d'un éclair :  "Et si PN, transformé par les paroles de son père (lesquelles donc ?), redevenait subitement gentil et aimant ? La ville serait belle !"

    Mais PN ne m'a pas laissée tranquille bien longtemps. Je suis vite revenue à la réalité.

     

    Retour à la réalité

    • Un soir, alors que je préparais le dîner, il s'approche tout près de moi, le visage obséquieux, le corps plié en avant, les deux mains tendues et jointes, il me tend un papier avec une adresse d'hôtel au Viêt Nam en me disant de la "donner à ma soeur et son mari, car "ce sont de si grands voyageurs". PN prend plaisir à jouer la comédie et ironiser. Puis je sors dans le jardin et passe devant PN qui est à la fenêtre, j'entends "Gros cul", dit en viêtnamien "Dit bu". Je ne réagis pas. De toutes façon, PN répond à chaque fois que c'est affectueux.
    • Au réveil je rencontre PN dans la cuisine. PN fait un gros rire bien gras et bruyant, puis il s'arrête d'un coup sec.
    • Ce midi, PN fume à la fenêtre de la cuisine pendant que les jumeaux et moi préparons le repas. PN parle tout seul :

    "Loïc, je t'aime. Ah Loïc, mon Loïc ! Je t'aime. Loïc, je t'aime. Toi aussi, Cl. (la femme de Loïc), je t'aime. Et toi, Jumeau, est-ce que tu aimes Loïc ?"

    Loïc, c'est notre voisin. Jumeau ne prend pas la peine de répondre.

    • Quelques minutes plus tard, PN marmonne "Putain ! Enculé !" On se sait pas à qui il pense.
    • Un peu plus tard : "Ca y est, Jean-Mimi est sur la route de l'Espagne avec sa grosse D. (sa femme)" Il s'agit d'un autre voisin que PN prend ou ramène en voiture plusieurs fois par semaine jusqu'à / de la gare.
    • Repas de ce soir, à table : "Putain, ces feignasses de boulangers sont déjà en vacances, les enculés !"
    • Toujours à table : "A la gare, j'ai rencontré une naine. Je lui ai donné un coup de pied dans le dos et elle a descendu l'escalier direct ! Ha ha ha !"

     

     

  • La peur

    La peur

    peur.jpg

    J'ai porté plainte depuis le 30/06/11 contre PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) pour violences volontaires sur descendant. La police doit le convoquer pour entendre ses explications, d'avoir frappé notre fille aînée. Je sais que lorsqu'il sera contacté, PN va exploser ! Sa haine sera à son summum ! On s'en prendra plein la gu... ! Si j'en crois les descriptions des comportements des pervers narcissiques, lorsqu'ils sont démasqués, la violence morale laisse place à la violence physique, voire à l'homicide. Quand le téléphone sonne, je sursaute et je fais des cauchemars. Je ne sais pas du tout ce qu'il va se passer. J'AI PEUR !


    La bombe à retardement

    bombe-retardement.jpgC'est comme si une bombe à retardement avait été enclenchée. Je dois me préparer. Demain soir l'Aînée partira à Barcelone en colonie de vacances. Cela fera un enfant en moins à la maison. PN a dit qu'il l'emmènerait au point de RDV. Comme d'habitude, je dois m'attendre à ce qu'au dernier moment il change d'avis. Alors, je devrais vaincre ou contourner ma phobie de la voiture et emmener ma fille. Je dois savoir qui appeler en cas de violences physiques sur moi ou les jumeaux, garder mon téléphone toujours sur moi, avoir mon sac à main et mes clés de voiture à portée de main. Je dois aussi préparer un sac avec un change et des vêtements de nuit pour chacun, des affaires de toilette, les papiers d'identité, de l'argent liquide, etc. dans le cas où il faudrait quitter la maison précipitemment.

     

    Vivre au jour le jour

    Je ne peux pas dire comment seront mes prochaines journées. Je n'en sais rien. Cela m'oblige à vivre véritablement le moment présent. Depuis des mois, je ne peux plus envisager mon avenir à une semaine, voire à quelques jours, voire moins.

  • Violences verbales : morceaux choisis

    notes.jpgToujours dans le but de témoigner et ne surtout pas oublier les violences de PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) à mon égard, afin de ne pas tomber dans le piège de me faire endormir par PN, voici quelques morceaux choisis de dénigrements, de violences verbales ou de menaces proférées par PN en cette dernière semaine du mois de juin.

    Je précise que j'ai depuis longtemps arrêté toute communication avec PN et que je ne réponds pas à ses attaques. Sinon, il serait bien trop content que la mayonnaise prenne.

     

    Contexte : PN regarde la TV ou écoute les informations à la radio. On est en famille, les enfants sont présents.

    • On entend Ségolène Royal sur les prochaines élections présidentielles. PN : "Qu'on lui foute deux doigts à cette-là, comme ça elle se décoincera !"
    • Les deux reporters pris en otage, Ghesquière et Taponnier, viennent d'être libérés. Dans le comité de soutien, des femmes expriment leur joie et leur soulagement, elles crient et pleurent. PN : "Fermez vos gueules, , les femmes ! Toutes juste bonnes à pleurer et à gémir !"
    • Affaire DSK, la présumée victime aurait menti. PN : "Faut la pendre !"

    => PN est misogyne et vulgaire.

     

    Contexte : Samedi 25/06/11. PN passe la journée à écouter sur Youtube des chansons allemandes du temps de la RDA et des chansons russes, ainsi que les hymnes allemands et russes en boucle.

    • Il met le son très fort, alors que je fais la cuisine à quelques mètres. La violence psychologique est flagrante à mon encontre, sachant que sa maîtresse est une Russe ayant émigré en Allemagne à 10 ans.

    => C'est une provocation de plus. Evidemment, d'aucuns diront qu'il est libre d'écouter la musique qu'il veut ...

     Apparté : C'est ce fameux samedi 25/06/11, que PN, bien conditionné et bien en colère d'avoir perdu sa maîtresse, m'avait aggréssée. Je comprends mieux maintenant d'où venait sa haine.

     

     Contexte : Temps calme et subitement PN s'énerve, ou alors une dispute violente. Cette dernière semaine de juin, j'ai eu droit à (enregistré) :

    • "Je vais passer les 10 prochaines années à te pourrir la vie !"
    • "Ma haine est définitive."
    • "Le Viêt est petit et féroce !"  devant les enfants
    • "Ton malheur me réjouira."
    • PN : "Pauvre conne ! Excuse-moi Jumeau, hein ?

    Moi : "Tu me dis ça devant Jumeau !

    PN : Oui. A dessein."

     

    Contexte : PN croise l'Aînée dans l'escalier.

    • "Pouah ! Ca sent une odeur pestilentielle ici !"

     

    (A suivre)

  • L'avocat de PN

    L'avocat

    Ah ! J'oubliais, PN m'a parlé de son "avocat Me Bensoussan"... au décours d'une conversation dont je ne me souviens plus bien, du genre, "t'inquiète pas, pour le divorce, Me Bensoussan s'occupe de tout..." Souvent, PN prêche le faux pour savoir le vrai. De toutes manières, peu importe qu'il ait pris un avocat ou pas, c'est son droit.

    Caractéristique du PN identifié par Isabelle Nazare-Aga : N° 19. Il prêche le faux pour savoir le vrai

  • La déresponsabilisation

    Vendredi 1er/07/11 et Samedi 2/07/11

     

    Vendredi 01/07/11, j'ai posé un RTT. Nerveusement, j'étais fatiguée, j'aurais été incapable de travailler. Je voulais aussi en profiter pour aller à la banque pour une simulation de crédit pour un rachat de ma maison : il faudrait un crédit sur 25 ans. J'en ai 40 ! J'ai aussi téléphoné à l'avocate, au cas où elle pourrait me recevoir le jour-même, mais je suis tombée sur sa messagerie. J'ai aussi commandé tous les actes de naissance de la famille pour entamer le divorce.

    Je viens à peine de terminer mes demandes administratives que PN débarque dans la maison. Il est 15h30. J'ai la trouille. Pour me rassurer j'envoie un SMS à ma fille, qui était partie chez sa copine L. et à ma soeur. Ma fille répond :" Ah mince ! Tu vas faire quoi ? Prends tes affaires et pars !". Ma soeur me propose de venir chez elle. J'essaie de me maîtriser, je reste calme. On ne se parle pas. Il allume la télé pour voir la libération de DSK.

     

    PN devient paranoïaque

    A 16h15, je pars en voiture chercher les Jumeaux. Je croise devant l'école G. (le mari trompé de S., celle-là même qui a eu pour amant P., le grand copain de PN). G. passe aussi des concours de la fonction publique territoriale. On discute assez longuement de nos concours respectifs, de nos notes, etc. Le soir, PN me lance :"T'as discuté avec G. ! Vous vous êtes racontés vos histoires ! (comprendre : de cocus) T'as qu'à créer une ligue avec lui ! Et puis vous pourrez y associer Ca. aussi (mon amie cocue, la femme de P.)"

    PN s'imagine tellement de choses !!! Il est complètement parano. Cela me fait bien rire, lui qui me traîte si souvent de parano ! Là, il a peur, alors qu'habituellement il dénie tout et ne ressent aucune culpabilité à m'avoir trompée.

    Aujourd'hui Samedi 02/07/11, mon amie Ca. devait passer à la maison. J'avais besoin de lui parler. Elle m'avait confié que P., son mari (le grand copain de PN) s'était rendu compte de certaines choses à propos de PN et commencerait à prendre de la distance. J'étais curieuse de savoir quoi. Nous prenions le café sur la terrasse, avec ses 2 enfants. Nous n'avions pas encore eu le temps d'entamer la discussion que PN, parti faire les soldes avec Jumeau, arrive à la maison. Il s'installe à côté de moi et s'incruste longuement. Il accapare la conversation, me coupe la parole ! Il ne nous quitte pas jusqu'à ce que Ca. parte. J'accompagne Ca jusqu'à sa voiture. Là, PN nous colle encore. Il ne nous laisse pas seules !!! Ca. suggère d'aller à pied à la MLC à quelques centaines de mètres, je viens avec elle. On peut enfin parler !

    Ca. m'informe que samedi 25/06/11 au soir, le soir-même où PN m'a agressée, il avait envoyé à P., le mari de Ca. un SMS : "Alors tu es toujours sous le joug de Ca. ?" Cela n'a évidemment pas plus au couple qui essaie de se reconstruire... Pour PN qui est misogyne, tous les membres masculins de nos amis sont des mecs bouffés par leur femme. Cela lui est insupportable, il n'imagine pas que des couples puissent être heureux ou encore s'aimer, le comble du comble !!! A force de distiller sa méchanceté, PN est en train de se fourvoyer tout seul.

     

    PN tente de se disculper par rapport aux baffes sur l'Aînée.

    cest_pas_moi.jpg

    Discussion avec moi

    Le vendredi 01/07/11 au soir, je reviens sur la "punition physique" infligée à l'Aînée. PN minimise les faits.

    PN :" L'Aînée a été insolente. Je lui ai donné des baffes, c'est tout. Je ne l'ai pas battue, tu sais bien qu'elle exagère ! Tu sais bien comment elle est ! Elle est dégénérée. Elle n'a rien dans la tête. C'est un tambour, et un tambour on tape dessus !"

    Je reste interdite devant cette dernière phrase ! Comment PN peut-il prononcer cela avec un tel aplomb ?!?

    PN : "J'en ai discuté pas plus tard qu'aujourd'hui avec des pères. Les jeunes de maintenant, il faut les mater." 

    Moi : "Quels pères ? Avec qui t'en as discuté ?

    PN : Bah, avec des pères de famille.

    Moi : Qui ? Quels pères de famille ? Donne-moi des noms !

    PN : Bah avec des collègues

    Moi : Quels collègues ? Des noms !"

    PN n'arrive pas à me donner un seul nom. Il bredouille. Je sens PN acculé. Cela signifie clairement qu'il MENT. C'est la caractéristique n°4 identifiée par I. NAZARE-AGA : 4.Il répond très souvent de façon floue et aussi n°18 :Il ment. Je viens de démasquer PN !

    PN : "De toutes façon, moi aussi quand j'étais petit, je me suis pris des baffes. Et toi aussi, jusqu'à 23 ans, ta mère te tapait !"

    PN utilise comme dernier recours les informations et histoires familiales qu'il connaît de moi. Mais c'est de l'histoire ancienne, j'ai pardonné à ma mère et cela ne m'atteint pas. Je soupire et je le laisse sur ses tentatives de disculpabilisaton.

    Après la discussion avec le père

    Le soir, juste avant que je sorte dîner, le père de PN l'appelle. Je n'entends pas leur conversation, juste des bribes "C'est bon, ça va. J'lai pas tuée non plus."

    La dernière fois que j'avais fait appel au père, cela m'a valu la décuplation de la haine de PN !!! Pour PN, avertir son père, c'était la dernière chose à faire. Je l'ai payé durant des mois. Je me demande comment cela va se passer cette fois-ci. Je prends peur.

    PN : "T'avais pas besoin d'appeler mon père. C'est des choses qu'on règle en famille."

    Moi : "Je l'ai appelé pourqu'il sache ce que tu fais à sa petite-fille. Il doit le savoir ! C'est ton père, je l'ai appelé pour qu'il te raisonne."

    PN : "L'aînée a pleurniché auprès de son grand-père, c'est n'importe quoi. Ca doit rester en famille !"

    Moi : "C'est moi qui ai téléphoné. La prochaine fois, c'est les flics que j'appellerai."

    Je ne connais pas la teneur des paroles du père de PN, mais cette fois-ci, quelquechose a changé. PN ne s'est pas énervé. C'est juste un sentiment de changement, une intuition. Je ne sais pas si c'est favorable ou néfaste, mais c'est imperceptible et ce n'est pas comme avant.

    barometre.jpg

    PN se montre tout gentil avec les enfants

    gentil.jpgLe vendredi 01/07/11, je devais sortir avec mes copains de promos à Paris pour fêter nos réussites aux pré-concours. Mais j'hésite vraiment à laisser les enfants seuls aux mains de PN. J'ai aussi l'option de sortir dîner avec ma soeur et ses collègues dans un fameux restaurant à 5 minutes de la maison. Je choisis finalement cette 2nde option car j'ai vraiment envie / besoins de prendre l'air et de rigoler un peu !!! je m'assure auparavant que PN est dans de bonnes dispositions. Je prépare le repas, mets la table et reste avec les jumeaux jusqu'à ce qu'ils aient fini de dîner. L'Aînée n'ose pas descendre dîner. Elle attend que PN se lève de table pour descendre manger, c'est pas plus mal ainsi. Les enfants sont tous les 3 dans ma chambre dans le clic-clac, en train de lire ou regarder un film sur l'ordinateur. Je donne les dernières recommandations, de garder le téléphone toujours chargé, ouvert et à portée de main, et de m'appeler dès qu'il y a un souci ou que PN s'énerve. Pendant la soirée, je reste en contact SMS permanent avec les enfants.

    • PN me propose d'utiliser sa nouvelle voiture de fonction pour aller au restaurant, sa Passat Carat flambant neuve qu'il a reçue cette semaine. D'habitude, je n'ai pas le droit d'y toucher avant plusieurs mois. Je décline l'offre.
    • Les enfants me disent par SMS que PN leur propose même de regarder des films à la télé. Durant le repas il avait parlé tout gentiment aux enfants. Trop gentil pour être honnête !
    • La semaine dernière, PN avait rapporté un gâteau de boulangerie. Cette semaine il a acheté des steacks hâchés dans le rumsteack chez le boucher. D'habitude nous achetons tout en grande surface, c'est moins cher, même si c'est de moins bonne qualité...
    • Ce samedi midi j'ai mis la table pour 4 sur la terrasse. Tout d'abord parce que ça me gonfle de manger avec PN et aussi parce que de toutes façons, PN n'aime pas manger dehors. Et bien PN s'est quand même attablé et a mangé avec nous. Il a parlé gentiment à tout le monde. M'a même raconté ses histoires de boulot qui ne m'intéressent plus du tout. J'ai dit "Je n'en ai rien à fiche de tes histoires" et me suis levée.
    • Ce samedi, il a aussi donné 100€ à l'Aînée ?!? PN tape dans les économies de l'Aînée pour s'acheter des cigarettes. Cela fait des mois qu'elle lui demande de la rembourser. C'est étrange qu'il le fasse juste maintenant.
    • Et aussi, il a emmené Jumeau faire les soldes. Il a même demandé à chacun ce dont il avait besoin. C'est assez peu fréquent. Il m'avait téléphoné pendant que je faisais ma sieste, il était au rez-de-chaussée, c'était pour me demander les besoins des enfants en vêtements, et même les miens !!!  J'ai mis une sonnerie spécifique à PN. Cela m'a fait sursauter, j'avais cru à une nouvelle agression téléphonique de PN suite à un appel du commissariat !!!
    • Le soir, il a servi une glace à Jumelle alors qu'elle regardait la télé. Quand il a débarassé sa coupe de glace, il lui a demandé si elle en voulait encore. D'habitude, il ignore Jumelle.

    =>  PN se sentirait-il malgré tout coupable de quelquechose ?

    En tout cas, il peut changer de comportement, le ciel va lui tomber sur la tête quand les flics l'appelleront. Et du coup ... sur nos têtes aussi !!!!!

  • La plainte

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    Violences sur l'Aînée

    Mercredi 29/06/11 au soir, il s'est passé quelque chose de très grave.

    Ce soir-là PN (mon mari appelé Pervers Narcissique) rentre du travail sans crier. Jusqu'au soir il ne m'a lancé aucune provocation, aucune injure.

    Puis, vers 19h30, il est remonté contre l'Aînée qui lui a mal répondu avant de sortir de la maison sans notre autorisation. Il l'appelle sur son portable afin qu'elle rentre tout de suite et lui interdit d'inviter sa copine L. à dormir à la maison. Il crie qu'elle va se prendre un torgnole en rentrant. Je l'avertis que je suis d'accord avec une punition mais lui demnade fermement de ne plus lever la main sur sa fille qui a désormais 13 ans. D'autant plus qu PN donne des gifles d'une très grande force, je l'ai déjà vu faire ! Dix minutes plus tard, l'Aînée rentre à la maison et monte directement dans sa chambre. PN lui ordonne d'y rester jusqu'à demain soir.

    Nous dînons à 4, la tension est palpable, PN est encore en rogne contre sa fille.

    Le soir, je vais dans ma chambre au fond du garage, les jumeaux me rejoignent pour jouer à côte de moi. Vers 22h, PN ouvre violemment ma porte et crie : "tu ferais mieux d'éduquer ta fille !" et s'en va. Je comprend qu'il vient de l'engueuler. Les jumeaux qui étaient montés se brosser les dents, reviennent silencieux. Je leur demande si "Papa a disputé l'Aînée", ils acquiècent. Je demande s'il l'a tapée, ils me répondent "je crois que oui, parce qu'elle pleure."

    Au même moment, l'Aînée m'envoie un SMS : 'STP, Maman, viens." Je ne viens pas tout de suite, car je veux la laisser réfléchir un peu à son comportement. Elle m'envoie un deuxième SMS avec un signe :'(.

    Quelques minutes après, elle arrive dans ma chambre, avec le blanc des yeux très rougi, en pleurs. Elle me raconte comment son père l'a battue :

    Elle est sortie de sa chambre et a descendu l'escalier car elle avait faim et voulait me voir. PN l'a entendue et lui a ordonné de remonter. Comme elle est quand même descendue, il s'est dirigé vers l'escalier et l'a attrapée par les cheveux et lui a fait remonter l'escalier. Comme elle résistait, il lui a donné des gifles sur les bras et sur la tête. 10 ou 15 d'après ma fille. Il ne l'a pas touchée au visage car elle se protégeait avec les avant-bras. Je crois qu'il s'est acharné sur elle et qu'à ce moment-là il ne se contrôlait plus. Elle a hurlé. Moi, de ma chambre je n'entendais rien. Elle l'a menacé d'appeler la police. Comme elle hurlait, il lui a mis la main sur la bouche et a appuyé encore plus fort quand elle se débattait. Elle m'a dit qu'il lui avait couvert la bouche pendant au moins une minute et qu'elle avait du mal à respirer. Elle l'a griffé aux poignets. L'Aînée m'a raconté comment PN avait le regard paniqué quand il a prononcé le mot "police". Après il a attrapé le manche à balai qui se trouvait au bas de l'escalier et l'a menacée avec, l'approchant tout près de son visage. c'est là que les jumeaux sont arrivés dans l'escalier.

    Ma colère monte ! Mon cerveau s'emballe ! Je ne sais pas quoi faire. Je suis révoltée ! Ma fille tire doucement sur ses cheveux et me montre les dizaines de cheveux qui tombent, là où PN l'avait aggripée.

    Je monte dans la chambre de PN et lui demande ce qu'il s'est passé. Je l'avais prévenu de ne pas la toucher !!! Il me dit qu'elle exagère et qu'il lui a "juste" donné des baffes. je lui demande combien, il me répond : "Je ne sais plus 4 ou 5". je lui dis que c'est intolérable et que je vais avertir la police. Il me dit : "Eh bien vas-y." et se retourne pour dormir.

    Que faire ? Appeler la police tout de suite ? Aller au commissariat ? L'aînée dit qu'elle ne veut pas que son père aille en prison. La Jumelle se met à pleurer, bouleversée par le récit. le Jumeau ne dit rien. Je réfléchis. Je téléphone au père de PN. Je veux qu'il sache ce que son fils fait à sa propre fille, à sa petite fille. j'échange quelques mots avec le grand-père et lui passe l'Aînée qui lui relate brièvement ce qu'il s'est passé. Le grand-père est sonné. Il veut me parler. Nous discutons 25 minutes. Je lui dis bien que je ne veux pas l'embêter, car je sais qu'il voudrait faire quelquechose mais qu'il se sent et est impuissant. Je veux juste qu'il sache ce que subissent ses petits-enfants de leur père !!! Il me comprend et nous croit. Il a déjà été victime des coups de son fils, PN, au moins à deux reprises, sous mes yeux, ceux des petits-enfants et de son benjamin D.

    Le père de PN veut lui téléphoner, je l'informe que PN est parti dormir. Alors il lui téléphonera dans la semaine. Je lui demande de ne pas le faire car à coups sûrs, PN entamera des représailles à mon encontre ou celle de l'Aînée. Il insiste. Je lui concède de faire comme il veut, car de toutes façons, PN nous tombera dessus, même sans que l'on fasse rien du tout. Ca ne changera pas grand-chose.

    Les Jumeaux se sont déjà endormis dans mon clic-clac. Je monte avec l'Aînée, l'embrasse en lui demandant d'essayer de dormir. Je me couche dans le lit de Jumelle, dans la chambre à côté. Je n'arrive pas à dormir. Je suis en lien par SMS avec ma soeur aînée.

     

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    Le lendemain, Jeudi 30/06/11

    Nous portons plainte contre PN

    Le lendemain, je me réveille avec une certitude. Je ne peux pas laisser PN continuer d' agir comme cela ! C'est décidé, nous allons au commissariat faire une main courante.

    Nous nous préparons tous comme d'habitude. J'avertis l'Aînée de ma décision. Dans la cuisine, PN nous voit et dit : "Tu as intérêt à la laisser chez ta soeur, et si possible jusqu'à demain." Je dépose les Jumeaux à l'école et pars avec l'Aînée au commissariat. Nous patientons 30 mn, puis sommes reçues par une policière. Elle nous écoute, et devant la violence de la situation, elle nous encourage à porter plainte. J'hésite, j'ai peur. Je fonds en larmes. PN va devenir fou s'il est convoqué par les policiers. Il va me / nous massacrer ! Elle me dit que beaucoup de violences comme celles-ci se terminent très souvent à l'hôpital, que PN risque de s'en prendre la prochaine fois aux deux petits. Je me dis que c'est le moment, qu'il faut aller jusqu'au bout de la démarche, que je n'attentdrais pas une prochaine fois que PN dévisse la tête de l'un de nous.

    J'accepte de porter plainte contre PN pour violence sur descendant. La déposition dure en tout deux heures. Nous devrons nous rendre l'après-midi-même chez le médecin légiste qui constatera les violences et accordera ou non des jours d'incapacité totale de travail (ITT), même si ma fille est collégienne.

    En sortant du commissariat, nous allons chez ma soeur à qui je confie l'Aînée pendant que j'irai travailler. J'avais averti mon chef de mon problème et de mon retard. Je travaille 3 heures, puis vais rechercher ma fille pour la conduire à l'unité médico-judiciaire (UMJ). Moi qui ai peur de conduire dans une ville inconnue, je mets mon GPS et prends mon courage à deux mains. A l'UMJ, le médecin avait déjà reçu le dossier de ma fille par ordinateur, il l'examine, cela dure 5 minutes. Elle n'a aucune trace visible, juste un bleu qui date de la séance de sport à l'école. PN l'avait frappée à la tête, ses maux de tête avaient disparu dans la journée.

    Il est quasiment l'heure d'aller chercher les Jumeaux, nous rentrons et attendons devant l'école. Ma tête est vide. Mais en même temps je me sens révoltée.

    Je demande à ma fille de bien faire comme si de rien n'était, de se taire et de ne surtout pas dire que nous avons porté plainte même s'il la redisputait.

     

    Apparté

    Mercredi à 16h30, j'avais RDV avec l'avocate de l'association à son cabinet. Là, elle a pris davantage de temps pourr répondre à mes nombreuses interrogations. Nous reprendrons un RDV pour la requête de divorce. Il faut faire vite. Il y a beaucoup d'éléments à rassembler.

     

     

     

  • Le dimanche d'anniversaire

    buffet_jardin.jpgLe dimanche 26/06/11, après les émotions de la main courante contre PN, je pensais passer un agréable après-midi chez mon amie SD pour ses 40 ans. Mais c'était sans compter la présence inattendue de PN. J'étais arrivée avec les enfants vers 13h30, il y était une heure avant moi. Heureusement comme il ne s'intéresse plus à ce que je fais, il ne me demande pas de lui rendre des comptes.

    Ainsi, le jardin était rempli de personnes de mes amis, et... de PN ! Il était habillé d'un jean coupé de traviole en short par lui-même le matin et d'un vieux polo tout taché. Je le croise au buffet, il me murmure un truc insignifiant, je réponds : "Ah ! T'es là ?" et m'éloigne aussitôt. Quand il passe à côté de moi, il me demande : "Ca va, "Lola" (avec mon nom de jeune fille) ?" . Il m'interpelle désormais souvent comme ça. Je le recroise après, il entame une conversation à des amis sur les enfants en m'incluant, je réponds deux banalités et m'en vais. Je m'installe à une table, PN à une autre. Les enfants grignotent et jouent en même temps avec leurs copains.

    Oubliant PN, je passe du bon temps, riant et plaisantant avec mes amis. Il m'arrive de me retourner une ou deux fois et je l'entends pérorer sur un Polonais, un Finlandais ou un Espagnol qu'il connait ou encore les voyages qu'il a fait. Puis, dans l'après midi, ses voisins de table étant partis, il s'installe à ma table. Cela me refroidit complètement. Il dit que les collègues de SD sont très sympas et qu'ils ont beaucoup parlé, pour une fois c'est moi qui l'attaque, je demande "Ah ! Et ils ont bu tes paroles ?" Il est un peu piqué mais n'a pas contre-attaqué cette fois. Un peu après, il ne peut s'empêcher de raconter les voyages que nous avons fait, notamment "le voyage dans les Caraïbes qu'il nous a payé, n'est-ce pas, Lola ?" Je pousse un soupir et me lève pour aller aux toilettes. En m'éloignant, je l'entend raconter le maaaaagnifique voyage que nous avons fait à Noël en Egypte.

    Pffff ! PN aime en mettre plein les yeux aux autres, l'air de rien. En réalité, ce voyage en Egypte qui devait être un voyage d'oubli et éventuellement de réconciliation, a été un désastre, rempli de disputes au sujet de sa maîtresse, à cette époque je n'avais aucune idée de l'issue de leur relation. A cette époque-là, nous voyions une thérapeute de couple (il faudra que je raconte ça, car cela vaut son pesant d'or !) Je savais qu'il pensait à elle tout le temps. Durant le séjour, il n'était jamais avec sa famille, toujours fourré avec des vacanciers allemands avec lesquels ils s'incrustait jour et nuit. Il était comme une anguille. Le 31 décembre, au réveillon, tout le monde s'embrassait sous le chapiteau. Il a été incapable, à l'époque de me faire même une bise, alors que nous nous embrassions tous autour de la tablée. Il était parti se coucher tout de suite après minuit.

    Dans le jardin les invités commencent à partir. Le noyau dur des amis reste. Je discute notamment avec une amie, Ch. que je n'ai pas vue depuis longtemps. PN semble intrigué, il se rapproche de nous, nous coupe la parole pour discuter, puis s'éloigne un peu. Je le vois de retourner et nous fusiller du regard, en plissant les yeux et avec un visage crispé. C'est horrible. Mon amie Ch prend peur. Elle suggère que nous riions fort afin de l'embrouiller. Ch connaît mon histoire.

    Je rentre avec les enfants en voiture, PN rentre à pied. Lorsque ne nous nous rencontrons PN et moi devant l'école pour chercher les Jumeaux (parce que nous ne communiquons pas), PN ne rentre JAMAIS en voiture avec nous. Il est incapable de monter dans ma voiture. là, nous le croisons à pied sur le chemin du retour. Il marche et semble tituber. L'image est déplorable.

    oreilles.jpg

    Le soir d'anniversaire

    A table, PN est comme souvent très excité et logorrhéique. Alors, c'est le passage en revue de toutes les personnes présentes et dénigrement en règle de chacun. C'est le moment que je déteste.

    • "Y avait du beau monde aujourd'hui, il ne manquait plus que ta soeur et ton beau-frère !"

     

    • "Oh ! T'as vu les dondons qui se parlaient ! De vraies bourgeoises, Ca. et CP !" Ce sont deux bonnes amies à moi. PN se met à les imiter. "Ca volait pas haut leur conversation ! Ah les garces ! C. ferait mieux de quitter son débile de mari !" Le mari, c'est P., son grand copain qui a trompé sa femme.

     

    • "Ah, O. , qu'est ce qu'il est gros ! Comment il peut encore se déplacer pour jouer au golf !"

     

    • "Quelle cruche, cette CP. ! Juste bonne à parler chiffons. Elle jouait à la da-dame avec sa robe longue et son grand chapeau."

     

    • "Et JD, j'ai aprlé avec lui une 1/2 heure, il est vraiment sympa." Ca me fait rire, car il y a 2 ans, PN disait de JD qu'il était lisse et sans intérêt et qu'il était haut comme 3 pommes. "Lui et sa femme Ch font une thérapie de couple, ha ha ha, quelle bêtise ! Mais casse-toi donc !"

     

    • Etc.

     Je n'en pouvais plus de l'entendre. J'étais complètement saoulée de ses élucubrations. Je n'ai pas réussi à manger, me suis contentée de préparer le repas, mettre tout ce qu'il faut sur la table. J'ai quitté la table dès que j'ai pu.

     

     

  • 3ème main courante

    Samedi 25/06/11

    Le matin, j'emmène les jumeaux aux portes ouvertes de leur futur collège.

    Je me sens mal. Je ne me souviens même plus ce que PN m'a dit encore pour que je sois comme ça. De toutes façons, il a toujours "un pet de travers", rien ne va jamais. Ou alors, je suis inquiète de l'avenir à Rennes. En tous les cas, je sens une boule d'angoisse dans la poitrine. Je ne suis pas bien. J'ai du mal à respirer. Je me sens vide, ou vidée. Je marche, mais je n'avance pas.

    Je rencontre des mamans d'élèves que j'aime bien. Leur parler me sort de mon état de tristesse. Quand je parle à quelqu'un que j'apprécie - j'essaye d'être "en pleine concience" avec lui, à 100% avec lui. Ca me fait du bien.

    Nous rentrons grignoter quelquechose à la maison, puis Jumeau part seul à son tournoi de foot, je dépose Jumelle à l'anniversaire-pyjama party de sa copine, la fille de IR. Ensuite je file en ville pour un RDV à la banque et un peu de lecture de magazines féminins à la bibliothèque pour me nettoyer un peu la tête. Solitude. Tristesse. Mal-être. 17h30, trop tôt pour rentrer à la maison, pas envie de me retrouver nez à nez avec PN. Je file faire les soldes, me prends une paire de sandales  à talons compensés vertigineux, le genre de chaussures que l'on porte quand on est sûr de soi. Je n'ai pas encore osé les porter ! Puis je fais des courses en me faisant plaisir avec des fruits de mer et un bon vin blanc.

    J'arrive à la maison. PN m'informe qu'il a acheté une tarte en boulangerie : "Ca ne t'arriverait pas à toi d'acheter un gâteau en boulangerie ! C'est trop cher pour toi, hein ! Radine ". Il m'informe aussi qu'il y a rencontré AD. dont la femme fête ses 40 ans le lendemain et chez qui nous sommes invités. AD a demandé à PN "Tu viens demain, hein ?" Je lui dis que s'il n'a pas envie de venir, il n'a qu'à dire qu'il a mal au ventre. C'est ironique, car PN n'aime pas m'accompagner chez mes amis. Il ne s'était pas gêné la veille pour dire qu'il n'irait pas parce qu'il allait s'y ennuyer. PN m'a mal entendue : "Quoi ? tu dis que je n'ai qu'à dire que je n'ai pas le droit ?"

     

    Puis PN m'attaque. Il attaque sans cesse.

    "J'ai pas le droit de venir, moi ? Non mais tu te prends pour qui, toi ? Pol Pot ! "

    "T'as pris quoi, toi ? des beignets à 2 euros en grande surface ? Pff du plastique immangeable !" Espèce de radine ! Moi je prends du bon gâteau en boulangerie ! Hum, le bon gâteau !" 

    "T'as été voir ta grand-mère à la maison de retraite ? Ca fait combien de temps que t'es pas allée la voir ? Ingrate ! Hou hou !"

    "Ton portable sonne. C'est qui ? C'est ton chéri ? Le pauvre ! S'il savait sur quelle conne il est tombé !"

    "Regardez les enfants ! Y a le gros cul de votre mère qui bouge quand elle fait la vaisselle !"

     On se dispute. Ca part dans tous les sens : Les amis, la famille, la maison, la maîtresse, le divorce... PN me dit que je ne sais pas balayer devant ma porte, que tout est de ma faute, que je suis incapable d'admettre mes erreurs. "T'es qu'une salope ! Une poufiasse ! Je vais passer les 10 prochaines années à te pourrir la vie ! Tu vas me le payer !"

    Puis, ça repart sur l'argent. Je lui dis que c'est lui, le radin. Il n'a pas supporté cette phrase. PN me répète 10 fois au moins que lui expliquer en quoi il est radin. Il ne me lâche pas. "Réponds ! Réponds ! Réponds-moi ! En quoi je suis radin ? Allez, dis-le ! Explique moi ! Explique-moi donc ! Allez ! Réponds ! Réponds ! Réponds ! Pourquoi tu dis que je suis radin ? Pourquoi ? J'attends ! J'attends ! J'attends la réponse. Je ne partirai pas avant d'avoir la réponse ! Réponds-moi ! D'ici demain tu me diras en quoi je suis radin ! Parle ! Pourfiasse ! Je suis radin, moi !" Cela dure un temps interminable. Je suis sonnée. Il hurle. Il m'attrape par les poignets. Je lui demande de ne pas me toucher. "Oh oh, je l'ai touchée ! Allez ! Appelle tes copains les flics ! Tu connais la valeur d'une main courante ?" Je réponds que je la connais et qu'une main courante n'a pas de valeur juridique. Il m'injurie en se penchant sur moi, tout près. Il me bouscule. Je suis morte de trouille.

    J'essaie d'enregistrer la scène avec mon portable, mais je n'y arrive pas. Je m'enfuis dans la salle de bains à l'étage. J'envoie un SMS à mon frère, ma soeur, mon beau-frère D., mon amie Ca. et le meilleur ami de PN, D. "Je suis en difficulté. "PN" m'agresse verbalement et physiquement. J'irai revoir les flics demain." En bas, PN hurle des gros mots. L'aînée est montée à l'étage avec moi. Jumeau est resté en bas. Les SMS arrivent : "Est-ce qu'il te frappe ? Tu veux que je vienne ? Que puis-je faire ? Tu veux que j'appelle la police pour toi ?" Son meilleur ami D. me téléphone aussitôt, me demande de mes nouvelles, il entend les hurlements de PN à travers les parois de la porte de la salle de bains. Il me demande si je souhaite qu'il lui téléphone. J'acquièce. Le portable de PN sonne aussitôt en bas. Je n'arrive pas à entendre leur conversation. J'entends juste "elle a eu 40 ans..." il doit lui dire que je suis aigrie, etc. Puis il dit "bon, je vais fumer une cigarette dans le jardin." D. me rapelle aussitôt sur mon portable et tente de me rassurer, il termine par "il faut que tu voies un avocat très rapidement." Pendant otu ce temps, mon, frère, ma soeur et mon amie C. sont en lien constant par SMS. Cela me rassure et m'aide à garder la tête froide. C. me demande si je souhaite qu'elle envoie son mari P. (celui avec lequel PN est comme cul et chemise). L'aînée a peur pour moi. Elle me dit de la rejoindre dans sa chambre et ferme la porte. Jumeau nous rejoint. On entend PN monter. Il gueule encore quelques gros mots et va dans sa chambre. Une quizaine de minutes plus tard, on n'entend plus rien, PN a dû s'endormir.

    Mon amie Ca. me téléphone assez longuement. Elle me propose de m'accompagner, si je le souhaite, au commissariat. Nous nous donnons rendez-vous le lendemain matin. Puis je descends avec les enfants dans ma chambre, nous dormons tous les 3 dans le clic-clac, la porte fermée à clef.

     

    Dimanche 26/06/11

    A mon réveil, PN est dans la cuisine. J'entends "Radine !". Ca commence bien. Je ne dis rien.

    Je me prépare et presse les enfants.  Je leur dis que je les dépose chez le mari de Ca. car Ca. et moi irons faire une course, chercher le cadeau d'anniversaire de notre amie. Nous hésitons à emmener l'Aînée avec nous au commissariat. Je voudrais qu'elle sache la gravité de ce qu'il se passe à la maison. En fait, elle banalise complètement la chose et dit qu'il se n'est rien passé de particulier la veille. Je lui demande alors pour quoi elle a eu peur pour moi. Elle dit que finalement, elle est habituée à nos disputes. Je comprends alors qu'il faut la laisser tranquille en dehors de mes actions auprès de la force publique ou de la loi. Il faudra que je lui parle, plus tard.

    Je fais la main courante. Le policière qui me reçoit me conseille de ne surtout pas hésiter à revenir et à multiplier les mains courantes à chaque agression. Et aussi à ne pas hésiter à faire se déplacer la police.

    L'anniversaire

    Puis après avoir déposé mon amie Ca.à l'anniversaire, récupéré les 2 enfants chez P. le mari de Ca., puis Jumelle chez IR (oui, quel imbroglio !!! PN, P. et IR, sont la clique infernale qui se descend pas mal d'alcool), j'arrive chez mon amie pour son anniversaire.

    J'y connais beaucoup de monde. Les enfants ont leurs amis. Il fait très beau. Le jardin est grand et très agréable. Les tables sont belles et bien garnies. Le buffet provient d'un traiteur italien que j'aime beaucoup. On boit du champagne. On discute. Subitement, mon amie Ca. me dit à l'oreille :"Ton mari est là." Mon sang ne fait qu'un tour !


     

  • Ca ne peut plus durer

    violence varbale,violence physique

    PN se dirige vers la violence physique.

    Récemment, PN m'a tapé sur le ventre, puis cela a été la tête. Dimanche 26/06/11, il m'a attrapée par les poignets. Cela a fait suite à une énorme violence verbale et pression morale. J'ai essayé de tenir tête, mais dans mon fort intérieur, je tremblais.

    Le ton de sa voix

    Lorsque PN me téléphone pour me demander par exemple qui va chercher les jumeaux à l'école, et que je lui réponds moi ou lui, qu'il me réplique "très bien", au son de sa voix teintée d'ironie et de colère, je sais alors dans quel état d'esprit PN est et que je vais en baver en rentrant à la maison. J'ai arrêté de chercher à comprendre ce qui l'a mis dans cet état. Je n'ai pas à rechercher cela, c'est SON PROBLEME.

    Avant, PN parlait normalement et souvent il s'énervait. Maintenant, il est SANS ARRET en train me harceler, de m'injurier, de me lancer des vannes et durant une minute - soit sur une ou deux phrases - sur 24 heures, il a une conversation normale, sans animosité. Le rapport état normal / perversion narcissique s'est totalemet inversé !!!